Vues sur l'actualité et la scène culturelle

De Québec, du Québec et d'ailleurs.

Epicure Monique Giroux à Espace Musique

Aujourd’hui c’était le premier jour de l’an un. C’est aujourd’hui que débutait la nouvelle émission de Monique Giroux, passée de la Première Chaîne à Espace Musique. Déjà, juste prendre le beat, c’est pas évident. À la gestion de « Espace Musique en AM » vers « Première Chaîne en PM », on ajoute maintenant une nouvelle étape pour retourner à Espace Musique à partir de 16h. Vigilance et rigueur sont de mises pour y penser!

Peu à dire sur la formule. Émission diffusée devant public à partir du café de la Cinémathèque Québécoise, on a droit à des entrevues et des perfos pendant une heure trente. Aujourd’hui on y a entendu Clémence Desrocher, Catherine Major, Carol Welsman et les Frères Diouf. À part la frébrilité d’une première et l’aspect feutré du studio remplacé par le je-ne-sais-quoi d’un enregistrement dans un lieu public, on n’est pas trop dépaysés. C’est du Monique Giroux et ça promet.

Non, je ne crois pas avoir trop de problème à m’adapter à la Monique version Espace Musique. En fait, c’est plutôt la Première Chaîne “sans” Monique avec laquelle j’ai un peu plus de misère. Plus précisément Fréquence Libre “sans” Monique et “avec” Philippe… À la lecture d’un texte d’Hugo Dumas j’avais osé espérer l’arrivée d’Alexandre Courteau (allumé et hyper compétent en musique émergente) à la barre de Fréquence Libre, mais ça ne s’est pas avéré. Philippe Fehmiu est peut-être ben fin, mais j’ai de la difficulté avec son style. J’y peux rien, incompatibilité personnelle. Reste à voir si c’est vrai qu’on a opté pour un animateur de transition d’ici les fêtes et qu’une décision sera prise pour la suite des choses en janvier. À suivre.

Écrit par Epicure le 1 décembre 2008  |  Tags: ,   |   1 commentaire

Burp 52 livres en 52 semaines: Miserere

Miserere

On n’a pas besoin de se taper tous les livres de Jean-Christophe Grangé pour déceler des patterns récurrents qui ont contribué au succès de cet auteur un peu twisté sur les bords. Miserere, son plus récent, est aussi composé du même type d’ingrédients, à savoir:

- Le livre s’ouvre sur un meutre sordide et inhabituel (Grangé a vraiment de l’imagination!).
- L’enquêteur, pas tout à fait sympathique, est lié émotivement à l’affaire en raison de son passé trouble.
- D’autres meurtres encore plus sanguinolents et flyés brouillent les pistes.
- De mystérieuses forces surnaturelles sont-elles en cause?
- Une fin tirée par les cheveux laisse tous les intervenants écorchés à jamais.

    En fait, là où Grangé diffère des autres auteurs de polars, c’est dans la façon d’intégrer le mystique et le surnaturel dans son récit. Cela lui donne entre autres pleine liberté dans l’évocation des meurtres, qui sont franchement dégueux et, disons-le avec perversité, bien imaginés. Par exemple, dans Miserere, le meurtre déclencheur est celui d’un vieux chef de chorale chilien qui baigne dans une mare de sang près de l’orgue d’une église de la communauté arménienne de Paris. Coups de couteaux? Balle dans la tête? Pas avec Grangé. On lui a défoncé les deux tympans, la douleur intense a provoqué une crise cardiaque.

    Ayoye. Je vous jure que j’y vais mollo avec le Q-tip depuis deux semaines. Qui plus est, les pistes laissent croire que le meurtre aurait été fait par des enfants. Twisté, je vous dis.

