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De Québec, du Québec et d'ailleurs.

Burp Bauchklang / The Roots / Eric Lapointe

Festival d'été de Québec

On était pompé comme des gazelles en ce premier soir de festival. C’en fut un plutôt intéressant, mais pas nécessairement grâce aux artistes sur scène.

Pigeonnier, 19h. Atach Tatuq, un collectif de Montréal, vient nous servir son hip-hop francophone en guise de coup d’envoi à une soirée qui sera manifestement teintée de grooves. Soudainement, rencontre inattendue avec des amis de longue date : le hip-hop assez convenu d’Atach Tatuq ne servira que de trame de fond à nos conversations. Désolé la gang!

Puis embarque Bauchklang, quintette autrichien qui fait dans la performance vocale, style Bobby McFerrin sur stéroïdes. Vachement impressionnant. Les gars sont capables de groover sans aucun instrument, simplement avec des effets sonores émanant de leur poitrine et leurs cordes vocales. Un peu comme si le Cirque du Soleil décidait de faire dans la musique. On s’étonne pendant trois chansons, puis on oublie le trip performance et on se met à taper du pied sur les compositions du groupe. Bauchklang ne sera jamais plus qu’une curiosité, mais il a rempli sa mission de réchauffeur de pigeonnier de main de maître.

Puis arrive la vedette de la soirée, les américains The Roots, figure de proue d’un hip-hop un peu plus éclaté que la norme. Je ne connais pas du tout le groupe, mais je dirais que c’est un peu un mélange de rap traditionnel à la sauce Prince / James Brown. C’est pas inintéressant, mais pour un non-fan comme moi, ça lasse. Après quelques Molson Dry, on décide sur un coup de tête d’aller faire un tour sur les Plaines voir le show grand public de la soirée, celui d’Éric Lapointe accompagné de quelque 25 musiciens. On a donc assisté à la dernière partie de son show, le temps d’entendre entre autres les édifiantes “Terre promise”, “Loadé comme un gun” , “Bobépine”, “Tendre fesse” et “N’importe quoi”. Je n’arrive toujours pas à comprendre comment ce gars-là arrive à toucher autant de gens avec des chansons et une personnalité aussi insignifiantes, mais bon. Faut croire que chanter à l’unisson “Ouais, vive le cul, qu’on est don beau tout nu” a un effet rassembleur. M’enfin…

Somme toute, une soirée sympathique, joyeuse, à l’image que devrait être cet événement unique. On remet ça vendredi avec Amadou et Mariam et leur Afro-funk malien.

Écrit par Burp le 7 juillet 2006  |  Tags: , ,

Un commentaire

Francois a écrit, le 7 juillet 2006

« n’arrive toujours pas à comprendre comment ce gars-là arrive à toucher autant de gens avec des chansons et une personnalité aussi insignifiantes… »
Bienvenue parmi les incrédules.

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