Vues sur l'actualité et la scène culturelle
De Québec, du Québec et d'ailleurs.
Encore des photos… mais wow!
SI vous n’êtes pas de Québec, vous devez être foutrement écoeurés de lire sur le passage de Paul McCartney. Ben j’en rajoute.
Allez voir les superbes photos de Bernard Bastien et vous aurez une excellente idée du déroulement de la journée du 20 juillet 2008 dans la vieille capitale. Le chargement est long mais l’attente vaut largement la peine.
Paul McCartney bis
Quelle journée! Quel concert!
Burp a déjà commenté en détails dès notre retour dimanche soir/lundi matin, mais en essayant bien fort de ne pas re-radoter ce qu’on a déjà pu lire, voir et entendre un peu partout depuis les dernières 24 heures, je me permets moi aussi de petites réflexions à propos de l’événement de la fin de semaine sur la planète Québec. Bémols pour l’organisation (je dirais plutôt la désorganisation) mais un concert impeccable!
- Quelqu’un peut-il encore tenter de m’expliquer le pouquoi des zones A-B-C etc.? J’essaie encore de comprendre la valeur ajoutée de cette cacophonie qui se voulait pourtant bien orchestrée.
- Si on attend 200 000 visiteurs, on prévoit des poubelles et des zones de recyclage en conséquence. Une californienne de passage a même questionné Burp à savoir si les québécois étaient toujours aussi porcs. Dire que sa question a été posée quelques heures avant que Michael prenne ces photos… Gênant!
- Parlant photos, les photographes du Soleil et de La Presse étaient décidément bien placés pour prendre les leurs.
- La une des arts & spectacles de La Presse (en plus de la «une» tout court!) pour un événement qui a lieu à Québec, je n’ai pas vu ça souvent! Ça créé un p’tit plaisir « régional » fort agréable. ;-)
- Plein de cinéastes amateurs ont également déversé un flot d’images dans le « tube ». Ça donne une pas pire idée de l’ambiance qui règnait sur les Plaines.
McCartney sur les Plaines: magique!

Alors que je nous entendais chanter Let It Be à l’unisson ce soir, dans le cadre de l’un des (nombreux) moments magiques du spectacle de Paul McCartney, je n’ai pu m’empêcher de penser aux "excellents" Pierre Curzi, Luc Archambault et Pierre Falardeau qui ont chié dans le ventilo cette semaine mais qui, heureusement, ont vu leur caca leur revenir en pleine face. Messieurs, sachez qu’un sexagénaire de Liverpool a uni 200 000 Québécois par le seul pouvoir de sa musique ce soir. Que dites-vous de ça?
Nous nous sommes présentés sur les lieux vers 15h. Déjà , la confusion régnait. Aucune indication, aucun guide pour orienter les gens. On suivait la foule mais tout le monde s’interrogeait. Pas fort, 400e! À 17h, on ouvre les supposées 25 portes (où étaient-elles? Je n’ai vu que deux corridors d’entrée) pour faire entrer la foule par bloc de quelques milliers à la fois. Encore une fois, des ratés : c’est long, personne ne comprend pourquoi on ne peut accéder au site immédiatement. Ridicule. Enfin, on aboutit sur le site du spectacle vers 18h30. Les Plaines sont déjà remplies au trois quart. On est loin de la scène (comme en fait foi la photo) mais on est là .
The Stills et Pascale Picard se sont bien acquittés de leur tâche en première et seconde partie de programme. J’ai beaucoup aimé l’énergie et les chansons des Stills, que je ne connaissais que de nom. Pascale Picard, visiblement impressionnée par l’ampleur de la foule, était un peu maladroite dans ses interventions mais a livré ce qu’on attendait d’elle, au grand plaisir de nombreux fans présents.
Puis Macca est apparu sur scène à 21h30 et entama Jet, un succès de l’époque des Wings. Il enchaîna ensuite avec Drive My Car et là on a catché que c’est pas Beatlemania qui chantait mais bien l’original, le vrai. La vue de ce monstre sacré sur écran géant était presque surréaliste.
