Vues sur l'actualité et la scène culturelle
De Québec, du Québec et d'ailleurs.
The Informant : la bande-annonce
Je vous ai déjà dit tout le bien que je pense du livre de Kurt Eichenwald à propos du récit complètement fou de Mark Whitacre, cet employé plutôt particulier d’ADM devenu taupe pour le FBI dans le cadre de l’une des plus grosses enquêtes de fraude corporative des 50 dernières années.
Je vous avais aussi dit qu’un film réalisé par Steven Soderbergh était en chantier. Eh bien la bande-annonce vient d’être révélée et j’ai vraiment été surpris. Il semble bien que Soderbergh a choisi d’en faire une comédie! Je dois avouer que le personnage central se prête très bien à ce traitement. Matt Damon est méconnaissable!
En tout cas, j’ai bien ri lors du visionnement.
Tournée U2 2009 : c’est parti
U2 lançait hier soir sa tournée mondiale en support à No Line On The Horizon. Barcelone était l’heureuse hôtesse.
La scène circulaire semble monstrueuse. Comme on le voit sur l’extrait, le groupe surprend en jouant “Unforgettable Fire”, que je n’ai jamais entendue en spectacle. Cette chanson est vraiment magique.
Nouveautés musicales - 30 juin 2009
Je suis incapable d’écouter autre chose que le nouveau Moby depuis ce matin. Wait For Me n’est pas un album qui fera date. Ses ventes n’arriveront probablement pas à la cheville de celles de Play, le monstrueux succès de 1999. Il ne casse rien côté originalité. Mais il déborde de maudite belle musique. Son auteur mentionne un peu partout qu’il s’agit de son album le plus personnel, le plus j’me-fous-de-ce-que-vous-allez-en-penser de sa carrière. Il est un peu tôt, mais moi je serais tenté d’ajouter qu’il s’agit aussi de son meilleur.
Sur Wait For Me, Moby est davantage rêveur que raver. Les pièces sont aériennes, tristes dans la plupart des cas, et laissent selon moi une plus grande place au talent de mélodiste de l’artiste que sur ses précédents albums. Moby a réalisé Wait For Me avec Ken Thomas, qui a aussi travaillé avec Sigur Ros et M83. Ça vous donne une idée du mood de l’ensemble.
Jetez une oreille. Ça ne vous donnera peut-être pas le goût de courir tout nu dans les champs (plutôt marcher seul sous la pluie), mais vous en serez quitte pour une solide séance de caressage de tympans.
Les nouveautés cette semaine :
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Björk Voltaïc Sorti la semaine dernière. L’album disponible sur iTunes n’est en fait que le premier disque du coffret. Il s’agit pour la plupart de reprises de “Volta” (paru en 2007). Curiosité, sans plus. |
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Moby Wait For Me. Voir plus haut. |
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Wilco Wilco (the Album) Wilco ne figure pas dans ma liste d’artistes préférés mais chaque nouvel album représente une nouvelle occasion pour moi d’apprécier le talent de ce groupe. Je me suis tapé l’écoute en streaming il y a quelques semaines et ça ne m’a pas déçu, bien que mon ultime album de WIlco demeure Yankee Hotel Foxtrot (2002). |
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Regina Spektor Far Autre petit oubli parmi les sorties de la semaine dernière. “Gros oubli” me diraient certains. Il est vrai que son dernier album, Begin to Hope, avait mis la madame sua mappe pas à peu près. Quant à moi, l’oubli reste petit. Sympathique, sans plus. |
Dans le ventre du Moulin
Voir, que dis-je, “vivre” Le Moulin à images de Robert Lepage, est déjà une expérience en soi. Un ciné-parc version 2.0 qui fait vibrer des pieds à la tête pendant une quarantaine de minutes. Dire que c’est immense ne réussit que légèrement à transmettre ce qu’on peut ressentir, à quelques pieds de ces silos géants, lorsque soudainement les lumières s’éteignent et que débute la projection. Ce soir, nous avons eu droit à une mince partie de ce que l’équipe d’Ex-Machina a pu vivre dans les coulisses de cette magnifique production, grâce au documentaire Dans le ventre du Moulin.
