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De Québec, du Québec et d'ailleurs.
Marc Déry à Québec
Après une belle carrière avec Zébulon et trois albums solo encensés par la critique (dont le magnifique À la figure, le p’tit dernier), il est encore étonnant de voir que Marc Déry ne remplit pas ses salles à Québec. Si vous n’y étiez pas ce soir, ben c’est tant pis pour vous. Car Déry a livré son meilleur spectacle solo.
Il a fait ça en grand, le beau Marc : accompagné de 10 (!) musiciennes et musiciens, dont un quatuor à cordes, il a profité du nouveau son adopté pour À la figure pour revisiter ses anciennes chansons et leur donner une couleur similaire. Y a pas grand chose à redire de la performance. Déry a maintenant un répertoire assez riche pour nous faire passer deux excellentes heures de ballades folk-pop foutrement bien arrangées.
On aime Marc Déry aussi pour sa simplicité et le bonheur évident qu’il manifeste à être sur la scène. “Des questions?” a-t-il lancé lors d’une couple d’interventions entre les chansons. Pris un peu par surprise, l’audience n’a pas réagi au début, mais on s’est rendu compte que Déry avait le goût de se faire interviewer par 1000 personnes. À la personne qui lui a demandé de parler de sa relation d’amitié avec Daniel Bélanger, Déry a répondu qu’il était son pote de déjeuner à raison d’environ trois séances par semaine. Banal, vous direz, mais j’haïrais pas aller partager mes cretons et mes tranches de fromage jaune avec Daniel et Marc une fois de temps en temps.
Mes moments préférés : la sublime et planante “J’m'endors pas”, “En septembre” (qui a ouvert le show), le reggae aux teintes électro-psychédéliques “T’es où?”, la puissante “On a mis ça s’a carte”, évidemment “R’viens pas trop tard”, la seule toune de Zébulon de la soirée (j’avais lu qu’il en faisait trois???) et le classique “Poisson d’avril”. À noter aussi une version vraiment “tight” de “I Am the Walrus” des Beatles en rappel.
Mon seul tout petit point négatif est que j’aurais aimé que Déry expérimente un peu plus, qu’il libère davantage ses musiciens dans des séquences instrumentales prolongées, d’autant plus qu’il avait le talent et les ressources pour le faire. On a pu remarquer des amorces ici et là , mais tout rembarquait sur la “track” assez rapidement. Dommage. Néanmoins, ce fut un beau spectacle, musicalement irréprochable, qu’il ne faut absolument pas manquer s’il passe ou revient dans votre coin.
Epicure a écrit, le 25 octobre 2006
Est-ce qu’il a aussi fait une période de questions à Montréal?
Anne-Lune a écrit, le 26 octobre 2006
“j’aurais aimé que Déry expérimente un peu plus, qu’il libère davantage ses musiciens dans des séquences instrumentales prolongées, d’autant plus qu’il avait le talent et les ressources pour le faire.” Probablement qu’ils étaient tous pris au sein d’arrangements précis… À 10 ou 11 sur scène, on’a pas le choix, si non, ça devient vite cacophonique!
Belle critique! Il serait sans doute heureux de lire ça!
Genevieve a écrit, le 27 octobre 2006
Pour répondre à ta question, non il n’a pas fait de période de question officielle dans son show à Montréal … dommage parce que ce devait être bien rigolo ;)
Anik Leblanc a écrit, le 2 avril 2007
Bonjour je cherche les paroles de deux chansons que Luce Dufault chante et il semblerais que c’est Marc Déry qui a composer ces deux chansons les titres est: Nom et Ne va pas dire. j’apprécirais les avoir svp est-ce possible?
Epicure a écrit, le 2 avril 2007
Anik, tu pourras trouver les paroles de toutes les chansons de Luce Dufault sur son site web : http://www.lucedufault.com dans la section discographie, en cliquant sur la pochette de son dernier album Demi-jour.
La chanson de Marc Déry s’appelle « Non » et l’autre dont tu parles est « Va pas dire », paroles de Marc Chabot et musique de Richard Séguin.
Tu es chanceuse, je connais cette information car c’est le bureau où je travaille qui s’occupe des relations de presse à Québec pour le nouvel album de Luce. :-)

Genevieve a écrit, le 25 octobre 2006
Dommage que le DJ n’y étais pas ! Ça rajoutait vraiment quelque chose à l’ensemble harmonique.
Et faut croire que la liste des chansons varie selon les rappels parce qu’au Métropolis, en effet, on a eu droit à deux autres chansons de Zébulon (”Les femmes préfèrent les ginos” et l’autre qui m’échappe).
Mais en somme, un excellent spectacle qui gagne à ne pas trop être connu (on voudrait bien le garder pour nous, ce cher Marc)…