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Epicure Martin Léon : Le facteur vent

Le facteur vent

Déjà une semaine que Le facteur vent se laisse lentement apprivoiser. Dans mon cas quand je considère qu’un album se bonifie d’une bonne coche au fil de 2, 3 ou 4 écoutes, c’est habituellement un très bon signe. Quand j’accroche trop vite, c’est louche. Je me lasse c’est pas long.

Martin Léon c’est un artisan. J’ai l’impression qu’il travaille ses textes et ses mélodies au même rythme qu’un ébéniste façonne un morceau de bois. Il prend son temps, remet son ouvrage sur le métier tant qu’il n’est pas complètement satisfait. Du moins pour avoir attendu 5 ans entre ses 2 albums, j’imagine que ça doit bien le représenter.

En commentant mon billet sur le premier extrait Félicie, Intellexuelle évoquait la “nonchalance” qu’elle adorait dans kiki BBQ. Eh bien cette même nonchalance me semble tout aussi présente dans Le facteur vent. L’atmosphère qui règne sur tout l’album respire cette langueur. C’est un folk actuel, urbain sans être trop froid, parfois même planant.

Je pourrais essayer de vous le vendre en parlant du texte de L’exil, de l’humour dans Jackie, ou du quasi slam Le Phalène, mais ça ne lui rendrait pas justice. C’est un excellent disque et j’ai déjà hâte de voir ces chansons-là interprétées sur scène. Une tournée au printemps peut-être?

D’ici là une chose est sûre, Le facteur vent aura chez-nous une aussi belle carrière que kiki BBQ.

Écrit par Epicure le 14 novembre 2007  |  Tags:

5 commentaires

Éric a écrit, le 15 novembre 2007

Après plusieurs écoutes, je ne suis pas encore tout à fait convaincu.C’est bon (je ne regrette pas du tout mon achat), mais je ne suis pas porté à le réécouter sans cesse comme c’est présentement le cas avec “Vers à soi” de Jorane.

Epicure a écrit, le 16 novembre 2007

J’avais lu ton billet sur Jorane et cet achat-là commence à me titiller aussi… Ça ne devrait pas trop tarder je crois bien.

Tu te consacreras à Martin Léon plus tard, il va t’attendre tu verras!

Hortensia a écrit, le 17 novembre 2007

J’ai acheté cet album aujourd’hui après avoir entendu quelques chansons à CIBL.
Je suis assez charmée par ma première écoute, alors que je n’avais pas réellement accroché à Kiki BBQ. Je sens que ce sera la musique de la semaine dans le ipod. :-)

straberi a écrit, le 18 novembre 2007

Il faut laisser le temps à la brise de nous caresser les oreilles. Plus j’écoute le souffle sonore de Martin Léon, plus j’accepte l’humilité atmosphérique du Facteur vent.

Kiki BBQ est un classique dont on ne se lasse pas et ce nouveau cadeau de Martin Léon trouvera aussi place dans mon lecteur pour très longtemps.

Incapable de retenir mon souffle et l’eau de mon oeil quand j’entends «Le phalène». Impossible non plus de rester insensible au maniement des mots dans «Le râteleur» ou «Oui je le veux»… Même Jim Corcoran ne saurait se servir mieux de sa langue d’adoption.

Martin Léon ne provoque jamais de tempête et c’est très bien. On préfère de loin le bruissement du vent d’automne dans les feuilles de partition jaunies.

C’est ça qui est ça !

Éric a écrit, le 21 novembre 2007

Je commence à être contaminé. Durant toute ma journée de travail, j’ai chanté du Martin Léon dans ma tête!

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