    S’ensuit la séquence décrite plus haut. À ce titre, Miserere n’est pas meilleur ni moins bon que les autres romans de Grangé. L’auteur a cette qualité de nous faire lire 5 chapitres alors qu’on prévoyait n’en lire qu’un et vous pouvez être sûr que le dénouement sera imprévisible. Personnellement je trouve qu’on y va un peu fort dans le sordide et le gore mais laissons à l’auteur ses petits plaisirs (sic)…

    Si vous n’avez jamais lu de livres de Jean-Christophe Grangé, vous découvrirez Miserere avec beaucoup d’intérêt. Moi j’ai quand même préféré Les rivières pourpres et Le serment des limbes, mais celui-ci se situe pas très loin derrière. Et, pour une première fois, Grangé s’est permis une fin ouverte. Y aura-t-il une suite?

    Écrit par Burp le 30 novembre 2008  |  Tags:   |   1 commentaire

    Burp Zébulon au Cabaret du Capitole

    Zébulon

    Il y a quelque chose de réconfortant dans le fait de revoir Zébulon dans notre paysage musical. Et chanceux que nous sommes, le groupe avait choisi Québec pour effectuer son grand retour sur scène. En entrant dans un Cabaret du Capitole plein au trois quart, je pensais à ces soirées jadis où Zébulon mettait le D’Auteuil sur le cul avec une combinaison décibels-énergie que l’on ne retrouvait pas sur ses albums. J’avais donc bien hâte de renouer avec lui.

    Avant tout, impossible de ne pas parler de Urbain Desbois qui a ouvert la soirée à la surprise de tous. Accompagné uniquement d’un batteur, Urbain a mis la table de façon très dynamique surtout avec ses interventions pissantes et absurdes. Lors de sa dernière chanson, l’intensité a monté d’un cran alors que les membres de Zébulon sont entrés sur scène, instruments acoustiques en main, pour acompagner Urbain sur “Survicissitude“. Très bonne idée de transition entre première partie et headliner puisque Zébulon est demeuré sur la scène pour entamer immédiatement son spectacle.

    Messieurs Déry, Déry, Marchand et Quirion étaient heureux hier. Pour montrer combien ils s’étaient ennuyé de nous ces 11 dernières années, ils ont choisi de passer la première partie du spectacle tout près du public, à l’avant-scène, dans le cadre d’un set exclusivement acoustique. “Les femmes préfèrent les ginos”, “Adam et elle”, “Libido”, “Belzébuth”, “Y a pas d’mérite”, “Casino”… quel bonheur de constater que les classiques n’ont pas pris une ride!

    À voir la batterie d’Alain Quirion et la guitare électrique d’Yves Déry qui reposaient derrière lors de cette longue introduction, il devenait évident que la seconde partie serait consacrée aux chansons plus rock. En effet. Le groupe l’a attaquée avec la nouvelle “Mars ou Vénus” (qui aurait “fitté” sans problème sur un des deux premiers albums) et a poursuivi dans cette veine pendant une heure intense en électricité. Mes moments préférés: “Adrénaline”, “Ça fait mal en d’dans”, “Apocalypse”, la superbe “Y fait chaud” et, bien sûr, l’incontournable et culte “Marie-Louise” en rappel.

    Déception: où était “Pas capable”, la pièce rock par excellence du répertoire du groupe? À voir les quelques difficultés qu’avait Marc Déry de rendre les hautes notes de certaines chansons d’il y a 15 ans, peut-être était-il tout simplement… pas capable. Aussi, j’ai sacré contre la mauvais balance sonore dans la seconde partie qui accordait tout l’espace à la guitare et la batterie. On avait vraiment de la difficulté à entendre les voix. Quelqu’un peut-il souligner à l’ingénieur de son que les paroles chez Zébulon sont aussi importantes - sinon plus - que la musique?

    Malgré cela, Zébulon a assuré sans problème sur scène, là où il est à son best. Après pareille performance, on espère que Zébulon cuvée 2008-2009 ne sera pas qu’un trip momentané.

