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Control

La musique de Joy Division et le suicide précoce de son chanteur, Ian Curtis, ont toujours été indissociables. Il y a de quoi, vu le macabre des paroles et l’attitude scénique de Curtis qui a sans doute défini l’expression “être dans sa bulle”. Quand j’ai su que le réputé photographe rock Anton Corbijn avait réalisé un film sur Curtis, j’ai évidemment pensé qu’on allait avoir droit à un trip gothique sur les aventures extrêmes d’un frosté notoire.
Ben Control, c’est pas ça. Control, c’est l’histoire triste et tragique d’un jeune lad plutôt réglo atteint d’une maladie encore incomprise à l’époque - l’épilepsie - et qui avait du mal à composer avec ses émotions et ses sentiments. C’est finalement un mélange de tout cela qui l’a tué. Je m’attendais aussi à une réalisation flamboyante à la Trainspotting. Encore dans l’champ. Control est réalisé très sobrement, presque à la manière d’un documentaire. En fait, toute la place est consacrée au jeu subtil et halluciné de Sam Riley, qui incarne Curtis encore plus réellement que sa propre personne.
De plus, le film m’a réconcilié avec la musique de Joy Division, omniprésente (on s’en doutait) dans le film. C’est toujours pas jojo, mais c’est foutrement inspiré.

Yvan L. a écrit, le 11 janvier 2008
As-tu trouvé que l’histoire entre lui, sa femme et sa maîtresse prenait trop de place dans le film?
As-tu trouvé cela un peu trop “people misery”?
Moi non, grâce aux prestations musicales et au jeu de l’acteur.