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Le scoop de Louise
J’ai toujours bien aimé Louise Cousineau. Pas toujours d’accord avec elle, mais son style coloré, son air bourru et son accent teinté de nicotine en font un incontournable dans l’univers plutôt réduit de la chronique télé. Incontournable oui, mais elle vieillit la Louise. Les p’tites jeunesses comme Hugo Dumas ou parfois Marc Cassivi commencent à prendre pas mal de place et c’est très bien ainsi. Regards différents, références plus actuelles, bref il y a de la relève de qualité qui ne manque pas d’humour, de piquant et de pertinence.
Depuis un bout, je me surprends à constater un genre de relâchement dans les chroniques de Mme Cousineau. Je ne sais pas trop quoi, mais me semble qu’elle est moins rough, moins grognon, quasiment trop fine et même parfois un peu dans sa bulle. J’aime bien quand on flirte avec le bitch dans ce type de chroniques. Sans tomber dans le réglement de compte ou le linchage, appeler un chat un chat ou user d’un brin d’humeur c’est ben correct. Tout ne peut être bon, et même si on essayait de nous faire croire que 450 chemin du golf est une comédie à la Seinfeld, ça ne passerait pas.
Aujourd’hui, je ne sais pas si c’est parce que j’ai passé une grosse journée ou bien parce que je cherche des poux où il n’y en a pas, mais j’ai eu un petit spasme en lisant sa chronique sur le lancement de la saison de TQS. Rien de grave, mais ça m’a écorché l’oeil juste un peu. Entre deux paragraphes qui traitent du nouveau bulletin de 22h00 avec Benoît Dutrizac et de l’équipe de 110% qui se cherche une fille, elle souligne : «Soit dit en passant, M. Dutrizac s’est construit un deck cet été».
Vous voyez, rien pour écrire à sa mère mais me semble qu’avec ce type d’énoncé on fait la une de 7 Jours ou d’Echo-Vedette, pas une chronique télé dans un grand quotidien comme La Presse.
