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Burp Blonde Redhead au Club Soda

Gros, très gros samedi d’indie rock à Montréal en ce 12 mai. Après tout, ce ne sont pas toutes les villes qui peuvent se vanter de présenter Arcade Fire, Arctic Monkeys et Blonde Redhead en spectacle en même temps à différents endroits. En ce qui me concerne, le choix fut très facile à faire. Je ne suis pas un fan des Arctic Monkeys et il m’aurait fallu des connexions avec Dieu pour obtenir des billets pour Arcade Fire. Ce fut donc Blonde Redhead au Club Soda. Et ce fut un excellent choix.

Un mot sur la première partie, Fields, une formation anglaise qui a fait étalage de son beau talent pendant 45 minutes. Normalement je trouve les premières parties sans intérêt mais le rock énergique et enveloppant de Fields est venu me chercher dès le départ. Leur style est assez difficile à cerner. J’ai remarqué des influences de M83, My Bloody Valentine, Soundtrack of Our Lives et Sonic Youth, mais rien pour cataloguer définitivement. Bref, écoutez l’extrait ci-joint, l’excellente “Song For the Fields” pour vous faire une meilleure idée. Et achetez le très bon album Everything Last Winter pour apprécier pleinement ce groupe à surveiller.

C’est ben beau Fields, mais on a quand même fait 300 kilomètres pour voir Blonde Redhead, pas vrai? Comme je m’y attendais c’est sans fioriture aucune que le trio new-yorkais apparaît sur la scène. Il débute le set avec “Dr. Strangeluv”, une pièce fort à propos devant le Club Soda bondé : “Looking everywhere, I see nothing but people” nous chante une Kazu Makino qui, paradoxalement, s’arrange pour ne pas trop se faire voir. Elle passera le plus clair du spectacle à contre-jour ou dans l’ombre du guitariste chanteur Amedeo Pace. C’est qu’elle a l’air timide la medame…

La première partie du spectacle fut presque entièrement consacrée aux pièces de 23. Et si vous connaissez l’album, vous comprendrez que ça déménageait. “23″, “SW”, “Spring and By Summer Fall” (ma préférée)… on a compris que le dernier album est taillé sur mesure pour la scène. Le groupe enchaîne à mi-course avec “In Particular” de l’album Melody of Certain Damaged Lemons (2000) pour entamer la partie nostalgique du spectacle. C’est là qu’on se rend compte du clivage important entre le son de 23 et des albums précédents. Le reste du spectacle fut beaucoup plus atmosphérique et éclectique que les 45 premières minutes. Mais pas moins bon. Blonde Redhead a peut-être flirté avec différents styles et sons durant sa carrière, mais son répertoire est demeuré riche et extrêmement intéressant.

Ce fut un excellent spectacle, musicalement irréprochable. Le groupe est très “tight” et on voit que les trois tripent à jouer ensemble. Et, si Makino n’est pas exactement le Capitaine Bonhomme dans ses interventions auprès de la foule, ça ne m’a pas vraiment dérangé. Je connais trop d’artistes qui n’ont rien à dire et qui le font pendant 10 minutes entre les chansons, je préfère ceux qui laissent le bullshit generator dans la loge pour se concentrer sur la musique.

Et, petit message pour Zig : My Morning Jacket. ;o)

Écrit par Burp le 13 mai 2007  |  Tags: ,

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