    Écrit par Burp le 29 novembre 2008  |  Tags: ,   |   4 commentaires

    Burp Nouveautés musicales - 25 novembre 2008

    Après Daniel Bélanger, c’est au tour de Dumas de sortir un album surprise la semaine prochaine. Ça s’intitulerait “Nord” et il s’agirait d’un album expérimental. Dumas aurait donc son Déflaboxe? Ben hâte d’entendre ça. On peut déjà en avoir une petite idée sur son site officiel. Avertissement: si comme moi vous surfez sur Firefox/Mac, vous aurez droit à une page stroboscopique. Tssk tssk…

    Les nouveautés cette semaine:

    image Coldplay
    Prospekt’s March
    Un mini-album de 8 pièces composé de restes de Viva La Vida. Le rapper Jay-Z joint le groupe pour une reprise de “Lost”. Le résultat n’est pas très heureux dans ce cas-ci mais dans l’ensemble, le produit est très digeste.
    image La Compagnie créole
    O! Oh! Obama
    La Compagnie créole, formation hautement politisée s’il en est une, étale tout son talent en hommage au président élu avec ce single. Allez, faites-vous plaisir! Un petit 1,98$ sur iTunes! Ça ne fait pas rire que les oiseaux.
    image Guns N’ Roses
    Chinese Democracy
    Peter Gabriel a sorti plus d’albums que GN’R depuis 1992. C’est dire. À mon avis, l’album n’est pas aussi mauvais qu’annoncé. C’est juste qu’on dirait une grosse soupe qui mijote depuis 17 ans dans laquelle on ajoute de nouveaux ingrédients à chaque année. Un m’ment d’né, ça goûte tout et rien.
    image Jorane
    Dix
    Un best of des dix ans de carrière de la jolie Jorane. En prime, on retrouve 10 pièces tirées de ses compositions pour le cinéma.
    image Justice
    A Cross The Universe
    Album en spectacle du duo électro français, dignes héritiers de - et meilleurs que - Daft Punk. Les live élctro me laissent froid d’habitude mais celui-ci à l’air de tout arracher.
    image The Killers
    Day & Age
    Sont ben populaires, les Killers. Hot Fuss était bien, Sam’s Town était bof. On verra avec celui-ci.
    image The Fireman (Paul McCartney)
    Electric Arguments
    Pourquoi McCartney se cache-t-il derrière un pseudo pour cet album aventureux? Pour ne pas déstabiliser les fans de ses albums solo insipides? Reste à voir si Electric Arguments deviendra plus qu’une simple curiosité.
    image Tricot Machine
    Tricot Machine chante et raconte 25 décembre
    Pensez-vous que Tricot Machine fera encore de la musique poche pour vieux freaks de Passe-Partout dans 10 ans? Entéka, le (bad) trip se poursuit sur cet album de chansons de Noël re-visited.
    image Scott Weiland
    Happy in Galoshes
    Mon Dieu, à le voir tituber sur les Plaines avec Stone Temple Pilots cet été, je n’aurais jamais pensé qu’il serait encore vivant quelques mois plus tard, et encore moins de le voir sortir un second album solo. Cré Scott.

    Écrit par Burp le 25 novembre 2008  |  Tags: ,   |   1 commentaire

    Epicure Fin de semaine culturelle en 3 temps

    Optimisation. Efficacité. Plaisir! En fin de semaine, nous avons transformé un voyage de 2 jours à Montréal en véritable expédition culturelle. Bref tour d’horizon de ce quasi-marathon.

    Vendredi PM - Le Salon du livre de Montréal

    L’étourdissement nous prend dès qu’on franchit l’entrée. Trop grand, trop d’auteurs, trop de livres! Y qu’on aime ça! Ça nous prendrait des yeux tout le tour de la tête et surtout un porte-feuille aussi grand que la Place Bonaventure pour s’acheter tout ce qui nous fait envie.

    Arrêt au kiosque de La Pastèque pour se procurer le magnifique Quelque part au début du XXIe siècle, sous la direction de Nicolas Langelier. Bonne nouvelle de la journée : le prochain Paul est pour 2009!

    Des bonjours aux gentils amis de chez Septentrion ensuite gros intermède chez Alire, où un sympathique monsieur passionné nous transmet son enthousiasme contagieux. On repart avec Ysabel, La mémoire du lac et La nébuleuse iNSIEME. 2è bonne nouvelle de la journée : le prochain Pelletier est pour 2009!