Il était très heureux de se montrer pour la toute première fois à Québec et on l’a cru tout de suite. En plus de nous remercier presque à genoux après chaque pièce, McCartney et sa gang ont joué pendant près de trois heures. Évidemment, le répertoire des Beatles fut fort bien représenté, notamment dans les 45 dernières minutes où McCartney nous a mitraillé de hit intemporels: la dite Let It Be, Back In The USSR, la magnifique Eleanor Rigby, Penny Lane, l’explosive Live and Let Die (photo), un superbe medley A Day In The Life / Give Peace A Chance en hommage à Lennon, Get Back, I Saw Her Standing There… Et la mythique Hey Jude et son "na-na-na-na" à répétition chanté par une foule en transe. J’avais les bras en l’air, je chantais à me fendre la gorge et je n’en revenais pas que j’étais là , au milieu de cette marée humaine en train de na-na-ner sur Hey Jude avec un membre clé du plus grand groupe pop de l’Histoire. Je souriais comme un imbécile.
Je n’ai pas grandi en écoutant les Beatles, je ne connais que les succès principaux du groupe. Je n’ai aussi jamais suivi McCartney solo. Mais cristi que je suis content d’avoir assisté à ce spectacle. Québec était belle comme jamais et il y avait une fébrilité à couper au couteau dans l’air. On avait tous l’impression de participer à un événement singulier, de ceux qu’on se rappelle durant toute une vie.
Merci Monsieur McCartney. Je ne sais pas encore si vos efforts ont valu votre cachet de 4 millions$, mais votre passage laissera de très jolies traces dans la mémoire collective des Québécois.
The Ruins et Persepolis
Vous savez quoi? En ces ères festives et estivales, nous avons décidé de nous la couler douce ce soir en compagnie de notre sofa. De plus, on a décidé d’opter pour la totale et on a même été jusqu’à se louer 2 films! Nous qui ne jurons que par les séries DVD depuis des mois (dernière en lice Weeds - excellent!), il semble qu’il y a une éternité qu’on avait regardé un véritable long métrage à la maison.

Pas besoin de dire que c’était la manne au club vidéo (pourquoi on s’entête à utiliser encore cette expression d’ailleurs?) dans la section nouveautés. Même si plein de bons crus étaient disponibles, on a commencé par se rabattre sur une curiosité un peu trashy qui nous travaillait depuis sa sortie en salle : The Ruins.
Le typique film d’horreur pour les ados que je fuis à toutes jambes en temps normal, cependant dans ce cas-ci le livre nous avait tous les deux tellement tenu en haleine, qu’on voulait voir si le résultat à l’écran serait aussi effrayant qu’avait pu l’être notre imagination. Eh bien malgré que le réalisateur ait pris certaines libertés avec le scénario (avec entre autres une finale bien différente du bouquin), nous avons ressentis les mêmes frissons, mêmes malaises et mêmes dégoûts qu’à la lecture.
Malheureusement, en images comme à l’écrit, un certain moment le récit devient juste un petit peu trop invraisemblable pour qu’on embarque complètement. Oui c’est de l’horreur, non ça ne peut pas arriver pour vrai (en tout cas on ne l’espère pas) mais dommage qu’on dépasse la mince ligne qui nous fait décrocher. On a voulu en mettre plein la vue avec des scènes d’un gore assez douteux, là où une imagination le moindrement fertile ferait très bien l’affaire. Optez plutôt pour le livre et imaginez votre propre film, cauchemars assurés!

Comme nous sommes aussi des gens de bons goûts, on a décidé de combler cette groooooosssse lacune dans notre culture cinématographique et avons enfin vu le chef d’Å“uvre Persepolis.
Non, non, il n’est nullement exagéré de parler de chef d’Å“uvre. Marjane Satrapi a réussi, d’abord en BD et maintenant en film d’animation, à faire connaître le sort des Iraniens qui ont vécu la révolution et la guerre depuis la fin des années 70. Par le biais de son propre personnage, avec beaucoup d’humour et de sensibilité, on suit le quotidien de Marjane enfant, adolescente et femme.
Les éloges qu’a reçu ce film depuis son passage à Cannes jusqu’à sa nomination aux Oscar (on en vient presque à regretter que Ratatouille ait remporté le trophée dans cette catégorie), ont rendus mes attentes très élévées, sauf que celles-ci ont amplement été dépassées. J’aimerais maintenant qu’on puisse un jour faire le même exercice avec Maüs. Ça serait trop génial!
Finies les clouneries, Macca s’en vient
Bon, ça commençait à chirer royalement . Heureusement, Pauline, Jean et Sylvain ont remis les pendules à l’heure .
Laissons messieurs Archambault, Curzi et cie macérer dans leur paranoïa fabulatoire et amusons-nous sur les Plaines ce dimanche.
(Attention, spoiler devant! )
Voici la set-list d’un récent concert de McCartney. Ça peut donner une idée de ce que vous allez entendre dimanche.
