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Epicure Le Moral des Troupes

Le Moral des Troupes

Me semble que notre rapport aux livres change pendant la belle saison. Est-ce la surenchère des chroniques «lectures d’été» dont on nous inonde chaque année dans tout bon magazine, journal ou émission de radio qui se respecte? On veut nous convaincre que l’été on lit toujours plus, et qu’on jette par dessus bord nos essais sur la philosophie post-orientale/écolo-urbaine pour se consacrer à une grosse pile de bons vieux polars. L’été devient le prétexte de choix pour se déculpabiliser de s’adonner à la lecture dite légère. Pffff…. Déjà que le québécois moyen ne lit pas plus qu’il faut, lisez donc ce que vous avez le goût. Ça sera toujours ça de gagné.

Dans mon cas ce n’est pas l’arrivée de l’été ou le goût d’un polar qui m’a fait mettre de côté la brique (Down and Dirty Pictures) qui dormait sur ma table de chevet depuis quelques semaines. Même si ça peut paraître ridicule, son poids plus que respectable me privait du plaisir de la lecture pré-dodo (quand les bras te shakent après 2 pages ça va pas bien!) et malgré le sujet intéressant, les périodes de lecture de plus en plus espacées ont fini par faire diminuer mon intérêt. On s’y remettra un autre moment donné…

Pas encore guérie de ma crise BD d’il y a quelques semaines, j’ai remis ça avec une autre visite à la bibliothèque en quête de bulles intéressantes. Bonheur! Un Jimmy Beaulieu m’attendait sur les tablettes : Le Moral des Troupes. Que j’aime ça!!! C’est très ingras de comparer des créateurs, mais je retrouve chez-lui ce qui m’a fait craquer chez le Paul de Michel Rabagliati (qui publie son prochain : «Paul à la pêche» à l’automne, yeah!). Quelqu’un de ma génération qui raconte son quotidien en images avec une sensibilité toute naïve. De l’émotion, une pointe d’humour, des pans de vie qui pourraient être narrés par un bon copain lors d’un souper entre amis. Tout comme avec Résine de synthèse paru avant, on y retrouve plusieurs récits sans liens particuliers entre eux, sauf celui de mettre en scène Jimmy lui-même. Histoires de famille, de voyages, son enfance sur l’ÃŽle-d’Orléans, ses réfléxions sur le monde qui l’entoure. Rafraîchissant.

Écrit par Epicure le 1 juillet 2006  |  Tags:

4 commentaires

Michael Carpentier a écrit, le 1 juillet 2006

Je pense que je vais l’acheter, pour le plaisir d’essayer d’identifier des gens et endroits que je connais. Je viens de réaliser que Jimmy, le gars dont j’entend parler depuis 2 ans sans allumer, c’est le Jimmy avec lequel j’allais au secondaire. Déjà sensible, clairvoyant, un brin revendicateur et très allumé. On avait des amis communs, on a fait quelques classes ensemble (me semble) et jasé dans quelques partys. Ça fait drôle de voir ça maintenant, j’y retrouve un peu de nostalgie et ça fait du bien par les temps qui courent!

Epicure a écrit, le 3 juillet 2006

C’est cool ça! Moi en tout cas je vais essayer d’identifier le garage de son père à ma prochaine visite à l’ÃŽle…

Sophie a écrit, le 3 juillet 2006

Une petite suggestion hilarante… j’ai passé au travers à la librairie l’autre jour, bien cachée derrière un rayon pour ne pas qu’on m’empêche de savourer ce plaisir!
Le coup du lapin, de Andy Riley

Epicure a écrit, le 4 juillet 2006

J’ai fait quelques recherche rapide pour voir c’était quoi. Ça m’a l’air drôle et original (ah! l’humour anglais!) et en plus ça semble aller dans le même sens (jusqu’à un certain point quand même!) que «How I became stupid» que l’on vient de lire ces derniers temps. Je l’ajoute à ma liste infinie!

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