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Epicure 30 décembre

Pastichons. Je titre ce billet «30 décembre» en hommage au «24 décembre» de Foglia cette semaine. Je ne ferai point d’aplaventrisme primaire, mais quelle plume hein? Une plume qui te donne le goût d’écrire, mais qui en même temps te souligne tes propres limites en rouge et caractères gras pour bien insister sur le fait qu’il s’agit ici d’une classe à part, un «cas».

Respect.

Quel plaisir procure la lecture d’un texte bien tourné! Peu importe le propos, ça me rend de bonne humeur et j’ai l’impression de me sentir plus intelligente. Ça ne s’applique d’ailleurs pas qu’à Foglia, d’autres chroniqueurs, auteurs, blogueurs me font le même effet. Je l’ai déjà dit, lire pour moi est essentiel et je ne comprends toujours pas pourquoi certains boudent ce bonheur pourtant à portée de yeux. Les navrantes statistiques publiées récemment sur les faibles niveaux de compréhension de textes ou sur les habitudes de lecture, me dépriment au plus haut point.

Énorme parenthèse pour en revenir à mon propos, le texte de Pierre Foglia. J’applaudis à pleines mains sa conclusion éditoriale concernant la critique. Il se dit littéralement «pompé» par ce qu’il appelle la «dictature du succès». Je le cite : «Putasserie. Complaisance. Autosuggestion. Paternalisme parfois.» L’objet de son indignation concerne l’enthousiasme ambiant face à Bon Cop Bad Cop (que je n’ai pas encore vu) mais pourrait aussi facilement s’appliquer à ce que je qualifie d’autres unanimités culturelles québécoises. Cliquez sur le lien ci-dessus pour lire ce qu’il en pense et tant qu’à y être lisez donc son texte au complet. Il y parle aussi (et très bien) de basket, de  Myriam, de vélo, du réchauffement de la planète…

Écrit par Epicure le 30 décembre 2006  |  Tags:

2 commentaires

benoit a écrit, le 30 décembre 2006

Je suis désolé d’être rabat-joie pour la fin d’année mais je suis un peu tanné de Foglia. Il a certes une très belle plume mais il n’a plus grand-chose à dire. C’est un vieux bougonneux qui est nostalgique du bon vieux temps.
C’est bien évident qu’il ne pouvait pas aimer Bon Cop. Ce n’est pas l’oeuvre la plus profonde mais ça fait du bien d’avoir un succès populaire. Il n’y a (heureusement)aucun pays au monde qui ne fait que du «profond». S’il faut bouder ce qui est populaire, l’ambiance ressemblera bientôt à l’Albanie…

Bonne année quand même !

Epicure a écrit, le 2 janvier 2007

Ce n’est pas être rabat-joie, Foglia ne plaît pas à tout le monde. J’ai encore du plaisir à le lire même si c’est vrai qu’il est de plus en plus bougonneux. J’imagine que ça fait partie du personnage.

Quant à Bon Cop Bad Cop, faudra bien que je le vois pour me faire une idée. En tout cas ça me parle plus que Roméo et Juliette…

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