Les deux réalisateurs, Marie Belzil et Mariano Franco, ont eu un accès privilégié à l’équipe de production (dont Marie Belzil faisait partie) pendant les 3 mois qui ont précédés la grande première. Pour ceux qui l’ignorent, Le Moulin à images a nécessité 3 ans de production et l’ampleur du projet s’explique tout simplement parce que ça n’avait jamais été fait avant, à nulle part dans le monde. Ils étaient les premiers à tenter le coup, donc les premiers à vivre l’effervescence (et le stress!) qui vient avec une telle innovation entre les mains.
Dans un concentré de 52 minutes, on a un aperçu de l’immensité de la tâche et on vit presque un peu comme dans un thriller, les derniers moments avant le fameux jour J. Le film est présenté dès vendredi au Cinéma Cartier à Québec, ainsi que dans quelques salles de Montréal. La SRC le diffusera quelque part à la fin juillet et ARTV un peu plus tard à l’automne.
À voir avant (ou même après) le “vrai” Moulin (de retour dès vendredi dans le port de Québec). Une chose est cependant sûre, après avoir visionné ce documentaire vous n’aurez qu’une idée en tête, courir sur les quais face aux silos pour assister à une nouvelle représentation!
Vous ai-je déjà dit que j’adore Robert Lepage?
52 livres en 52 semaines : Appetite for Self-Destruction

Le timing pouvait difficilement être meilleur pour parler d’un livre qui tente d’expliquer ce qui cloche dans l’industrie de la musique aujourd’hui.
Jeudi dernier, Michael Jackson quittait cette terre à l’âge de 50 ans alors qu’il s’apprêtait à faire un retour triomphal sur scène. Deux semaines plus tôt, une mère de famille du Minnesota, Jammie Thomas, a été rendue coupable d’avoir partagé de la musique en ligne. Sa sentence : un ridicule 80 000$ pour chacune des 24 chansons identifiées (elle en aurait partagée 1702, en fait).
Comme par hasard, Appetite for Self-Destruction: The Spectacular Crash of the Record Industry in the Digital Age débute par Michael Jackson et se termine avec le “problème” du téléchargement illicite de musique. Les premiers chapitres racontent comment, suite à la mort du disco à la fin des années 70 et une période noire pour les compagnies de disque, le méga Thriller de Michael Jackson et surtout l’invention du disque compact ont permis à l’industrie musicale de devenir l’une des plus riches de la planète.
Le CD : la grande illusion
À l’époque du vinyle, le bon peuple pouvait se payer le dernier Bob Dylan pour 7,99$ et la moindre hausse de prix provoquait un tel tollé de protestations que ce 7,99 a perduré pendant plusieurs années. Puis le CD a débarqué. Pas de bruits de pop-corn, pas de friction sur la surface, pas d’usure, un son pur, une durée de vie presque infinie, un format plus pratique, annonçait-on. Et tout ça fut vrai (bien que les puristes insistent pour dire que le son du vinyle demeure inégalé à ce jour).
De 7,99$, l’achat d’un disque passait à plus de 20$ car le CD coûtait plus cher à produire. Vraiment? Peut-être au début en raison de la rareté des unités de fabrication et des procédés plus ou moins au point, mais après quelque années le prix du CD aurait dû descendre aussi bas - ou presque - que le vinyle ou la cassette. Sauf que les amateurs de musique avaient déjà fait le saut à 20$ et ne s’en plaignaient pas.
Le CD a aussi causé la mort du 45 tours. Depuis toujours, les amateurs de musique se procuraient leur chanson préférée pour un ou deux dollars sans être obligé d’acheter l’album en entier. Le format CD a donc obligé les consommateurs de musique pop à payer 20$ et plus pour un album contenant un ou deux hits et une dizaine de chansons de remplissage.
C’est alors que le chiffre d’affaires des gros labels (Warner, Sony, BMG, etc.) a pété le plafond pour atteindre les milliards.
