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Epicure Bienvenue au Club

Bienvenue au Club

Prologue : Un élan de générosité, un simple coup de tête juste comme ça pour me faire plaisir, Burp me donne en cadeau 2 livres : Sans Pardon et Le Cercle Fermé, dont on lui a dit beaucoup de bien. Mais voilà, Le Cercle Fermé est le volume 2 d’un volume 1 qui s’appelle Bienvenue au Club, une visite à la bibliothèque s’impose.

Petite saga, ces 2 tomes veulent dépeindre l’univers d’un groupe de copains de Birmingham. Dans un premier temps (T.1) leur adolescence des années 70, pour ensuite effectuer un bon d’une trentaine d’année à l’aube de l’an 2000 (T.2). Il y a beaucoup de bonnes intentions dans Bienvenue au Club, car l’auteur Jonathan Coe semble avoir voulu suivre plusieurs pistes intéressantes : les milieux syndicaux très présents dans l’univers de ces villes industrielles anglaises, les combats menés par l’I.R.A, la subtile montée du Thatchérisme. Sans oublier non plus le sort de nos protagonistes : les problèmes familiaux, les études, les premiers émois amoureux.

C’est là que le bât blesse, on part dans trop de directions à la fois. Malgré l’intérêt qui se maintient tout au long des quelques 500 pages, on passe trop de temps sur certaines intrigues qui n’en méritaient pas tant, alors qu’à d’autres occasions on est déçu qu’il n’ait pas plus élaboré sur des pans de l’histoire qui selon moi en auraient bénéficiés. Peut-être ce qui nous attend dans le tome 2 justifie ces décisions d’insister sur les tranches de vie de tel personnage plutôt que tel autre? Bien hâte de voir.

Malgré mes réserves, ça demeure un beau portrait de l’époque. Les références à la musique progressive, à cette période où il suffisait d’ouvrir au hasard un exemplaire du Seigneur Des Anneaux pour se choisir un nom de groupe, m’ont bien fait sourire. La vie au collège, le journal étudiant, les relations qui se nouent entre les personnages font vraiment partis des bons moments de ce livre. C’est quand on insiste trop sur ce que vivent les parents que l’intérêt s’amoindrit, sauf que ça met quand même en contexte certaines situations, sans oublier que ça met aussi peut-être la table pour le tome 2. À souligner, l’exercice de style un peu inutile de l’auteur qui de la page 469 à la page 520, écrit un chapitre d’une seule et unique phrase. C’est pas trop long qu’on en perd le souffle!

Après une cinquantaine de pages lues, Le Cercle Fermé promet lui aussi. À suivre…

Écrit par Epicure le 12 mai 2006  |  Tags:

3 commentaires

Gwenaëlle a écrit, le 12 mai 2006

Malgré tes réserves, ton billet me donne le goût de lire ces deux ouvrages de Coe mais j’ai déjà trop de lectures (dont je ne prends plus le temps d’en parler sur mon blogue).

Une question pour Burp : pi, “the rule of four” ? Intéressée à le lire, je l’ai offert à un proche en Noël 2004 (p….., déjà un an et demi) .

Martin a écrit, le 12 mai 2006

J’aime bien ces récits épiques. Il y a un film italien un peu de ce genre…Il s’agit de “The Best of Youth”. C’est un film de 6 heures (un autre endroit où on en perd le souffle)qui a pour trame de fond l’histoire de l’Italie de 1967 à 2003.

Petit a parte : Comment est l’album britannique dédié à Gainsbourg ?

Epicure a écrit, le 13 mai 2006

Comme tu peux le constater Gwenaëlle, on dirait que Burp n’attendait que ta demande pour parler de «The Rule of Four»! ;-)

Martin, j’ai le goût de voir le film dont tu parles depuis un bout, mais je trouve le 6 heures un peu costaud! En Italie c’était diffusé sous forme de télé-série et ils ont décidé de l’adapter en film. En tout cas j’ai juste lu/entendu des bonnes critiques. Je vais me le taper un moment donné c’est certain.

Quand à Gainsbourg Revisited c’est très bon. J’avais d’ailleurs l’intention d’en parler ici, mais j’ai dû mettre ça trop loin dans un coin de mon cerveau car j’ai complètement oublié. À suivre donc!

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