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De Québec, du Québec et d'ailleurs.
Le cinéma pour promouvoir le DVD
Le merveilleux monde du cinéma ne sait plus comment réagir à la baisse de fréquentation des salles. Les nouvelles technologies si accessibles qui nous permettent de créer notre propre expérience cinématographique à la maison, font réagir les studios d’Hollywood qui sortent de drôles de théories pour optimiser leur retour sur investissement.
Dans cet article lu ce matin, certaines idées mises de l’avant me font sourciller et bizarrement me rendent nostalgique par anticipation. Chez Walt Disney, on envisagerait même de lancer le DVD d’un film alors qu’il serait toujours à l’affiche en salle, pour profiter du momentum qui accompagne toujours la sortie d’un film. Certains vont plus loin en suggérant même une sortie simultanée en faisant un parallèle avec la musique, car lorsqu’on entend un artiste à la radio, on n’a pas à attendre quelques mois pour se procurer la chanson. Comme on attend déjà de moins en moins longtemps entre une sortie au grand écran et celle en DVD (4 mois en moyenne), la tendance ne peut que suivre cette optique.
Oui, nous sommes équipés nous aussi pour voir des films full DTS sur grand écran dans le confort de notre divan, et on en profite. Toutefois, rien ne vaut le vrai grand écran et on consomme encore la majorité des films sur celui-ci. La fébrilité qui précède une sortie attendue ne serait plus la même, en sachant qu’on a le choix entre la salle ou le club vidéo. Nous n’en sommes pas encore là , mais comme partout ailleurs vu que ce sont les $$$ qui tirent les ficelles du monde du divertissement, l’avenir du cinéphile va sûrement être chambardé au bénéfice des actionnaires.

Michael Carpentier a écrit, le 29 août 2005
C’est drôle mais en tant que client (et non actionnaire), je serais heureux qu’on m’offre le choix de payer plus cher pour une expérience complète en salle et un DVD que je peux écouter chez moi sans avoir à prendre ma voiture te me déplacer.
De toute façon, il est à prévoir que le prix de vente des DVD serait majoré pendant la période de compétition avec le film en salle, et cela pouvant être vu comme une “taxe à la nouveauté”.
Au moins, j’aurais le choix. Et préférant le calme de la maison au cinoche, je consommerais beaucoup plus de films.
Évidemment, certaines productions ont avantage à être présentées sur grand écran: Star Wars et autres sagas à grand déploiement d’effets spéciaux.
Il ne fait pas oublier qu’il est aussi dans l’intérêt des actionnaires de faire monter la popularité d’un produit. Tant qu’il y aura de la demande pour des projections grand écran, il y aura de l’offre.
Si une grande partie des cinéphiles préfèrent maintenant le confort de leur foyer, on pourra peut-être aussi bénéficier plus rapidement de films faisant partie du “long tail”, cette majorité de films qui ne plaisent qu’à une minorité de cinéphiles. Malgré leur distribution au cinéma, plusieurs excellents films ne sont pas présentés dans les petits centres comme Québec qui doivent assurer leur survie commerciale avec des block-busters.
Donc à choisir entre de gros cinémas qui présentent des navets (rentables) ou un visionnement chez moi d’une rareté (rentable uniquement en location mais insoutenable dans une grande salle), le choix me paraît plutôt limpide.
That’s my 2 cents… :)