Vues sur l'actualité et la scène culturelle
De Québec, du Québec et d'ailleurs.
L’expérience cubaine
De retour d’un sept jours de vachage total. Si quelquefois vous vous couchez le soir avec l’impression de n’avoir rien fait dans la journée, dites-vous que c’est quand même moins pire qu’un tout-compris à Cuba.
Boire, manger, baigner, boire, baigner, boire, boire, boire, baigner, doucher, manger, dormir. Voilà à peu près la séquence typique des activités de nos journées. Ça vous réduit un cerveau en bouillie mes amis. Encore plus que “Deux par deux rassemblés”. Mais vous savez quoi? Ça fait du bien en clisse.
Quelques observations en vrac de notre expérience cubaine :
- Les Cubains forment un très beau peuple. La pauvreté est palpable, mais les gens semblent très heureux de leur condition. On est loin du rythme de vie à la nord-américaine; tout est plus lent, plus relax, plus zen. L’argent est important, c’est sûr, mais la qualité de vie est première, loin devant.
- Les Cubaines sont belles et sexy. Je garde les détails pour moi, bande de pervers.
- Si la plage est votre critère numero uno, optez pour Varadero. Le sable est farineux, l’eau est limpide et les vagues sont assez féroces pour vous sortir de vos babouches.
- On m’avait dit que la bouffe d’un tout-compris est généralement ordinaire. Moi je dirais qu’elle est tout juste comestible. Chaque essai était une aventure au point où j’étais carrément écoeuré du buffet après 4-5 jours.
- J’ai pu faire une excursion d’une journée à La Havane, la ville la plus importante de l’île avec ses 2,5 millions d’habitants. Une merveille de diversité architecturale, de monuments impressionnants et de quartiers fourmillants. Seul bémol : on s’est ramassé à la place du marché, où les touristes sont traités comme des guichets automatiques. Par exemple, un caricaturiste poche dessinait la caricature d’une personne à son insu avant de la lui balancer en pleine face. Le touriste moyen se sent alors obligé de payer. Il a essayé de me faire le coup, mais je me suis précipité sur lui. “No money for you, amigo”, lui ai-je cordialement indiqué. “No money? Who do you think you are?”, m’a-t-il répondu, un peu frustré. Et ta soeur, cubano enculo?
- Hola, cerveza, amigo, water, (nom d’un cocktail), gracias, por favor : aprenez ces 7 expressions et vous passerez votre semaine sans tracas. Celles et ceux qui craignent la barrière linguistique, sachez que vous aurez moins de problème dans un tout-compris cubain que dans un magasin de l’ouest de la Sainte-Catherine à Montréal
- Entendre les gens applaudir à l’aterrissage de l’avion a failli détruire ce qu’il me reste de fibre nationaliste. On me dit que les Québécois sont les seuls à poser ce geste inutile et complètement ridicule. Pauvre nous.
En terminant, j’écrivais, le 18 décembre dernier :
“En fin de semaine, je jure de prendre quelques minutes pour déposer mon livre sur le sable chaud de Varadero, lever mon mojito et brandir mon majeur, face au Nord. Il l’aura mérité, c’t'hiver de mes deux.”
Chose promise, chose due.
Jules a écrit, le 30 décembre 2007
Mon expérience cubaine… perdu 4 livres en une semaine, j’étais dans un *** étoiles, la bouffe était pas mangeable, vive les Pringles à $5.00 USD! De La Havane, je n’ai vu que le poste de police parce qu’un GO de l’hôtel nous avait accompagnées ma copine et moi, tous les policiers pensaient que c’était notre gigolo bien payé… La Plaza de la Revolucion qué es eso?! Mais le sable fin et blanc, l’eau limpide, la Cristal (se boit comme de l’eau!) et Ismael le beau bonhomme (bronzé, musclé, etc.) qu’on croisait tous les jours devant l’hôtel sont assez de raisons pour me donner certainement envie de refaire l’expérience un jour… Un cerveza por favor!
Martin a écrit, le 5 janvier 2008
J’espère que la petite madame allongée en face de toi n’a pas pris le geste trop “personnel”…Je suis allé à Varadero il y a quelques années et j’ai bien aimé. Ta photo me donne vraiment envie d’y retourner.


Gaétan a écrit, le 30 décembre 2007
Ouais… d’ici je vois à la fois la plage de varadero et par la fenêtre l’arbre du voisin chargé de neige fraîche. Méchant contraste!