Internet, Napster, iTunes : la chute
Après sa description assez révoltante des années fastes de l’industrie (marquées par une exploitation sournoise des nouveaux artistes et des musicophiles), l’auteur Steve Knopper s’attarde au retour d’ascenseur. L’introduction d’Internet dans la majorité des foyers au milieu des années 90 a suscité une indifférence totale dans l’industrie. Personne à l’interne n’a cru bon de s’attarder au phénomène. “À quoi bon?” explique un ancien VP d’un major. “L’argent coulait à flots et rien n’indiquait que ça changerait au cours des prochaines années”.
Effectivement, rien n’a changé. Jusqu’en 1998, année ou Shawn Fanning introduisit les bases du transfert peer to peer (P2P) avec Napster. Quelques années plus tard, Steve Jobs gagna son bras de fer avec la plupart des gros labels et ramena le prix des albums sous la barre des 10$ avec son iTunes. Pendant ce temps, Kazaa, Gnutella, BiTorrent et autres poursuivaient déjà l’oeuvre de Fanning en rendant gratuitement disponible à peu près toute la musique existante. Le caca, comme on dit, s’est solidement introduit dans le ventilateur.
Les labels ont réagit comme des poules sans tête. “Le problème est qu’on n’avait aucune expertise dans le domaine d’Internet. Lors des réunions, quelqu’un demandait: ‘Qui peut me parler de Napster?’ Silence. On n’avait personne pour nous guider”, raconte un autre VP. Alors débuta un processus essai-erreur qui ne fit qu’accentuer le problème. On pense entre autre à l’introduction d’un système anti-copie dans les CD qui fit crasher les ordinateurs. Bravo! Et malgré les poursuites et les campagnes de peur au sujet du téléchargement interdit, le nombre d’utilisateurs des réseaux P2P n’a cessé d’augmenter.
Justement, j’ai été surpirs de voir que Knopper s’attarde très peu au phénomène de téléchargement illicite. Sa recherche montre que la débâcle de l’industrie est surtout attribuable à… l’industrie. Elle a capitalisé longtemps - et de façon indécente - sur un modèle qui privait le consommateur et les artistes de tout pouvoir. Maintenant, elle en paye le prix et doit surfer sur la vague qu’on lui impose.
Robert Pittman, co-fondateur de MTV, attribue à iTunes (le plus grand vendeur de musique à l’heure actuelle) les pertes importantes de l’industrie a cours des dernières années. La citation qu’on lui attribue à la page 181 de cet excellent livre de Steve Knopper vaut la peine d’être reproduite :
“Ce qui tue la musique ce n’est pas le fait qu’on la vole. Quand je parle aux gens de l’industrie, la plupart d’entre eux admettent que le problème vient du fait qu’ils vendent maintenant des chansons au lieu d’albums. Faites le calcul et vous verrez”.
LNI : Le Tournoi des Maîtres 2009

Ils m’ont éblouie en 2007 et ont réussi à faire de même en 2009. C’était ma 2e expérience au 4e Tournoi des Maîtres de la LNI (Ligue Nationale d’Improvisation), présenté dans le cadre du Grand Rire de Québec, et encore une fois je suis complètement impressionnée.
Rappel du concept. Huit joueurs, un contre un. Un soir de préliminaires, deux demi-finales le lendemain, une finale bronze et une grande finale le surlendemain. Certains joueurs se tapent donc 3 parties en autant de soirs, ce qui fait beaucoup de thèmes, de personnages, de contraintes et qui, surtout!, demande énormément d’imagination.
J’ai eu la chance d’assister à une série de préliminaires jeudi soir, ainsi qu’à la finale du bronze (dont j’arrive à l’instant). Jeudi, 2 duels qui ont mis en scène Salomé Corbo et Patrick Drolet (notre Rich the bitch) dans le premier cas, et Sophie Caron et Réal Bossé dans le second. Une première manche assez serrée, à quelques reprises il fallait se faire violence pour savoir à qui accorder son fameux vote. Des impros corsés avec des styles pas toujours évident comme, “à la manière de Francis Ford Coppola” ou à celle “de Boris Vian”, rien de moins! Patrick Drolet l’a remporté de justesse.
