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Epicure Le Consort contemporain de Québec invite Fred Fortin

Vous ai-je déjà dit que j’aime ma job? Ce soir j’ai vécu un boost d’adrénaline tellement puissant que me voilà à taper sur mon clavier à cette heure tardive, malgré que le cadran lui, sonnera comme d’habitude encore trop tôt…

Topo. Ouverture du Coup de coeur francophone au Théâtre Petit Champlain, j’y suis plus par plaisir que par devoir. Depuis quelques semaines que je me démène pour que les 2 têtes d’affiche fassent parler d’eux et de ce concept un peu fou, c’est finalement ce soir que ça se passe.

Le Consort contemporain de Québec s’est approprié le répertoire de Fred Fortin et nous l’offre une semaine avant Montréal. C’est plein, archi-plein, on refuse du monde à la porte. Tellement plein en fait que la madame s’est tapé le show dans les coulisses, une première dans mon cas. C’est sombre, on chuchote, on y croise les arrangeurs du Consort, quelques techniciens et une équipe de Bande à part. Ça respire le trac, l’adrénaline, tous ont le sentiment profond d’assister à quelque chose d’unique.

Nicolas Jobin le directeur artistique et musical du Consort offre une performance grandiose. La perspective des coulisses permet d’apprécier ses mimiques, ses gestes amples, gracieux et énergiques. Le voir diriger des pièces comme Bobette ou Plotte ça devient presque surréaliste. Interprétées par des cuivres et des cordes, les chansons de Fred Fortin se transforment sous nos oreilles en oeuvres contemporaines à part entière. Le stress de la première partie ayant fondu au même rythme que l’enthousiasme de la foule, Fred rend ses chansons avec une sensibilité complètement différente de ce à quoi il nous a habitué. Lors de Tue ce drum Pierre Bouchard, il n’est rien de moins qu’en feu!

Même si on se sent un peu voyeur, je me considère privilégiée d’avoir pu vivre le spectacle côté cour. La vue sur scène était peut-être un peu obstruée par les rideaux, l’angle de vision m’empêchait d’avoir une vue d’ensemble, mon siège de fortune était tout sauf confortable, mais pour voir la fierté sur les visages au sortir de scène, ça vallait le coût!

Écrit par Epicure le 2 novembre 2006  |  Tags: ,

Un commentaire

Sophie a écrit, le 3 novembre 2006

Wow, ça devait être vraiment particulier! C’est ce qui est formidable avec les festivals et autres événements du genre; on a la chance d’assister à des performances uniques…

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