    On joue un peu les groupies au kiosque de Radio-Canada où l’on ne peut résister à l’achat du DVD de la première saison des Pieds dans la marge, surtout que les “pieds” sont là en personne pour signer notre copie! C’est pas un livre mais on est très contents quand même!

    J’achète une copie du Ciel de Bay City de Catherine Mavrikakis qui croule sous les bonnes critiques et qui vient de remporter le Grand prix du livre de Montréal, mais malheureusement ce n’est pas encore l’heure des dédicaces. Je me reprends avant de quitter le salon au kiosque de Québec-Amérique où, juste pour me faire plaisir, Stéphane Dompierre dessine un bel ours qui fait « Grouuuuuuu », dans mon exemplaire de Jeunauteur.

    Vendredi soir - Le mystère d’Irma Vep

    Pas grand chose d’autre à ajouter que ce qu’on a déjà dit en février et en juin 2006. Irma Vep, c’est notre Broue à nous autres. Si c’est possible, on a encore plus ri que la dernière fois. Serge Postigo et Eric Bernier (Ah! Eric Bernier!) sont des dieux de la scène et on risque d’y retourner encore et encore… Si vous aviez besoin d’un autre argument béton pour vous convaincre du génie de cette pièce, c’est la meilleure Blonde du web qui a traduit le texte de Charles Ludlam. Vous comprenez maintenant? C’est encore présenté du 2 au 6 décembre à Laval. Courez!

    Samedi PM - Warhol Live

    Andy Warhol
    n’avait pas le même type de cerveau que tout le monde et l’exposition que lui consacre le Musée des beaux-arts en fait la preuve! La musique, la danse, le cinéma, la photographie, rien ne lui a échappé. On passe un beau moment à se remplir les yeux de son génie créateur et on a presque le goût de succomber devant une tasse à 42,00 $ dans la boutique du musée en sortant. Bientôt, juré, je me tape sa bio qui traîne dans notre bibliothèque depuis des années. Expo à voir avant le 18 janvier.

    Et maintenant, on fait quoi en fin de semaine?

    Écrit par Epicure le 24 novembre 2008  |  Tags: , , ,   |   2 commentaires

    Burp Daniel Bélanger - Joli chaos

    Daniel Bélanger

    Un peu difficile à croire les copains mais il y aura un nouveau Bélanger chez votre disquaire demain matin. Il s’intitule Joli Chaos et contient 29 pièces.

    Calmez-vous. Je ne parle pas de 29 nouvelles pièces. Joli chaos est d’abord un best of comprenant 19 chansons tirées de tous ses albums (à part Déflaboxe et du triple album live Tricycle) et de 10 chansons inédites qui me semblent sortir tout droit des sessions d’enregistrement de ses albums studio.

    Pas grand chose à dire des morceaux choisis pour le best of . L’album s’ouvre sur "Sèche tes pleurs", la pièce qui a tout commencé. Au fait, ça fait combien d’années que vous l’aviez entendue, celle-là? Bien content qu’on ait inclus la souvent négligée "Quand le jour se lève". Évidemment, les classiques "Opium", "Sortez-moi de moi", "Imparfait", "Fous n’importe où", "Dans un spoutnik" et le récent "La fin de l’homme" sont aussi au rendez-vous. Selon moi, le grand absent de cette compilation est sans aucun doute "Les temps fous", avec une mention honorable pour "Primate électrique" et "Chante encore". Mais en général, vous vous tiendrez loin du fastforouarde. On réalise au fil de l’écoute que le catalogue entier - ou à peu près - de Bélanger est un best of .

    Quant aux 10 nouvelles chansons, elles n’ont évidemment pas la qualité et le fini des 19 précédentes (quoique certaines…). Il s’agit après tout, de left-overs . Mais en général j’avoue avoir été agréablement surpris.

    Quelques impressions en vrac, pièce par pièce.

    "Jamais content" : feeling électro-ludique à la Déflaboxe. Pas mauvais du tout. Cool les trifouillages électroniques sur le second couplet.

