Vues sur l'actualité et la scène culturelle
De Québec, du Québec et d'ailleurs.
Je blogue moi non plus…
Une des raisons pour laquelle je n’aime pas écouter Christiane Charette en travaillant, c’est que je ne peux pas écouter Christiane Charette en travaillant puisque JE TRAVAILLE. Quand on laisse sonner le téléphone juste un p’tit coup de plus pour entendre une fin de phrase, quand notre oreille droite collée sur le récepteur jalouse l’oreille gauche parce que cette dernière capte quelques bribes de ce qui se discute à la radio, ça veut dire que c’est peut-être mieux d’écouter les chansons de Sophie…
Ce matin j’ai malgré tout réussi à entendre certains échanges intéressants lors de cet éternel débat sur la pertinence et le bien fondé du blogueur non-journaliste qui tient salon sur le web. Cette fois-ci l’origine de la discussion vient du ras-le-bol de Patrick Baillargeon (chef de pupitre section musique au magazine Ici et blogueur à ses heures) qui dénonce l’incompétence du blogueur moyen : «À part quelques pages alimentées par de vrais spécialistes ou des journalistes qui ont fait leurs preuves, je n’ai aucune estime pour 90% des blogues sur lesquels je suis tombé au fil de mes pérégrinations sur le web». Et toc!
Hé non, nous de la blogosphère ne sommes pas tous de vaillants journalistes qui faisons moults recherches et enquêtes avant de déblatérer nos états d’âme à la face du monde. Notre propos n’est pas toujours pertinent et notre prose souvent inadéquate. À ce je répondrai simplement : Pis?
Je ne veux surtout pas défendre n’importe quel creton qui raconte les aventures de son noble nombril, mais malgré que j’ai encore quotidiennement besoin de ma dose de journal, la lecture des blogues fait maintenant aussi partie de mon univers «informatif». De ce que j’ai entendu, Nicolas Langelier et Patrick Lagacé ont fait valoir leur point de vue de blogueurs et semblent bien avoir défendu la «cause». À écouter en reprise lundi soir ou bien via le lien sur le site de l’émission.
Michael a écrit, le 23 janvier 2007
C’est drôle, je n’ai aucun intérêt pour ce qu’écrivent environ 90% des journalistes. Mais puisqu’il y a pas mal plus de blogues que de journaux maintenant, il semble que dans l’absolu, ils sont destinés à perdre. :)
Si il en coûtait zéro dollars pour créer un journal, il y aurait autant de “crap” que sur le Web. De toute manière, l’important c’est de trouver le 10% de publications qui nous intéressent et d’y rester.
À moins que M. Baillargon lise aussi le Allô Police, j’imagine qu’il sélectionne aussi ses journaux de toute manière. Au nombre de blogues qui existent, il devrait trouver de quoi lire 24 heures sur 24. Un combat d’arrière-garde quoi…

Zigounette a écrit, le 23 janvier 2007
Bien contente de voir que je n’ai pas été la seule à être irritée par les propos légèrement pédants de ces imminants journalistes.
C’est vrai que je ne fais pas partie de leur clique, tout comme la majorité des blgueurs que je lis quotidiennement. C’est vrai que je me sers de mon blogue pour faire des montées de lait et dénoncer ce qui m’irrite. C’est vrai que je ne suis pas à la lettre la démarche journaliste qui est de vérifier et contre-vérifier avant de publier des billets. Mais ai-je déjà eu cette prétention-là ??? Pantoute!
Ce que j’aime des blogues justement, c’est de pouvoir lire des contenus écrits “à la bonne franquette”. Bien sûr qu’il y a parfois des blogues poches et mal écrits, mais personne ne me force à les lire. Ça ne veut pas dire pour autant que la majorité des blogues sont mauvais et que ça ne devrait être réservé qu’aux journalistes qui semblent avoir le savoir absolu en matière de rédaction.