- Drive My Car
- Jet
- All My Loving
- Only Mama Knows
- Flaming Pie
- Got To Get You Into My Life
- Let Me Roll It
- C Moon
- My Love
- Let Em In
- The Long And Winding Road
- Dance Tonight
- Blackbird
- Calico Skies
- Follow The Sun
- Mrs Vandebilt
- Eleanor Rigby
- Something
- Good Day Sunshine
- Penny Lane
- Band On The Run
- Birthday
- Back In The USSR
- I Got A Feeling
- Live And Let Die
- Let It Be
- Hey Jude
- A Day In The Life/Give Peace A Chance
- Lady Madonna
- Get Back
- I Saw Her Standing There
- Yesterday
- Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band
Bon spectacle!
Vrac
Déjà la mi-juillet. Vous avez vu ça venir vous autres? Moi, du tout. Une des premières soirées "patio" à mon goût malgré la « petite fraîche ». Le soleil est couché mais il ne fait pas encore noir, le vent est tombé, les oiseaux chantent encore un tout ti-peu, j’écoute de la bonne musique en pitonnant tout en dégustant ma tisane. Vous dire, même mon charmant 2è voisin ne réussit pas à casser mon fun avec ses expérimentations douteuses à la scie mécanique.
Excellente soirée pour un p’tit vrac comme je les aime.
Katel et Jeanne Cherhal
Mon baptême de l’Espace 400e hier soir, lors de la première escale de la tournée Plein Chant de l’OFQJ au Québec. En compagnie d’autres amatrices de chanson française, j’ai eu le plaisir, un réel plaisir, de découvrir sur scène Katel et Jeanne Cherhal.
Katel , qu’on ne connaît pas encore beaucoup ici, fait un gros rock qui "torche". Des guitares qui hurlent (One Day) et des textes qui dénoncent (Dimanche) mais avec une sensibilité toute personnelle (Charnelle). En guitare voix, on peut dire que ça rentre dedans. On peut découvrir son rock brut sur MySpace.
Je connaissais un peu, si peu, Jeanne Cherhal sur disque, sauf que ça n’a absolument rien à voir avec la dame sur scène. Énergique, coquine, avec un aplomb qu’on ne soupçonnerait jamais chez une personne si menue et timide hors scéne. Ses histoires mises en musique s’écoutent parfois comme des anecdotes que nous raconterait une bonne copine. Agréable découverte!
En fin de programme, ces dames nous ont gratifié d’un duo à 4 mains/2 voix, au piano, en interprétant Debout sur ma tête de Pierre Lapointe. Pur bonbon.
Ours, qui devait se joindre à elles, a eu quelques pépins aéroportuaires mais sera du reste de la tournée. Détails ici.
Silence de mort
Sentiment de déception en refermant Silence de mort, les dernières aventures de Maud Graham. Est-ce Chrystine Brouillet? Ou simplement moi? Au fil des pages, même si mon rythme de lecture s’est maintenu, j’ai rapidement décroché face à l’intrigue aux nombreuses ramifications parfois plutôt invraisemblables à mon goût. Même si j’adore l’auteure et ses tendances épicuriennes prononcées qui font son charme, je me suis lassée des multiples références du type « Ouvrons cette bouteille de St-Emillion millésimé, comme celui que nous avons dégusté sur cette charmante terrasse de tel quartier huppé à Rome lors de notre voyage en 1998 ». Pas son meilleur cru…
Concerts à venir
Gros shows à venir d’ici les 2 prochaines semaines. Ce dimanche, on emballe livres, iPod, journaux, pique-nique, bouteilles d’eau, couverture, appareil photo et on squatte les Plaines en prévision du concert de Sir Paul McCartney. On fera tous les efforts possible pour en sortir vivants et vous raconter comment ça s’est passé.
Jeudi 24 juillet, Catherine Ringer qui chante les Rita Mitsouko à l’Agora. Nostalgie en vue mais en première partie un nouveau groupe qui déménage : Beast. C’est formé de Betty Bonifassi (eh oui, la "voix" de DJ Champion) et Jean-Phi Goncalves de Plaster. L’album sort en octobre.
Mardi 29 juillet, Coldplay au Centre Bell. Joie!
Bye-Bye RBO
En intro je soulignais que c’était déjà la mi-juillet, dites-vous que dans 6 mois les fêtes seront déjà passées et Radio-Canada vient d’annoncer que RBO avait malheureusement lancé la serviette pour le Bye-Bye 2008. Quel dommage! Je m’ennuie déjà des jokes du 400e qu’on n’entendra pas. Une autre « grande émission d’humour » serait dans les plans de la SRC pour closer l’année, bien hâte de voir qui pourra avoir le même effet rassembleur. Je doute…
Est-ce bien lui?

