Vues sur l'actualité et la scène culturelle
De Québec, du Québec et d'ailleurs.
Du blogue au livre (et vice versa)
Pendant les fêtes j’ai lu 2 romans qui ont un lien direct ou non avec l’univers des blogues. Pour le premier, Le blogue de Max, ça ne pourrait être plus clair. Le Max du titre (on ne connait pas le vrai nom de l’auteur) a adapté son ex-blogue en bouquin. Ça raconte le quotidien de Max (quelle surprise!) dans une quelconque pathétique entreprise parisienne qui a des relents de The Office. Pas pour l’humour qui s’en dégage, mais plus parce que ça semble tellement, mais tellement dull travailler là! L’exercice de style du blogue/roman fait la job, mais c’est du déjà vu. L’écriture est correcte, on sourit à l’occasion, mais un blogue c’est un blogue pis un roman c’est un roman. Moyenne argumentation hein?
Quand au 2è livre, il s’agit de Un petit pas pour l’homme de Stéphane Dompierre, connu aussi sous le nom d’IKEABOY. Mais n’allons pas trop vite, d’abord le livre. On ne peut pas s’en sauver, c’est encore un produit «pur Plateau» (mon défi pour 2006, lire un roman d’un/e auteur/e entre 25 et 35 ans qui maîtrise suffisamment sa géo québécoise pour parler d’un autre quartier du Québec!). Y s’en passe-tu des affaires sur ce Plateau-là! (désolée, fallait que ça sorte…)
Nonobstant ce léger détail de localisation géographique, reste que c’est un bon livre. Quitte à en insulter quelques uns (car il n’est pas le premier à commettre un tel roman), il s’agit d’une oeuvre «post-Bridget Jones» sur les problématiques relations hommes/femmes de notre génération, et sur le fameux syndrome du «j’veux pas m’attacher». Stéphane Dompierre réussit fort bien d’ailleurs, à traduire les différentes phases à travers lesquelles le pauvre mâle doit cheminer pour parvenir à ses fins. Je le soupçonne fortement de s’être fait plaisir (dans tous les sens du terme!) en écrivant certains chapitres où son alter ego (???) redécouvre les joies du célibat. C’t'un vrai gars…
Sa plume et son humour très efficace sont accessibles sur son blogue, que j’ai découvert au hasard d’un clic quelques jours avant de commencer à lire son roman. C’est d’ailleurs une tendance in dans la confrérie des jeunes auteurs de cette génération, excellente façon d’exercer leur prose et d’attirer de futurs lecteurs. Entre autres Dickner, Chabot, Brisebois, Simard, Simard, Simard et Simard!
