Vues sur l'actualité et la scène culturelle
De Québec, du Québec et d'ailleurs.
La Moustache
Après la brique politico-religieuse qu’est Ã’ Jérusalem, j’avais le goût de changer de style. Avec La Moustache d’Emmanuel Carrère, c’est réussi!
Une histoire qui semble somme toute banale, mais qui est teintée d’humour noir comme je l’aime. Notre moustachu depuis des années fait une surprise à sa douce en se rasant. Mais voilà , ni elle, ni son entourage semblent remarquer le changement. De là on tombe dans une spirale qui d’abord nous mène aux rires, mais qui lentement glisse vers la folie. Emmanuel Carrère a le don de créer des atmosphères troubles (La classe de neige, L’adversaire) et La Moustache son premier livre écrit en 1986 ne fait pas exception.
Le passage au grand écran sera-t-il aussi heureux? Contrairement aux 2 autres mentionnés ci-dessus et également adaptés au cinéma, c’est l’auteur lui-même qui a réalisé le film à l’affiche depuis quelques semaines en Europe. Les critiques “officielles” semblent plutôt bonnes, mais selon ce qu’on peut en lire ça ne serait pas un film “grand public”. Vincent Lindon que j’adore est un choix judicieux pour le rôle principal, et j’ai très hâte de voir le résultat.
De retour côté lectures, Déroutes de Lorrie Moore fût moins convaincant et malheureusement je l’ai “flushé” après une quarantaine de pages. Désolée pour les fans, mais je n’ai pas aimé. Je l’ai remplacée par une petite plaquette de Chrystine Brouillet : Pense-Bêtes. Recueil d’histoires charmantes traitant d’animaux et d’enfance. Jusqu’à un certain point on pourrait comparer avec la série de Michel Tremblay sur ses souvenirs d’enfance (Douze coups de théâtre, Les vues animées, Bonbons assortis) mais ce dernier (qui est un p’tit peu mon chouchou!) est très dur à battre dans ce domaine-là . Mettons que je suis rendue assez loin de la Palestine…
