Vues sur l'actualité et la scène culturelle

De Québec, du Québec et d'ailleurs.

Burp “Choker”

Voilà l’un des verbes les plus utilisés au Québec dans le temps des Olympiques. J’avoue que je l’utilisais beaucoup au cours des années passées, jusqu’à ce que ça me frappe. J’ai réalisé combien tous ces athlètes ont trimé dur pendant de nombreuses années pour en arriver là, puis une ou deux minutes de compétition et voilà, tout est terminé. Alors là on décide si ils sont meilleurs que Dieu ou bien si ils ont misérablement "choké".

J’ai réalisé combien il est impossible d’être un athlète olympique sans avoir une passion obsessionnelle de son sport. Alors allons-y mollo sur le "choke" voulez-vous? Vous pratiquez l’aquariophilie? Alors vous levez-vous à 5 heures du matin pour distraire vos poissons pendant trois heures avant d’aller travailler? Vous vous déclarez philatéliste? Alors j’imagine que vous passez six heures par jour, six jours sur sept, à classer vos timbres? Ben voyons…

J’ai même eu un élan de sympathie pour les hockeyeurs du Canada après leur défaite contre la Russie. J’en ai entendu un paquet dire qu’avec leur gros salaire, ils devaient se foutre du résultat anyway. Boulechite. Un athlète est un compétiteur avant tout et la pire chose qui puisse lui arriver, c’est perdre. Ces gars-là ne sont pas arrivés à ce niveau facilement. Ils ont développé leurs habiletés toute leur vie, à -30 Celsius sur la patinoire du quartier ou encore entre 5h et 8h trois fois la semaine avant d’aller à l’école. Bien sûr, ils sont surpayés pour ce qu’ils font, mais je suis convaincu qu’ils oublient leur résidence de vacance en Toscane et leurs trois Ferraris dès que le match commence.

Un athlète qui représente son pays aux Jeux olympiques ne "choke" pas. Pas à ce niveau. Nous, par contre, avons "choké" lorsqu’on a abandonné le ski parce qu’on voulait plus de temps pour sortir, qu’on a laissé tomber les pratiques de volleyball parce qu’on n’aimait pas la face de l’entraîneur, ou qu’on s’est tout simplement dit : "Y a pas juste ça dans la vie".

Bref, des "chokage" à la Beckie Scott ou à la Jeremy Wotherspoon, j’en prendrais deux caisses.

Écrit par Burp le 24 février 2006  |  Tags:

2 commentaires

annelune a écrit, le 25 février 2006

Et vlan.

Je suis d’accord avec toi… ou presque.

À mon avis, l’équipe masculine de hockey n’a pas trouvé la cohésion, la complicité, ce je-ne-sais-quoi qui fait que ça fonctionne. Ils se fient sur leur “placage” et des trucs de mecs qui s’agacent. Pas très stratégique! Disons que j’étais bien contente que les filles remportent la médaille haut la main! À quand les hockeyeuses qui gagnent des millions?! Moi, je vote pour qu’on remplace le hockey masculin à la télévision par du féminin! (Désolée, Burp!)

Quant aux athlètes en général, ils ont toute mon admiration. Quelle détermination, quelle concentration, quelle maîtrise de soi! C’est juste… wow!

Zig a écrit, le 25 février 2006

Je comprend très bien ton point de vue et t’as bien raison. Moi-même, j’ai lamentablement choké à mon examen d’aquariophilie. J’ai paniqué et bouffé mes poissons un après l’autre.

Envoyer un commentaire




Burp
 


chfelee