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Epicure Ma soirée poutt poutt

Poutt poutt comme «Dans ce monde poutt poutt» de Bori, sur scène au Petit Champlain. Mais n’allons pas trop vite, ma soirée de jeudi a commencé bien avant ça…

Premier arrêt, Palais des congrès pour le «cocktail dînatoire» au bénéfice de Jeunes musiciens du monde. Je vous ai déjà dit que ma vie n’était pas toujours facile, boire du vin (d’où cocktail), déguster de petites bouchées de caribou ou de crevettes (d’où dînatoire) en croisant ça et là une Monique Giroux ou un Antoine Gratton (pas du tout désagréable à regarder je tiens à le souligner). Ce, tout en admirant à quelques pas de soi la dextérité d’un Bernard Labadie qui manie la baguette avec un doigté magnifique pour faire chanter en choeur les violons de son ensemble.

Tout ça et il n’est pas encore 19h00!

Dernièrs petits bavardages en vitesse car y a pas qu’ça au programme ce soir, direction Petit Champlain pour Bori. J’ai pris le temps de m’imprégner de son superbe «poutt poutt» et je ne me peux plus d’entendre et de voir le résultat sur scène.

Stationnement à 2 pas de la porte, petit sprint jusqu’à la salle, nous sommes là bien avant les premières notes… Quel voyage! Bori l’avait déjà dit lui-même, assister à un spectacle de Bori c’est un peu comme aller voir un film ou une pièce de théâtre, les gens sur scène sont en représentation devant nous. Le public a droit aux chansons de Bori certes, mais aussi à des projections, numéros de cirque, une mise en scène qui met en valeur les 8 musiciens et chanteurs qui participent à ce festif happening musical. Enrobage léché, mais ce qui pour moi reste au centre de la démarche artistique de Bori : sa voix chaude et riche qui me fait flancher et sa poésie du quotidien.

Quelques tours de passe passe, jeux d’ombres, de lumières, masque, on en vient presqu’à craindre qu’il ne se dévoile trop, mais fiou! son anonymat reste sauf. Un show de 2 heures avec un vrai faux rappel (lui qui a compris et ne fait normalement jamais de rappel, est cette fois-ci resté sur scène après les applaudissements nourris et a interprété une dernière chanson). Tout «poutt poutt» y est presque passé, avec des incursions dans ses précédents albums qui m’ont particulièrement fait plaisir comme Ti-Cul qui donne un sourire et Cyrano qui subtilement génère une grosse boule dans la gorge. Naturellement féliciter et faire la bise au Monsieur après le spectacle, c’est assez priceless comme feeling!

Et on repart… Pendant notre escapade dans l’univers de Bori, le monde a continué de tourner au Palais des congrès! On ne peut pas tout avoir, j’ai entre autres manqué Antoine Gratton, Vincent Vallières et Taima. J’arrive à temps pour voir la fin de la prestation d’un Papillon qui m’indiffère au plus haut point et il est succédé par Les Respectables qui ne sont pas trop dans ma palette eux non plus… Je reste quand même sur place une petite heure, mais les Loco que j’attends sont prévus pour plus tard et mon lit douillet me fait de grands signes. Ça sera tout pour ce soir, la madame décide d’aller se coucher surtout qu’elle travaille demain et a un autre concert en soirée. Chanceuse vous dites? Là c’est ma belle-mêre que je vais rendre jalouse, Gino Quilico qui chante Noël!

Écrit par Epicure le 25 novembre 2006  |  Tags: ,

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