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Burp Karkwa au Petit Champlain

Karkwa

Beau trip de musique hier soir dans le toujours génial Petit Champlain. Karkwa y faisait sa rentrée québécoise avec le tout premier concert de la tournée du très bon Les tremblements s’immobilisent, album marquant du paysage musical québécois des deux dernières années.

Ç’a l’air de quoi (kwa?) Karkwa en spectacle? En quelques mots : ben du fun, du talent et du bruit. Les gars semblaient très heureux d’attaquer cette tournée et ça augure très bien pour les mois à venir. Déjà en ouverture de show, “La fuite” a fait lever le toupet collectif d’une audience au demeurant très favorable à la cause karkwaienne et a donné le ton pour les 90 minutes suivantes. Le chanteur-guitariste-maître de cérémonie Louis-Jean Cormier, bien que fort sympathique, s’est avéré plutôt discret dans ses interventions et c’est tant mieux. On était là pour se faire botter le cul par Karkwa et non pas pour connaître leurs vues sur le déséquilibre fiscal.

Le groupe a préféré se concentrer presque en exclusivité sur les pièces de Les tremblements s’immobilisent, ce qui m’a un peu déçu. On dit du premier album, Le pensionnat des établis, qu’il est une bonne coche en-dessous du second, mais j’aurais bien aimé entendre davantage qu’une pièce de cet album que je ne connais pas du tout. Bizarre tout de même que Karkwa semble vouloir oublier déjà un disque qu’il a produit il y a à peine trois ans.

Les moments forts? Y en a eu tout plein. Je me suis rendu compte au fil des pièces combien Les tremblements s’immobilisent regorge d’excellentes chansons. Je retiendrai toutefois la prenante “Alaska”, l’intense “La marche”, la lourde “Le coup d’état” et la propice-au-jam “Vertige”, qui nous fait aussi réaliser que Karkwa joue très bien sa musique. À souligner également l’interprétation singulière et sympathique de “Pili-Pili” par le multi-instrumentiste en bedaine Julien Sagot.

Ne cherchez plus. Si vous aimez le rock à tendance “indie”, vous avez un de ses plus beaux porte-étendards tout juste sous votre nez. Karkwa est à surveiller de très près.

Note pas rapport : aux smattes qui se pensent cool parce qu’ils s’adressent personnellement au groupe ou crient des “Let’s go Karkwa” imbéciles, je dis : vous êtes pas cool, vous avez l’air crétin et on n’en a rien à foutre. Voilà, c’est dit. Ça fait du bien, après 20 ans passées à vous subir.

Écrit par Burp le 21 avril 2006  |  Tags: ,

4 commentaires

Geneviève a écrit, le 23 avril 2006

yé!!! merci de ton commentaire sur mon blog ;)

je t’en redonne des nouvelles après jeudi soir.

Wow, je regarde vos sélections de disques et de livres et je me dis qu’on est fait pour s’entendre ;)

Epicure a écrit, le 23 avril 2006

En fait c’est Burp qui a écrit le billet sur Karkwa, mais c’est moi (Epicure) qui ai laissé le commentaire sur ton blogue (pas pu résister quand j’y ai lu que tu verrais Karkwa en spectacle cette semaine).

J’ai effectivement hâte de voir les réactions de Montréal, mais suite à l’excellente soirée que l’on a passé ici je ne suis pas trop inquiète. Bon show!

GharL a écrit, le 24 avril 2006

Bonne analyse et excellent résumé de ce merveilleux show et groupe. J’ai déjà hâte à leur prochain show.

Je suis un fan de première heure de Karkwa. J’ai aimé leur premier disque, mais le second est infiniment meilleur.

Seul bémol, j’ai été déçu qu’ils ne jouent pas “Poisson Cru” justement qui était le “hit” du premier album.

Au fait, je ne sais pas si tu le savais, mais L-J Cormier faisait partie aussi de Kalembourg qui a eux un mini-succès, mais qui est vite disparu.

JF a écrit, le 2 juin 2007

Karkwa en spectacle intime Aux berges du Lac Castor cet été le samedi 7 juillet à ne pas manquer!

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