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Émilie Simon à Québec

Émilie Simon est craquante. Son look - irrésistible - de petite poupée dans sa robe fleurie, son sourire à faire plier les genoux, sa façon de dire “merci” tel une petite fille à qui on vient de donner un bonbon… craquante! Si ce n’était d’Epicure, je serais présentement sous la fenêtre de la chambre d’hôtel d’Émilie en train de lui chanter la pomme. (Et ce serait un désastre, je sais, mais laissez-moi rêver 30 secondes)
Émilie Simon est aussi une sapré bonne musicienne. Elle l’a prouvé ce soir à la salle Jean-Paul Tardif du Collège St-Charles Garnier. Accompagnée de ses deux complices, un percussioniste qui percutait tout ce qu’il pouvait trouver et un bidouilleur qui connaît ça l’électricité, Émilie a offert une performance musicale de haut voltige qui a ravi une foule mélomane conquise d’avance.
Ce qui m’a le plus étonné dans ce concert, c’est la façon dont ces trois-là s’y sont pris pour reproduire la richesse et l’éclectisme du son et des arrangements des trois albums de Mme Simon. La scène ressemblait d’ailleurs à un atelier d’électronique où les nombreux gadgets côtoyaient harmonieusement les guitares et le piano. Émilie s’est surtout concentrée sur ces deux instruments, en plus de s’amuser à modifier la texture de sa voix à partir d’un dispositif de l’an 3000 placé sur son bras gauche. Et puisqu’on en parle, j’ai été heureux de constater qu’Émilie a complètement abandonné le “pitch” de voix de chipmunk qui caractérisait les pièces de son premier album. J’avais ce soir parfois l’impression d’entendre Björk, d’autant plus que la musique d’Émilie Simon se rapproche parfois de celle de l’Islandaise hallucinée. Epicure m’a aussi mentionné Kate Bush et Tori Amos.
Quant aux chansons, on a eu droit à une bonne partie des pièces de Végétal et du premier album. Je ne crois pas avoir entendu quoi que ce soit de la trame sonore de La marche de l’empereur. Elle nous a de plus fait cadeau d’une version groovy de “Mercy Street” de Peter Gabriel (visiblement une référence) et d’une autre, version piano solo, de “Come As You Are” de Nirvana. Une chanson m’a particulièrement mis sur le cul : “Chanson de toile”, la dernière pièce du premier album. Aérienne, sensible, magique. Dis-donc Émilie, tu viendrais me la murmurer à l’oreille celle-là, à mon anniversaire?
Je vous plains d’avoir passé à côté de ce spectacle génial. Émilie Simon, sous des dehors de petite fille fragile, cache une artiste immense qui étonne sur disque et explose sur scène. Décidément une belle découverte. Dans tous les sens du terme!
Martin a écrit, le 6 août 2007
Éric ?!? L’identité de Burp vient d’être révélée au grand jour !!!
Je suis officiellement jaloux ! Cela devait être tout un spectacle. La salle du Collège St-Charles Garnier s’apprête-t-elle bien à ce type de spectacle ?
Burp a écrit, le 6 août 2007
@ Martin : Il s’agit d’une très vieille salle à l’acoustique so-so. On y est aussi plutôt mal assis. Mais quand le show est bon…

Arnaud a écrit, le 6 août 2007
Salut à vous deux
Bien content de t’avoir revu Eric, d’avoir fait la connaissance de ta “tendre moitié” et d’avoir découvert ton goût pour les “petites filles qui aiment les bonbons”!. Extrèmement heureux d’avoir assisté à ce moment magique également, le ventre de Catherine s’en souvient encore! Excellent spectacle en effet (malgré une piteuse première partie donnée par Stéphane Richard et son Mac!), tout à fait d’accord avec les comparaisons Émilie Simon/Kate Bush.
J’espère vous recroiser bientôt.