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Burp Hairspray vu du gars

La première de Hairspray avait lieu dans la zone hors-taxe de l’aéroport ce soir. J’exagère à peine. Sur présentation de notre billet, un sympathique gros agent de sécurité nous demande si on a un cellulaire. Epicure avait le sien. “Vous devez le rapporter à l’auto. Pas de cellulaire dans la salle”. Ah, excellente initiative m’sieur. Après tout, avec mon nouveau cellulaire doté d’un micro hyper-puissant pour capter clairement tous les dialogues et une capacité de disque dur pour emmagasiner deux heures de vidéo, vous faites bien de l’interdire. Non mais! Et c’est pas tout. Pour pousser l’opération d’anti-piratage plus loin, on nous “scanne” avec un détecteur de métal à l’entrée de la salle. Une fouille rectale peut-être? Hey le zouf, tu me laisses passer ou bien je te fais voir le fond de ma chaudière de gazeuze à 4,50$ ?

Bon, le film maintenant.

Hairspray est tiré d’une comédie musicale de Broadway qui elle, était tirée d’un film de John Waters réalisé en 1988. Je n’ai malheureusement pas vu le film original, mais connaissant un peu le style de Waters, je vous gage mes bobettes léopard que le ton initial s’est éclairci. Hairspray 2007 est léger comme une mousse de nombril et sucré comme une grosse molle à la vanille saupoudrée de cristaux de Cool-aid. J’avoue que je m’attendais à un peu plus de substance, un peu plus de subtilité surtout après avoir lu les nombreuses critiques dithyrambiques. Mais non, il s’agit plutôt d’une bonne vieille comédie musicale hollywoodienne, avec une chanson aux cinq minutes. Si le poil vous levait quand Julien (Grégory Charles) s’installait au piano dans Chambre en ville, n’allez pas voir Hairspray.

Parlant de non-subtilité, la morale du film, bien grasse, n’est pas parvenue à passer outre ma gorge. L’intolérance face à la différence, Disney nous la sert à chaque fois; j’aurais apprécié un break cette fois-ci. J’avoue qu’il fallait s’y attendre puisque le film raconte l’histoire d’une jeune fille d’environ 3 pieds 8 pouces et de 180 livres qui tente de devenir vedette d’un spectacle de danse dans le Baltimore raciste de 1962. Cette jeune fille est d’ailleurs bien rendue par Nikki Blonsky, une toute nouvelle venue issue des auditions. Miss Blonsky ressemble à une poupée bout’chou grandeur nature heureuse d’être contente. Dès les premières minutes, vous serez en mesure de décider si vous l’aimez comme votre propre fille ou bien si vous voulez la gazer. Personnellement je l’ai trouvée plutôt sympathique.

Les numéros musicaux sont très bien chorégraphiés (le réalisateur est d’ailleurs chorégraphe) et les pièces, un mélange de rock ‘n roll et de rhythm n’ blues pour la plupart, sont entraînantes et bien interprétées. Le jeu des acteurs est top-notch aussi. John Travolta est irrésistible en mère poule obèse et son Cristopher Walken de mari réussit à nous faire oublier ses rôles de psychopates et désaxés.

Pour être honnête, je ne suis vraiment pas le public-cible de ce film. Epicure, qui rédige sa propre appréciation derrière moi, aura sans doute un point de vue différent. Elle semble avoir bien aimé, à en juger par notre discussion dans l’auto. J’ai eu le malheur de m’attendre à une comédie teintée de cynisme et parsemée de numéros musicaux; j’ai eu plutôt droit à un film pour TRÈS grand public avec des bons sentiments à la pelle et des numéros musicaux mur à mur. Si c’est votre trip, vous vous pourrez pu.

Écrit par Burp le 19 juillet 2007  |  Tags:

Un commentaire

Yvan L a écrit, le 21 juillet 2007

Je pencherais en faveur du gars pour ce film, quoique ma curiosité est titillée.Titillation quand tu nous tiens.
Plutôt en verve le gars! (Chaudière de gazeuse, elle est bonne)

“Monsieur prendra bien une auge à popcorn avec sa chaudière?”

Une auge, une chaudière, le bonheur :)

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