Vues sur l'actualité et la scène culturelle
De Québec, du Québec et d'ailleurs.
Louise Attaque!
Que de jeux de mots j’aurais pu faire pour titrer ce billet : «Louise attaque Québec!», ou alors «À l’attaque Louise!», mais comme ça faisait un peu trop comme le titre d’un travail de secondaire 4, j’ai préféré opter simplement pour le «!».
Quelle belle soirée! Certe quelques bémols, mais avec ses 3 albums Louise a un répertoire pour faire swingner la compagnie d’aplomb. Je suis vendue à leur Crocodile à la vie à la mort, mais quand se font entendre les premières notes de Tu dis rien ou alors de J’t'emmène Au Vent des opus précédents, le poil se met vite au garde à vous sur les bras. Je pourrais défiler ainsi plusieurs titres qui nous ont faits émettre des Oh! et des Ah! de plaisir après seulement quelques accords, rien ne vaut ce bref frisson quand on reconnaît une chanson qui nous fait vibrer. Assister pour la première fois au concert d’un artiste que l’on aime, c’est le bonheur de voir ce qu’on est habitué d’entendre. Au risque de dire (d’écrire!) un sacrilège, la couleur de Louise Attaque vient de la voix de Gaétan Roussel (ben oui y s’appelle Gaétan!) et du violon d’Arnaud Samuel. Heureux mélange qui fait planer sur les pièces plus atmosphériques et même body surfer lorsqu’un rock plus pesant prend la relève.
Il faut dire ici qu’une bonne partie du public provenait de la communauté cégepienne, dit «les altermondialistes». Pas besoin de description, vous les reconnaissez. ;-) Pratiquement empilés les uns sur les autres dans la zone des «sièges debouts» du parterre, ils étaient beaux à voir en entonnant en coeur et avec un enthousiasme contagieux les succès du groupe. Petit message pour ceux de la gang qui n’étaient pas au parterre mais plutôt assis dans notre section : un show au Grand Théâtre c’est pas comme dans un party de cégep, tu contes pas ton nouveau à tes chums pendant les tounes, tu fermes ta c***** de g*****!!!!!!
Un autre désagrément auditif nous provenait malheureusement de la sonorisation déficiente, qui en nous envahissant de base nous a privé de certaines subtilités orchestrales en enterrant les autres instruments et la douce voix de Gaétan. Déportivo en a également payé le prix en première partie, car on n’a pas entendu un traitre mot de leur prestation. Dommage, car ce rock de garage assez énergique merci aurait mérité mieux.
Un dernier mot sur la plaie de notre siècle pour les fans de shows, le sacro-saint rappel… Pas un, mais deux rappels hier soir! Pu capable!!!!! Soyons honnêtes, le rappel est une fumisterie qui ne sert qu’à permettre à l’artiste d’aller prendre une bonne gorgée, pendant que le public se défait les mains à force d’applaudir et se brûle les cordes vocales tellement il hurle son désespoir de voir son idole le quitter si vite sans avoir chanté SA toune. Ce n’est pas une faveur extraordinaire qu’on nous fait que de daigner revenir sur scène, c’est prévu dans le plan de match. Pourquoi alors??? On le sait que vous allez revenir, ne pourrions-nous donc pas s’entendre pour un show au complet, nos applaudissements et vos saluts? Jasez de ça entre vous autres, et au besoin appellez Trent Reznor de Nine Inch Nails si vous avez besoin de conseils. Il a compris lui.
Gwenaëlle a écrit, le 8 mars 2006
Je connais très bien Louise Attaque. J’ai assisté à leur début pendant mes années lycée (1995/98) car le groupe venait souvent à Carhaix-Plougeur, un petit village paumé au centre Bretagne, pour toutes sortes de soiére :fête de la musique, fest-noz, festival des vieilles charrues,etc.
Au début, tout le monde croyait que c’était un groupe rock breton.
Marie, la Zigounette a écrit, le 8 mars 2006
Décidément, je crois que Monique Giroux t’a adoptée !
cfd a écrit, le 8 mars 2006
*soupir* de jalousie…
(Faut définitivement que je consacre plus de temps aux spectacles…)
Epicure a écrit, le 9 mars 2006
Chère Zigounette, toujours aussi attentive au contenu de qualité diffusé par Radio-Canada! ;-)

Zig a écrit, le 8 mars 2006
J’avais bien aimé aussi l’approche des Pixies en ce qui a trait au rappel, c’est-à -dire rester sur la scène à saluer les fans, à se promener de gauche à droite et de reprendre leurs instruments après quelques minutes d’applaudissement et de repartir le party.