Vues sur l'actualité et la scène culturelle
De Québec, du Québec et d'ailleurs.
Cabaret Zapartistes - Les Invasions Lucides

Privilégiée, vendredi soir dernier j’ai eu la chance d’assister à mon 4è spectacle des Zapartistes. Quatre??? Et puis? Y en a bien qui voient Broue à chaque équinoxe et en plus c’est toujours la même affaire! C’est un choix, je dirais même un «statement». Ce n’est ni une secte ni un club privé, mais ça ne s’adresse à tout le monde. Pas sûre que le fédéraliste de droite pro guerre en Irak qui en a contre les environnementalistes y trouverait son compte. La meilleure façon de savoir à quoi s’en tenir lors d’un cabaret des Zapartistes, c’est de lire (ou encore mieux d’écouter) leur manisfeste qui donne l’heure juste sur qui ils sont et sur ce qui les préoccupent.
Anecdote plutôt d’un genre «y fallait être là», mais qui est drôle à raconter malgré tout : 6 chums bien installés dans notre 1ère rangée du balcon, nous avons eu exactement la même réaction au même moment à l’arrivé du remplaçant de Frédéric Savard, François Patenaude. «Aye! C’est Jof!!!!» M. Patenaude est LA copie conforme de notre copain Monsieur Cinéma de Granby! Le genre de sosie tellement semblable que ça te fait même douter à quelques reprises pendant le show de la possibilité qu’il ait opté pour un changement de carrière drastique. Bref, on l’a bien ri.
Pour revenir au show lui-même, je dois dire qu’il s’agit du plus faible que j’ai vu jusqu’à présent, malgré qu’ici «plus faible» signifie quand même meilleur que la majorité des spectacles présentés par leurs collègues humoristes. Peut-être une simple impression, mais on dirait que le renvoi de François Parenteau a accéléré le rythme de préparation pour ce spectacle, et c’est pourquoi on a droit a quelques numéros plus faibles qui mériteraient d’être resserrés. Cela n’a pas nuit à mon plaisir, car ils m’ont encore fait rire aux larmes à plus d’une reprise. Plus que ça, le rire est plus souvent qu’autrement accompagné d’une réfléxion sociale qui te fait sentir plus intelligent à la fin de la soirée. Pas dans un sens prétentieux, plutôt parce qu’on a l’impression d’avoir été traité comme un public-citoyen sensible aux questions politiques, environnementales, internationales.
Analyse décapante du manifeste «Pour un Québec Lucide», plaidoyer pour la sauvegarde de nos cours d’eau vs la prolifération des méga-porcheries, clin d’oeil mordant à la menace asiatique sur le marché de l’emploi, monologue à saveur éditorialiste sur l’histoire des caricatures, on a même eu droit à des sujets d’actualité comme la grippe aviaire ou la controverse qui entoure le Mont Orford. Pas de doute dans mon esprit, cette 4è expérience ne sera sûrement pas la dernière.