Si vous avez reconnu Fred Durst, leader de Limp Bizkit , je vous félicite car moi ça m’a pris quelques grosses secondes. Il était il y a quelques semaines l’invité de Tom Green et vous pouvez voir sur le site de l’animateur une bonne partie de l’entrevue . Fred y parle entre autre des volées qu’il a mangées dans la cour d’école, des débuts de son groupe, de son tattoo d’Albert Enstein et de son trip d’absinthe à Prague.
Weird …
Linkin Malade

Linkin Park ou Grand Corps Malade? Le requin ou le sandwich? Le sec ou l’humide?
Des choix déchirants s’offraient à nous en cette soirée de clôture du Festival d’été 2008. Notre amie Crips nous avait invité sous la tente de la loge Casino de Charlevoix sur les Plaines pour une séance de flattage de bedaine : buffet à volonté mettant en vedette porc, poulet, requin, crevettes, pétoncles et, pour dessert, une onctueuse fontaine de chocolat qui ne demande qu’on s’y baigne. Et, j’oubliais presque, des places de choix pour la soirée Silverstein/Atreyu/Linkin Park. Mais y avait aussi Grand Corps Malade au Parc de la francophonie et ça m’intriguait en cibole. Vu la pluie incessante et notre faiblesse pour la bonne chère et la bonne compagnie, nous avons opté pour les Plaines.
Silverstein et Atreyu se sont chargés de réchauffer la foule avant la vedette de la soirée et ils ont réussi sans problème. La musique de Silvertein est le mélange classique emo/punk-pop qui envahit les ondes radio depuis 10 ans. Atreyu est plus hardcore, moins mélodique. Peu importe, la foule veut entendre des guitares lourdes, des beats qui déchaussent les neurones et un chanteur qui s’arrache les amygdales. C’est en plein ce qu’elle a eu dans les deux cas. J’avoue que la décharge d’énergie est assez impressionnante. On est loin de Sigur Ros les copains.
Puis Linkin Park. C’était franchement beau de voir la foule réagir aux premières notes de chaque chanson. Le groupe est très big et on a pu s’en rendre compte rapidement. Malgré une pluie battante, plusieurs dizaines de milliers de fans n’ont pas bougé d’un centimètre pour ne rien manquer de l’événement.
Notez que je fais de gros efforts pour demeurer objectif. Car, voyez-vous, Linkin Park ne fait vraiment pas partie de mes groupes préférés. Ce n’est pas tant la qualité de ses chansons que la façon dont elles sont construites. J’ai l’impression qu’il y a une intention calculée de faire la piastre derrière chaque composition. C’est encore plus frappant en les écoutant successivement comme ce fut le cas ce soir. Anyway, Linkin ne faisait pas un show pour du monde comme moi ce soir, mais bien pour 50 000 tripeux qui ont sans doute pris leur pied.
Entre temps, Epicure a quand même pris trente minutes pour aller voir Grand Corps Malade. "Impressionnant" est le qualificatif qu’elle a employée pour décrire ce qu’elle a vu. J’aimerais bien le revoir entre quatre murs un moment donné, quoique je demeure toujours sceptique quant à ma capacité d’endurer 100 minutes de slam d’affilée. Si vous l’avez déjà vu en spectacle, je suis curieux de lire vos commentaires.
Shibusa Shirazu Orchestra à Place d’Youville

Prenons une scène occupée par trentaine de japonais. Au centre, on retrouve une formation d’excellents musiciens avec cuivres et tout le gros kit, qui interprète quasi non-stop pendant 1h30, un genre de free-jazz-fusion-funk intense. À l’avant scène, deux danseuses aux perruques fluo agencées à leur tutu et camisole à paillettes, ponctuent cette musique théoriquement indansable de ce qu’on peut presque qualifier sans trop se tromper de «chorégraphies». Sur le côté, deux geishas avec chacune deux bananes géantes dans les mains (oui, deux BANANES GÉANTES) exécutent des séries de mouvements répétitifs avec les dites bananes, ne les déposant qu’à quelques reprises pour les remplacer par des éventails. Au fil du concert, s’ajoutent ponctuellement un chanteur/animateur en kimono et speedo rouge trop grand, des danseurs de butô (voir ce vidéo pour comprendre le style) et des meneuses de claques.
Ce Big Bazar sur l’acide, c’est le Shibusa Shirazu Orchestra.
