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Autopsie d’une finale
Pas de coupe. C’est fini. Les «Edmonton» ne nous l’ont pas ramenée ici au Canada où on l’aurait accueillie comme une reine. Ce sont les «Caroline» qui ont finalement donnés le 110% qui compte, l’effort qui fait la différence.
C’est certain que le hockey n’est plus ce qu’il était depuis le départ des Nordiques, mais en tant qu’ancienne vraie fan de ce sport c’est toujours un plaisir pour moi de jeter un oeil sur la dernière partie de la finale de la coupe Stanley. Nous les filles avec notre fin regard d’analyste on porte attention aux petits détails qui font défauts à l’homme, qui lui ne remarque que les peccadilles comme les hors-jeux ou les avantages numériques.
En fait les 2 premières périodes sont moins importantes, parce que it’s not over ’till it’s over. On peut donc sans remords en profiter pour prendre un bon bain, lire un peu et se mettre du vernis à ongle (les 2 dernières étapes peuvent même se faire devant la télé ce qui permet de jeter un oeil à la partie). Les barbus roux de la Caroline qui semblent avoir une pilosité plus féroce que leurs adversaires, sont définitivement en feu. Malgré la controverse du but refusé par les arbitres menés par un André Arthur qui est décidément partout, rien ne réussit à les ralentir.Les périodes passent, mais les Edmonton semblent avoir de la misère à faire rouler la puck pour eux autres. Ils peuvent bien continuer de mordre à belles dents leur protecteur buccal ou recracher vigoureusement de grosses gorgées d’eau, on sent que l’heure est grave. Même si à une minute de la fin de la partie le sosie de Passe-Montagne qui est derrière le banc essaie de leur dessiner comment compter un but, il ne réussit pas à changer la donne.
En grande connaisseure, je prédis à quelques minutes près le moment fatidique où l’on aura droit aux images en coulisse des messieurs aux gants blancs préposés au flattage de la coupe, étape essentielle pour éviter les feux sauvages à cause des becs. Toutefois, je perds tous mes espoirs de voir les Edmonton embrasser la coupe à pleine bouche quand les Caroline décident de compter le but décisif dans un filet désert. Le party pogne dans les gradins, derrière les vitres des gros big shot et sur le banc des Caroline. C’est le début de la fin. Les Edmonton ont déjà les yeux dans l’eau, mais y reste encore quelques secondes à la partie et ils n’ont malheureusement pas le droit de dire que ça ne leur tente plus de jouer. Triste à voir, mais pas le choix de donner quelques coups de patin de plus pour écouler le temps qu’il reste.
5, 4, 3, 2, 1, We are the champions my friends! Les Caroline se garochent dans les bras les uns les autres en se dépêchant de se mettre sur la tête la calotte qui confirme qu’ils ont gagné la coupe Stanley. Les Edmonton eux-autres ont la tête entre les jambes sur leur banc et semblent se dire que finalement ça servait à rien de ne pas se raser. Soudain la foule se met à crier plus fort, c’est la coupe qui arrive pour se faire donner des becs. Elle fait le tour des mains et des bouches mais à cause d’un déluge de confettis sur la glace, elle n’a pas droit au traditionnel tour de patinoire. Pas grave, tout le monde est fiers et on festoie en se congratulant à qui mieux mieux. Nous, on oublie que l’on prenait pour l’autre équipe, on se dit qu’on est ben content pour les Caroline dans le fond et on va se coucher avec «We are the champions» dans la tête.
Crips a écrit, le 25 juin 2006
Ha Ha!! En tant que “fille qui porte attention aux petits détails qui font défauts à l’homme”, moi aussi j’ai vu André Arthur sur la patinoire! Quant à Passe-montagne, celui-là, je ne l’avais vraiment pas “catché”. Ici on l’appelaît plutôt “le comptable” derrière le banc!

Éliane a écrit, le 20 juin 2006
Ah oui… Pauvres huileux. Deux jours avant, le feu au c… Hier soir, plus vraiment là par contre. En tant que femme fan de hockey canadien, je voulais que les gros goons de Caroline se fassent planter pour venger Montréal… Et puis leur méthode de foncer dans le gardien rend la Trappe géniale.
Imagine: ça veut dire que la boîte de calottes “Oilers Stanley Cup Champions” était prête aussi…
Tant de futilité à portée de main et puis…fuiiittt!