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Les cerfs-volants de Kaboul

Il y a de ces lectures qui vont au-delà du simple divertissement. Ces livres qui jouent, bien sûr, leur rôle de faire passer un bon moment avec une histoire captivante, mais qui en plus ont le mérite de nous ouvrir les yeux sur des situations bien réelles qui se passent à l’autre bout du monde. Avec des personnages attachants, Khaled Hosseini nous fait vivre de l’intérieur le quotidien d’un pays qu’on ne connaît souvent, hélas, que par le Téléjournal : L’Afghanistan.
Les cerfs-volants de Kaboul se déroule sur une trentaine d’années. Deux amis de conditions sociales différentes, Amir et Hassan, seront séparés suite à un acte de lâcheté du premier. Celui-ci vit avec le poids de ses remords, mais alors qu’il a refait sa vie aux États-Unis on lui propose, des années plus tard, de revenir dans son pays natal pour avoir la possibilité se racheter…
Histoire d’amitié, de différences sociales, de la bonté des uns, de la cruauté des autres, Hosseini nous dépeint un Kaboul d’avant les Talibans où les enfants font du vélo, vont à l’école, au cinéma et ont des fêtes d’anniversaires qui se terminent par un feu d’artifices. Pas tout à fait le portrait qu’on se fait de ce coin du monde. Son récit lui sert aussi de prétexte pour nous raconter la dure réalité des immigrants qui quittent des familles, des carrières, parfois des fortunes, pour fuir un pays en guerre et qui doivent se créer une nouvelle vie dans un univers à des lieux de ce qu’ils ont laissé derrière eux.
Excellente façon d’apprivoiser une culture qui, malgré ses profondes différences d’avec la nôtre, est composée d’êtres humains qui partagent les mêmes sentiments, vivent les mêmes émotions. Lecture enrichissante qui mérite son prix des libraires du Québec remporté en 2006.
Éric a écrit, le 24 avril 2007
J’abonde dans ton sens. Quand j’ai commencé la lecture de ce roman, j’étais très sceptique. Je craignais un traitment à l’américaine. Je dois dire que Khaled Hosseini a su déjouer mes appréhensions. Les 100 dernières pages sont d’une intensité rare et sont très émouvantes. Un très bon roman social.

Claude Pelletier a écrit, le 23 avril 2007
Trop mielleux pour être crédible, à mon goût.
Mais se soucie-t-on que ce soit crédible en autant que ça nous divertit (frappe notre imagination) ?
Quant à la propagande et à la désinformation, fi de tout cela ! Vive la confiance aveugle que nous devons accorder envers notre ami humain qui parvient si facilement à nous faire rire ou pleurer avec des mots biens placés !