    "Cest la loi" : pièce rock un peu rétro sur les bords. Je parie que c’est Rick Haworth qui se démène avec son bottleneck à l’arrière plan.

    "En ce monde" : ballade qui débute en piano-voix mais fait place à des arrangements de corde un peu pompeux et cheesy dès le premier refrain. Ça ne ressemble pas beaucoup à Daniel.

    "Les criquets" : aurait fort bien figuré sur Rêver mieux. Une superbe mélodie et de doux arrangements électroniques font de cette pièce ma préférée du lot.

    "Soleil gratuit" : se situe musicalement entre Rêver mieux et L’échec du matériel. J’opte pour la seconde option en raison du propos. Je sens que je vais avoir les "pa-pa-la-la" dans la tête pour le reste de la journée. Très belle chanson.

    "Étreintes" : extrait que l’on entend depuis quelques semaines déjà. Du Bélanger vintage avec ses arrangements simples de guitares folk et de percussions discrètes appuyant une jolie mélodie et la poésie singulière de notre chanteur québécois préféré.

    "L’aiguiseur de ciseaux" : variation bizarroïde sur "Le Parapluie" de Quatre saisons dans le désordre. Curiosité, sans plus.

    "Imparfait (mix inédit)" : se rapproche de très près de l’original. À part les effets de batterie en moins, je ne vois pas d’autres différences majeures.

    "Joli chaos" : pièce rock plutôt faible, la production aseptise le tout. J’ai l’impression que cette pièce pourrait vraiment décoller en spectacle.

    "Le dernier souffle" : très belle chanson où Bélanger semble s’adresser à son père. On ne l’a jamais connu si introspectif.

    Alors, vous achetez ou pas? Connaissant le rythme de publication de Dan, je vous conseille vivement de vous procurer Joli Chaos . Pour ça et pour le plaisir de découvrir du matériel un peu plus marginal de cet artiste incontournable.

    Écrit par Burp le 24 novembre 2008  |  Tags:   |   6 commentaires

    Epicure Joli Chaos - Un album double de Daniel Bélanger !

    Il y a une dizaine de jours, Le Disquaire avait semé des graines au sujet de ce mystérieux projet. De fil en aiguille, à l’aide de quelques indices et de 2-3 clics, je viens tout juste de découvrir ce dont il parlait et qui sera annoncé à Tout le monde en parle ce soir : Daniel Bélanger sort un album double Joli Chaos, ce mardi 25 novembre! Un CD compilation et un autre qui comprend 10 inédits!

    Me croyez-vous si je vous dis que j’ai hâte à mardi?!!!!!

    Écrit par Epicure le 23 novembre 2008  |  Tags:   |   1 commentaire

    Epicure 52 livres en 52 semaines : Mercredi soir au Bout du monde

    Mercredi soir au Bout du monde

    Déjà le #6 sur 52, pour notre défi de lectures amorçé à la mi-octobre. Cette semaine un roman qui a eu un beau succès d’estime à sa sortie l’an dernier, Mercredi soir au Bout du monde de l’auteure québécoise Hélène Rioux.

    Ce n’est pas une coquille, il y a bien une lettre majuscule à bout, car le Bout du monde est le nom d’un petit restaurant de quartier. Le resto du coin plutôt commun, où se retrouve une bande d’habitués et où on y sert un menu du jour pour pas trop cher. C’est le point de départ d’une série d’histoires reliées entre elles par une galerie de personnages, que l’on retrouve parfois où on ne les attendait pas.

    Avant de commencer ma lecture, je m’attendais à ce que ce Bout du monde du titre soit au centre de l’histoire, lieu de prédilection de toutes les rencontres. Sans dévoiler de punchs, il s’agit plutôt du lien qui sert à boucler la boucle. L’histoire y débute et s’y termine. Entre les deux, quelques 200 pages, qui racontent en 13 chapitres, des tranches de vies reliées entre elles par le destin.

