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Epicure Journal d’Hirondelle

Journal d'Hirondelle

Quand je voyage, je lis. Tout d’abord dans l’avion (car pour que le temps passe vite c’est pas mal plus efficace que Nacho Libre), mais aussi une fois rendue à destination. Lire en territoire étranger et en vacances en plus, ça donne une couleur particulière à un livre. On le savoure différemment, comme si le plaisir de la lecture était décuplé parce qu’on est ailleurs. Je ne comprends pas trop la philosophie derrière cette théorie, mais tout ça pour dire que j’ai profité de mon séjour dans les Europes pour lire le dernier Amélie Nothomb.

Je sais, je sais, c’est Jean Barbe qui m’a accompagnait initialement, mais je l’ai mis de côté sans en avoir lu une seule page (ce sera pour une autre fois) dès que Burp m’a gentiment offert Journal d’Hirondelle. Montée de lait de la pro-biblio-lectrice en rût : j’achèterais peut-être plus de livres si c’était aussi abordable ici. Environ 14 Euros là-bas, 24,95$ ici.

Et puis? Un bon Amélie ou pas? Définitivement bon, mais loin d’être son meilleur. J’ai déjà dit ici (c’est quand même mon 3è Nothomb depuis mes débuts sur ce blogue!) que je la préfère dans ses épanchements personnels sur sa propre vie, et dans ce cas-ci Journal d’Hirondelle fait partie de la catégorie roman «régulier».

C’est l’histoire d’un fan de Radiohead (eh oui!) désabusé suite à une douloureuse peine d’amour, et qui devient accidentellement tueur à gage. La dynamique change le jour où un contrat se déroule d’une façon imprévue, et dès lors le tueur devient obsédé par une jeune fille présente sur les lieux de son crime.

J’aime lire Amélie Nothomb. Sa façon d’écrire, son intelligence, son humour, son érudition, j’adore ça. Même si l’histoire finit par s’essouffler aux 2/3 du livre, elle réussit à garder notre intérêt malgré tout. Le mystère qui demeure à la fin du livre frustre un peu, mais d’un autre côté on comprend que l’énigme non résolue est accessoire car ce sont les sentiments du tueur qui mènent le récit et le reste importe moins. Quitte à me répéter, un Amélie même plus faible l’emporte haut la main sur bien d’autres romans fadasses.

Écrit par Epicure le 22 septembre 2006  |  Tags:

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