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Epicure La mort de Mignonne et autres histoires

La mort de Mignonne et autres histoires

Les rythmes estivaux prennent bien leurs aises, ainsi va également le rythme de ce blogue. Un petit billet de temps en temps, de légères disgressions sur nos sujets de prédilections, des mises à jour qui traînent de la patte à l’occasion, bref c’est l’été mais nous sommes toujours là.

Qui dit été dit livres, qui dit nouvelle job dit moins de lecture, mais qui dit run d’autobus dit périodes propices pour lire. Je viens tout juste de remplacer la couverture de Mignonne dans le menu de droite par celle de L’attentat, mais je l’achève déjà (c’est ça que je voulais dire par mises à jour qui traînent de la patte). Livre assez choc dont j’essaierai de vous reparler bientôt, mais pour le moment on passe plutôt au mode «nouvelles» avec La mort de Mignonne et autres histoires de Marie-Hélène Poitras.

Tout d’abord Marie-Hélène Poitras a «ze job». En plus d’être auteure, cette jeune dame est en fait responsable des pages musiques du Voir Montréal. Désolée de mon sexisme d’un autre âge, mais je trouve ça vraiment cool que ce soit une fille qui ait ce poste-là. Elle sait de quoi elle parle et elle écrit bien, chose qu’elle réussit aussi dans son recueil de nouvelles.

Dans La mort de Mignonne on retrouve 12 récits qui m’ont plus à différents degrés. Ça pourra peut-être en étonner certains, mais j’ai trouvé qu’il y en avait qui étaient trop écrits. C’est bien personnel mais ce qui m’agace chez certains auteurs c’est la p’tite coche de trop, le niveau juste un peu… «trop», l’écriture qui soudain devient… «trop», un savant mélange de style intello-machin sur lequel je ne peux mettre exactement le doigt mais qui me fait décrocher. Y a peut-être le 1/3 du recueil que je dois mettre dans cette catégorie. Bien écrit certe, mais ce petit «trop» qui accroche.

Le reste? Un bien meilleur dosage. Son rapport avec les bêtes est magique. Cette ancienne cochère parle des chevaux comme ne peut le faire que quelqu’un qui les comprend très bien. 3 nouvelles en particulier ont le cheval comme personnage central ou tournent autour des chevaux, et elle réussit parfaitement à nous transmettre les émotions de ces bêtes. On voit Mignonne qui court, on souffre avec elle, on sent la fougue de Lou. Ces textes transpirent d’amour pour ces animaux et elle a sûrement connu une Mignonne et un Lou pour en parler d’une telle façon.

Lettre aux habitants de Rivière-Bleue fait parti de mes favoris. L’auteure qui a déjà publié une nouvelle pour un numéro spécial de Voir dans le cadre de l’Halloween et dont l’action se situe là-bas, explique aux gens de Rivière-Bleue que ça se peut des fois qu’un auteur invente et exagère des faits pour raconter une histoire. Elle y narre la réaction quelque peu «passionnée» du maire de l’endroit qui s’est même pointé dans le bureau de son rédacteur en chef afin de se plaindre. Beau plaidoyer pour la liberté d’expression des auteurs.

Je m’en voudrais de ne pas souligner que cette lecture a été commanditée par mon Burp national qui a eu la gentillesse de m’offrir ce livre que je voulais lire depuis un bout, mais qui n’était jamais disponible à la bibliothèque. Merci!

Écrit par Epicure le 25 juillet 2006  |  Tags:

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