    Vous connaissez tous ces films chorales à la Short Cuts où plus récemment Crash (celui de Haggis et non celui de Cronenberg), le plaisir de découvrir les liens insoupçonnés des personnages entre eux et la surprise quand on révèle l’impact que peut avoir certaines décisions des uns sur la vie des autres, qu’ils soient des proches ou de parfaits inconnus. Et bien ce roman est inspiré de ce modèle. Hélène Rioux est habile, ses histoires ne sont pas cousues de fil blanc et on ne voit pas arriver leur chûte 100 milles à l’heure. On sent par sa plume qu’elle a publié de la poésie, certains chapitres s’en inspirent et sa culture littéraire y transpire, alors que dans d’autres cas on fait plutôt face à des descriptions du quotidien dans un langage plus terre-à-terre et cru, à l’image de ses personnages.

    L’exercice est assez réussi mais personnellement j’ai un peu décroché au 2/3 de ma lecture. Le dernier tiers m’a moins captivé, peut-être par manque d’intérêt ou de sympathie envers les personnages qu’on y raconte. Ça fait partie du principe, mais j’aurais aussi beaucoup apprécié connaître la conclusion de certaines intrigues. On finit notre lecture sans que les fils soient tous attachés et dans certains cas je suis restée sur ma faim. Bonne lecture malgré ces bémols.

    Écrit par Epicure le 23 novembre 2008  |  Tags:   |   aucun commentaire

    Burp La nouvelle toune à Dan

    Epicure vous parlait l’autre jour de la nouvelle chanson de Daniel Bélanger. Si ça vous tente de l’entendre tusuite, go les jambes.

    Écrit par Burp le 20 novembre 2008  |  Tags:   |   aucun commentaire

    Epicure Andrea Lindsay au Théâtre Petit Champlain

    Quelle soirée charmante! C’est le qualificatif qui me vient spontanément en tête en repensant au spectacle auquel j’ai assisté ce soir. Dès le départ, Andrea Lindsay n’est pas banale. Une anglophone de l’Ontario, plutôt francophile sur les bords, qui décide de composer et chanter en français. Un genre de Pascale Picard, mais à l’envers!

    Son univers sur scène nous plonge dans des ambiances très sixties, d’une part avec son look de jeune fille sage et ses mélodies qui flirtent entre le rétro et la modernité. Elle se permet d’ailleurs de petites incursions dans le répertoire français de l’époque avec deux délicieuses interprétation de Gainsbourg, Le poinçonneur des lilas et L’anamour. De plus elle a choisi de chanter pour l’une des premières fois sur scène, Le tourbillon, «ze» classique de Jeanne Moreau tiré de Jules et Jim, mais dans une version qui m’a beaucoup rappelée la reprise de Vanessa Paradis.

    Sa voix, qui semble fragile à prime abord (elle parle avec un accent à la Birkin «sooooo charming»!) est capable d’une douce puissance (ça se dit?) étonnante. En plus du français et de l’anglais (of course!), elle chante également en portugais et même en suédois. Un mélange, somme toute bien dosé, de chansons tirés de son album La bonne étoile, de reprises parfois surprenantes (Le chat du café des artistes de Ferland entre autres) et quelques nouvelles pièces. Elle a très bien su s’entourer avec 4 musiciens sur scène avec elle, dont une contrebasse et un violoncelle qui donnent une belle couleur à l’ensemble.

    Petit bonbon pour le rappel, un duo avec sa bonne copine Brigitte St-Aubin, dont j’ai beaucoup aimé le premier album Être, avec qui elle a fait une longue tournée en 2007. Une toute nouvelle chanson, Saison de verre, dont la musique est signée Andrea Lindsay et les paroles Brigitte St-Aubin.

    Le type de soirée dont on a besoin en plein mercredi de novembre froid comme au pôle nord! Andrea est en tournée à peu près jusque là-bas d’ailleurs, une cinquantaine de dates d’ici le mois de mai. À découvrir, c’est encore plus convaincant sur scène que sur CD.

    Écrit par Epicure le 19 novembre 2008  |  Tags: ,   |   2 commentaires

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