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Epicure Indépendance

Indépendance

J’en ai déjà parlé ici, mon travail m’amène parfois au théâtre. Loin d’être un sacrifice, le théâtre est un art qui me rejoint beaucoup. Me faire raconter des histoires, moi j’adore, et hier soir on m’en a raconté toute une avec Indépendance de Lee Blessing présenté à Premier Acte.

Ça peut paraître réducteur de dire ça mais j’ai eu l’impression d’assister une pièce de théâtre comme dans le temps, à l’époque où j’ai découvert ce qu’était assister à une représentation avec de vrais comédiens sur scène : un décor modeste, une mise en scène sobre et des actrices (dans ce cas-ci) qui livrent un texte fort, très fort. Pas d’effets spéciaux ni d’intrigues abracadabrantes, simplement la rencontre de 4 actrices de talent avec un excellent texte.

L’histoire se déroule de nos jours dans une petite ville de l’Iowa, mais pourrait tout autant se dérouler dans n’importe quelle petite bourgade de province. Trois soeurs entre 19 et trente-quelques années se retrouvent dans la maison familliale avec une mère extrêmement possessive, qui flirte avec des problèmes mentaux. L’aînée, qui a quitté la maison et n’y est pas revenue depuis 4 ans, revient au bercail et tente de resserrer les liens avec sa mère et ses soeurs. Malgré ses bons sentiments, les vieilles rancoeurs remontent vite à la surface…

Même si on sourit à l’occasion, on est loin de la comédie. La culpabilité des filles côtoie l’égoïsme de la mère, et les soeurs vivent chacune avec des préoccupations et des intérêts qui les éloignent les unes des autres plutôt que de les unir.

Les quatres actrices offrent des performances éblouissantes et comme il s’agit d’une reprise, car la pièce a déjà été présentée l’an dernier, on sent leur maîtrise du texte et leur plaisir de jouer. Véronique Aubut, Ansie St-Martin, Marie Frédérique Auger et Annick Fontaine m’ont vivement impressionnées et beaucoup touchées. Bonne idée aussi que cet enrobage musical avec Vincent Bélanger et son violoncelle qui, comme il le dit lui même dans le programme « fait entendre la détresse tout comme l’espoir de ces femmes ». Allez-y ça vaut le coup/coût, la pièce est à l’affiche jusqu’au 5 mai.

Écrit par Epicure le 25 avril 2007  |  Tags:

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