Lors de la deuxième manche, Réal Bossé, premier détenteur du titre de “Maître” en 2006, s’est un peu fait manger la laine sur le dos par une Sophie Caron que je ne connaissais pas vraiment. J’aime beaucoup Réal Bossé qui donne toujours un bon show, sauf que Sophie Caron était réellement en feu et a mis le public dans sa petite poche d’en arrière dès sa première impro. Ces deux acteurs jouent habituellement dans la même équipe et leur complicité était palpable lors des impros mixtes. À souligner, celle “à la manière de Félix Leclerc”. Un p’tit bijou! Sophie Caron tente d’ailleurs en ce moment même de ravir le titre de “Maître” à Simon Boudreault, qui l’a remporté l’an dernier, et qui s’est faufillé encore en grande finale cette année.
Pour ce qui est de la finale “bronze” à laquelle j’ai assistée ce soir, j’ai retrouvé avec plaisir Patrick Drolet, cette fois-ci en compagnie de Sophie Cadieux. Wow! Mon duo préféré de l’édition de cette année. Calibre fort, très fort. Pour cette finale consolation, plutôt qu’un match de 45 minutes, on présente deux manches de 30 minutes chacune. Mon coeur a plus d’une fois balancé, tellement c’était serré. De bonnes impros comparées, mais quel bonheur lorsqu’on les retrouvaient ensemble sur la glace! Chacun a ses forces, son style, mais en même temps sait faire preuve de tellement d’originalité tout en s’abandonnant à la folie de l’autre. Que ce soit “à la manière de Kafka” ou même “de Tim Burton”. On a été gâtés! Patrick Drolet a été sacré vainqueur par la peau des dents, Sophie Cadieux le méritait autant que lui. Pas certaines que les spectateurs de la grande finale aient droit à un aussi bon match. Chapeau!
Michael est mort!

Un peu surréaliste comme nouvelle quand même.
Moi, ça m’a fait une claque. Il me faisait peur à chaque fois que je voyais une nouvelle photo de lui, mais je pouvais presque chanter chaque toune de Thriller bien avant que j’achète le CD 10 ans après sa sortie. Ça vous donne une idée de l’immensité de l’album et de cet artiste.
Ce qui gosse, c’est que les médias qui se sont acharnés sur son pathétique cas depuis 20 ans vont maintenant le canoniser. Poche.
Nouveautés musicales - 23 juin 2009
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Dinosaur Jr. Farm Second album du vénérable trio du Massachusetts depuis sa reformation en 2005. Honte à moi, je ne connais absolument pas Dinosaur Jr. Je serais embêté de vous nommer une seule de ses chansons. Impardonnable, je sais. |
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Dream Theater Black Clouds & Silver Linings Un autre album de qualité pour cette formation métal-progressive au talent hallucinant. J’ai mon billet pour le spectacle à l’agora en août prochain, ce sera ma toute première expérience live avec DT. Impardonnable, je sais. |
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God Help The Girl God Help The Girl Il s’agit d’un projet de Stuart Murdoch, leader de Belle & Sebastian. Si vous aimez ce dernier, vous prendrez votre pied car ça sonne à peu près pareil. On y retrouve même une reprise de Funny Little Frog tirée du dernier album de B&S. |
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Ian Kelly iTunes Live From Montreal Sept chansons en spectacle de la part d’un des bons folkmen québécois du moment. Les extraits sont peut-être trompeurs, mais ça me semble extrêmement low-key, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose. |
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The Lemonheads Varshons Tout comme pour Dinosaur Jr., les Lemonheads ont pris un break au milieu des années 90 pour revenir il y a quelques années. Varshons est un album de reprises d’artistes très variés : Leonard Cohen, Townes Van Zandt, Christina Aguilera, Wire, etc. |
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Malcolm Middleton Waxing Gibbous L’ancien membre d’Arab Strap sort un cinquième album solo et un troisième lors des trois dernières années. Personnellement, j’ai toujours préféré sa pop-folk léchée aux albums plutôt froids d’Arab Strap. Et quel accent écossais savoureux! |
