Vues sur l'actualité et la scène culturelle

De Québec, du Québec et d'ailleurs.

Epicure Epicure passe au Salon

Ce billet est classé dans la catégorie «lecture» because ça concerne le Salon du livre, toutefois par sa teneur il aurait facilement pu être classé sous «médias»…

Martine a beau être allée à l’école, à la ferme ou même en mongolfière, Epicure la chanceuse est allée au Salon du livre! Enfin mon Noël à moi, passer la journée dans la plus grande librairie en ville, le Palais des Congrès de Québec. Je passe vite sur les milliers de livres qui sont doux et qui sentent bons car, pas de scoop ici, ce sont exactement les mêmes livres que ceux que l’on trouve déjà en librairie. Ce qui est particulier et que j’apprécie le plus d’un tel salon ce sont plutôt les rencontres d’auteurs, d’autant plus lorsque ces rencontres-là ont lieu dans le cadre d’émissions de radio dont je suis déjà une fidèle auditrice. Ce n’est un secret pour personne (enfin ceux qui viennent régulièrement faire leur tour ici) je souffre d’une certaine dépendance radio-canadienne particulièrement pour Indicatif Présent et Fréquence Libre, et au Salon j’ai pu vivre «la totale» c’est-à-dire j’ai assisté à ces 2 émissions en direct.

Bon, en plein jour un vendredi, mettons que je fais baisser la moyenne d’âge du public. De la p’tite madame, y en a en masse! Pis voir des vedettes, y aiment ça les p’tites madames! Marie-France Bazzo cause toujours le même choc lorsqu’elle apparaît avec ses quelques 6-7 pieds, ça impose le respect. Moi ça me gêne tout l’temps quand à ce moment-là les p’tites madames se mettent pas trop subtilement à chuchoter entre elles : «R’garde c’est elle! C’est elle!». «Ouais, est grande hein?». «Y qu’est donc bonne!». Et ça c’est quand elles ne sont pas occupées à se chicaner pour une place assise. «Vous pouvez pas prendre la place, c’est pour ma soeur pis a va arriver tantôt». «Ben là, c’est supposé être 1er arrivé, 1er servi pis là moi chu là pis votre soeur est pas là!». Elles ont fini par s’entendre pour que la «debout» s’assoie en attendant la soeur, mais naturellement elle a refusé de redonner la place quand la fameuse soeur est arrivée. Un peu tannant comme grabuge juste à côté de toi quand t’essaie de «regarder» une émission de radio. Si des enfants avaient agi de cette façon on les aurait probablement grondés, mais comme c’était des p’tites madames de 60-70 leurs parents n’étaient pas venus au Salon avec elles…

L’émission fût quand même délicieuse entre autres grâce à Alain Mabanckou qui par l’enthousiasme qu’il transmettait m’a donné le goût de lire sans faute son Verre Cassé, ou à Marie-Hélène Poitras qui en plus de sa job de responsable de la section musique de Voir (y a pas de sot métier hein?), a publié un recueil de nouvelles dont on dit beaucoup de bien (désolée pour ce plus que cliché) La mort de Mignonne et autres histoires. Il fût aussi particulièrement intéressant de voir côte-à-côte Nicolas Dickner qui pèse peut-être 115 livres mouillé et Bryan Perro qui ressemble à une version soft du Géant Ferré, ce lors d’une table ronde sur les goûts littéraires de quelques auteurs. C’est d’ailleurs lors de cette table ronde que l’on a su que Normand Lester s’inspire de Tintin (pensez à ploguer ça lors de votre prochain souper entre chums, c’est sûr que ça va susciter les discussions!).

Autre émission, autre public. Pour Fréquence Libre mes voisines ont maintenant 70-80. Trop charmantes! En voyant Monique Giroux : «Elle est à l’aise hein?», en comparant les coupes de cheveux que je qualifierais de minimalistes du journaliste Philippe Renaud et Chafik de Loco Locass : «C’est à mode ces ch’veux-là hein?». Pas mal plus édifiant que les chicanes du matin en tout cas! Suite à ce show dans la salle et sur la scène, je suis repartie avec une liste de bios longue comme le bras et un nouvel engouement pour Gilles Vigneault qui est vraiment tout un personnage. Son sourire coquin, son humour et sa casquette ont même réussi à faire frétiller mes 2 voisines sur leur chaise! Je dois admettre que la groupie en moi fût gâtée, Monique tout comme Marie-France en avant-midi était à la hauteur, passionnée et passionnante.

Oui, je suis sortie du Salon avec un livre. Oui, juste un. Moi je suis Miss Bibli parce que je suis trop chiche, ici c’est Burp qui fait rouler l’économie. J’ai donc choisi d’investir dans un charmant et utile bouquin qui réussira je l’espère bien, à enrichir d’agréable façon mon vocabulaire : Le Dictionnaire des Injures de Robert Édouard. Et tant qu’à avoir un billet beaucoup trop long, allons-y gaiement avec un bref aperçu pour vous mettre en appétit : ratichon, flaccus, gastéropode. Bonne fin de semaine de lecture!

Écrit par Epicure le 22 avril 2006  |  Tags: ,

Un commentaire

Lyne a écrit, le 23 avril 2006

Je vais sûrement ajouter ce dictionnaire des injures à ma collection. J’ai déjà celui des Pensées politiquement tordues ou on peux lire la définition de majorité: ” La majorité a toujours tort. Parce qu’elle est composée d’imbéciles. La minorité est aussi composée d’imbéciles. Mais ils sont moins nombreux. ” (Léo Campion). Ça me fait du bien de penser ça quand je perds mes élections ;-)

Envoyer un commentaire




Burp
 


chfelee