Même si je suis contente d’avoir assisté à cette performance plutôt, hum, hors du commun. Je ne peux pas dire que j’ai adoré ma soirée. Un moment du spectacle a toutefois fait l’unanimité, un immense dragon argenté gonflé, manipulé sur le même principe qu’un cerf-volant par 4-5 individus au sol, a survolé le temps d’une pièce, la foule massée à Place d’Youville. C’était surréaliste!
Ce happening melting-pot quoique fort original ne me rejoint pas beaucoup, sauf que ça fait partie des plaisirs du festival de découvrir des curiosités culturelles qu’on ne verrait jamais autrement. Pour avoir une mince idée de ce que ça peut donner, voici un extrait tiré d’une performance en salle en 2007.
En guise d’amuse-gueule en début de soirée, j’ai entendu/vu la presque totalité de la performance du California Guitar Trio, définitivement un show de gars qui mettait très bien la table pour l’autre show de gars de la soirée, Musical Box. Les fans ont semble-t-il été conquis, moi j’aurais préféré un choix beaucoup moins pointu comme dernier samedi du FEQ. Même si c’est fait par le meilleur groupe hommage du genre, du vieux Genesis sur les Plaines en plein samedi soir où la ville est pleine de touristes, je ne comprends pas.
Il ne reste que ce soir, espérons que cette satanée pluie finira par cesser.
Stone Temple Pilots sur les Plaines

On s’attendait à un bon show et on a eu beaucoup plus. STP s’est surpassé hier soir sur les Plaines et son imprévisible chanteur s’est avéré à la hauteur de sa réputation… dans le sens positif du terme.
La soirée a débuté trop tôt avec les Secret Machines, un groupe que j’aime beaucoup mais qui a malheureusement souffert du manque d’affluence et de l’indifférence du public. De plus, leur rock expérimental à forte influence psychédélique cadrait bizarrement dans cette soirée hard rock. Malgré tout, il faut absolument écouter leurs trois albums et leur demander de revenir dans une petite salle où ils pourront nous épater davantage.
Les Montréalais de Priestess suivaient et ils n’ont pas manqué leur coup. Les quatre poilus (un euphémisme) pratiquent un metal qui me laisse plutôt indifférent mais l’énergie est débordante et les gars tripent comme des fous. La foule a beaucoup apprécié. Pas facile de briser la glace devant un public qui te connaît peu mais Priestess a réussi haut la main et ça augure bien pour l’avenir.
22h10… on attend encore Weiland et sa gang. Viendra-t-il jouer ou bien sommes-nous tombés sur un de ces soirs où il n’en a rien à foutre? Finalement, le groupe surgit 10 minutes plus tard avec "Big Empty", un choix douteux - trop doux - pour une entrée en matière. Weiland, tout de cravate et chapeau vêtu, est titubant mais ne manque pas une parole. On comprend pourquoi STP a voulu le reprendre malgré son renvoi de Velvet Revolver et ses multiples conneries liées à la surconsommation. Il a un charisme fou, tous les yeux sont rivés sur lui. Entre les pièces il tente de s’adresser à la foule mais il est complètement buzzé et n’arrive pas à articuler convenablement. Comment fait-il pour chanter et bouger pendant les pièces? Aucune idée. Weiland est sans contredit l’archétype de la rock star, l’un des porte étendard de l’attitude sex, drugs and rock ‘n roll. Et ç’a en fait un personnage fascinant. Comme me l’a dit un de mes collègues ce matin, s’il avait été complètement sobre et lucide on aurait presque été déçus. Pervers mais bizarrement vrai.
Musicalement, les STP ont été fort généreux en nous servant tous leurs hits : "Plush", "Creep" (version acoustique improvisée), "Vasoline" (ma préférée!), "Big Bang Baby", "Sour Girl", "Interstate Love Song", "Sex Type Thing" et j’en oublie. En écoutant tout ça, je me suis rendu compte que leur rock a fort bien vieilli et qu’il n’aurait jamais dû être étiquetté grunge. Rien à voir, mis à part le fait que "Plush" à sa sortie sonnait un peu comme du Pearl Jam. Aujourd’hui, STP fait simplement de la bonne musique et il nous l’a servie exactement comme je la voulais.
Reste maintenant à voir combien de temps la nouvelle association Weiland-STP va durer. Il est clair que le chanteur est toujours en phase d’auto-destruction et ça augure plutôt mal de ce côté. Perso, j’avais carrément l’impression à la fin de la soirée qu’on n’est pas près de les revoir. On verra bien.