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The Mars Volta Octahedron Pour une claque c’en est toute une. Après une série d’albums psych-prog déjantés, Les Mars Volta nous livrent cette fois-ci neuf tounes majoritairement relax dont la plus longue fait à peine plus de huit minutes. Déroutant, mais tout aussi bon. |
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Tortoise Beacons of Ancestorship Inclassable Tortoise. Chaque pièce est une aventure de rock instrumental à la fois austère et irrésistible. Moi j’aime bien mais à temp partiel. |
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Voivod Infini Je ne l’avais pas vu venir, ce nouvel album de nos pionniers du métal québécois. Celui-là, il est tout spécial. Les gars ont récupéré des bouts d’enregistrement de guitare de Piggy (décédé en 2005) et ont brodé autour les 13 chansons de l’album. J’ai su que le groupe venait d’être ajouté à la programmation du prochain Festival d’été. ce sera enfin ma chance de les voir en spectacle. |
52 livres en 52 semaines : Sous la toge

Il y a 10 ans j’ai suivi la vague avec bonheur et j’ai plongé à pieds joints dans la “chick-lit” (expression qui se traduit infiniment mal en français). Pour mon introduction au genre, deux classiques qui ont fait école : Bridget Jones et Manuel de chasse et pêche à l’usage des filles. Depuis ce temps, j’ai l’impression qu’on l’a échappé bien comme il faut et que chaque saison littéraire nous amène son lot d’histoires, pas toujours intéressantes, de jeune-fille-indépendante-et-branchée-qui-boit-son-gin-tonic/rosé/mojitos-avec-ses-bonnes-copines-en-attendant-de-rencontrer-son-Jules. Un peu lasse de ces abus immodérés d’alcool et de toutes ces hormones dans le piton, ça faisait un très bon moment que je m’étais tapé l’un de ces bouquins. C’est cette semaine je m’y suis remise pour constater où on en était rendu dans le genre.
Sous la toge, de l’auteure Nathaly Dufour, passe le test et rentre dans la catégorie ci-haut citée sans doute aucun. Dès le 4e de couverture la table est mise : copines du bac, confidences, champagne, longues jambes, lèvres charnues, et le troublant Daniel, son nouvel amoureux… Y a rien de mal là-dedans, c’est ce qu’on recherche quand on ouvre un livre comme celui-là. Dans mon cas, il s’agit du même type de plaisir que de me vautrer dans un bain moussant avec une revue de “madame” : la switch à off, zéro cassage de tête. That’s it.
Malgré mes appréhensions j’ai quand même passé un bon moment Sous la toge et l’écriture de Nathaly Dufour y fait pour beaucoup. Certes on parle surtout des histoires de coeur de jolies jeunes femmes dans la vingtaine mais le ton y est sympathique, d’autant plus que les protagonistes évoluent tantôt au Café Krieghoff, Chez Temporel ou au Hobbit (Nathaly Dufour est de Québec). Son humour et ses références me rejoignent sauf que je ne suis toujours pas convaincue être le public cible pour ce type de roman. Comme ma lecture me donne envie de lire cette auteure dans un autre univers, je resterai sans doute attentive à ses prochaines parutions.
M au Festival d’été

Négligence? Oubli impardonnable? N’empêche que comme dirait l’autre, mieux vaut tard que pas pantoute. Eh oui, pour une raison complètement injustifiée, on a oublié de partager cet élément assez incontournable de la programmation du Festival d’été : Le Labo - M - Expérience, présenté les 8, 9, 10 juillet au Grand Théâtre de Québec.
Moi qui ai usé à la corde Qui de nous deux? et qui n’ai jamais eu le bonheur de voir ce phénomène sur scène, je jubile! En plus, comme le nom de spectacle le sous-entend, il s’agit d’un concept expérimentalo-originalo-tripatif lors duquel le public se retrouve avec lui sur la scène. On pourra sans doute y entendre en primeur les chansons de son album, qu’on attend depuis trop longtemps, Le roi des ombres. D’ailleurs, c’est ce “roi des ombres” qui m’a fait penser à écrire ce billet aujourd’hui car le clip est maintenant en ligne sur le nouveau site de M, qui naturellement s’appelle (vous me voyez venir) Le roi des ombres!
J’ai entendu la pièce à quelques reprises sur les ondes de la Première Chaîne/Espace Musique et plus ça va, plus je l’M! Comme il le chante si bien lui-même : Je suis M, tu es M…














