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Burp La voûte : des yeux, une maison, des danseurs

Suspiria
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Vidéo Centre-ville

Tuyau : si vous planifiez demander à Patrice de Vidéo Centre-ville des conseils en matière de cinéma d’horreur, assurez-vous d’annuler tous vos rendez-vous pour le reste de la journée. Le gars est un passionné du genre et on a le goût de le devenir rien qu’à l’écouter. Bref, j’en suis ressorti avec trois films à classer sous “Classiques-à-voir-avant-tout-surtout-pour-les-incultes-
qui-croient-que-Freddy-fut-le-premier-à-nous-sortir-de-
nos-bobettes”
.

Les yeux sans visage (Georges Franju, 1960)
L’histoire d’un médecin gaga prêt à tout pour redonner un visage à sa fille défigurée. Vous voyez la suite… Un classique parmi les classiques, pas tant horrifiant qu’impressionnant vu l’évolution du genre depuis un demi-siècle. Certaines scènes ont dû faire scandale à l’époque. Je pense entre autre à celle de la chirurgie faciale, où aucun détail n’est épargné. J’ai été (agréablement) surpris par le lyrisme de certaines scènes. Le dernier plan est à la fois surréaliste et poétique.

The Innocents (Jack Clayton, 1961)
Une bonne vieille histoire de fantômes et d’enfants au comportement étrange. J’ai pensé immédiatement à The Haunting (1963) et surtout à The Others, le film d’Alejandro Amenábar avec Nicole Kidman. Gothique à souhait, aux atmosphères lugubres et fort bien mises en image, ce film profite avant tout d’une histoire béton (co-scénarisée par Truman Capote) et d’une interprétation fort convaincante.

Suspiria (Dario Argento, 1977)
Un beau matin, Dario Argento s’est levé et s’est dit : “Je vais faire un film d’horreur qui se passe dans une académie de danse en Allemagne”. Dix sur dix pour le sujet, difficile de trouver plus original. Ce film procure une expérience plurisensorielle assez intense, à la limite du supportable. Éclairages multicolores, teintes saturées, musique très appuyée (par The Goblins, un groupe progressif culte), jeu peu subtil des acteurs, scènes sanglantes jubilatoires : on sort de Suspiria avec l’impression que notre cerveau a changé de place. Si la forme dans l’horreur vous intéresse davantage que le fond, vous serez servis à souhait.

Écrit par Burp le 10 juin 2007  |  Tags: ,

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