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Epicure L’ombre du vent - Carlos Ruiz Zafon

L'ombre du vent

Lire un livre, un bon livre. Quel luxe accessible à la portée de n’importe qui! Rien de neuf là-dedans sauf que prendre le temps de se payer ce luxe, ça devient un beau problème de gestion quand tu passes de néo-pré-retraitée à gagneuse de pain quotidien. J’ai toujours eu beaucoup de problème à comprendre les gens qui n’ont pas le temps de lire parce que lire pour moi est aussi naturel que respirer, mais là je me sens cheap parce mon ratio est passé de 3,5 à 2,3 livres par mois. J’ai l’impression qu’il y a plein d’univers qui m’échappent et de rencontres qui n’auront jamais lieu. Que voulez-vous, y en a trop!

Tout ça pour dire que je me suis traîné la patte pas mal trop longtemps pour compléter la lecture de l’excellent roman L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon. Beau pavé de 600 pages qui réussit l’exercice parfois périlleux de raconter une histoire dans l’histoire. Celle d’un lecteur fasciné par un auteur et qui veut découvrir ses secrets. L’histoire d’un livre qui change une vie, des vies. Difficile de raconter sans dévoiler, mais quel plaisir de découvrir au fil des pages un détail qui te fait comprendre une intrigue, un comportement, une facette d’un personnage. Les dernières 150 pages se lisent pratiquement d’une traite et finalement tout s’explique. Le genre de finale qui te donne le goût d’accélérer la cadence et à la fois de ralentir le rythme afin que dure le plaisir. Suggestion de cadeau pour quiconque aime les livres.

Prochain dilemme, j’ai décidé d’y aller pour un classique de notre bibliothèque personnelle mais j’hésite encore. Il y a quelque temps Hugo m’a donné le goût de plonger dans les Mémoires d’une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir, sauf que le commentaire de Nadia suite à mon billet sur Proust m’incite a me lancer dans Un amour de Swann… Beau problème, au pire je vais essayer de passer à travers les deux pendant le temps des fêtes.

Écrit par Epicure le 17 décembre 2006  |  Tags:

Un commentaire

Michael a écrit, le 17 décembre 2006

ahhh Proust… Drôle d’ambiance, tellement mielleuse et sucrée que ça en est écoeurant. J’ai jamais réussi à l’apprécier à sa juste valeur il faut croire, et ce n’est pas faute d’avoir essayé. Trop de mondanités pour l’être associable que je suis j’imagine… ;)

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