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Nitro

Nitro appuie sur les bons boutons : de l’action en masse, de l’amour beaucoup, une quête parsemée d’embûches, un héros ex-bum qui doit redevenir bum pour sauver sa bien-aimée tout en combattant ses démons intérieurs. Comme vous voyez, on joue en plein territoire pavé par les Américains avec les Fast & Furious et compagnie. L’originalité n’est vraiment pas la force première de Nitro.
Mais le film est très efficace, notamment grâce à la performance adrénalique de Guillaume Lemay-Thivierge qui s’énerve admirablement bien quand c’est le temps (il signe toutes ses cascades) et s’en tire aussi très honorablement dans les scènes intimistes. On s’accroche à son personnage dès les premiers instants du film et il réussit à nous amener là où il veut. Les images sont aussi très percutantes. Alain Desrochers, le réalisateur, vient de l’école des vidéoclips et parvient sans peine à créer des ambiances fortes qui contribuent à hausser d’un cran l’intensité dramatique.
Sauf que je ne suis vraiment pas un fan de ce genre de film qui, à force de vouloir plaire à un trop large public, se perd un peu dans les compromis et finit par éclaircir un peu trop la sauce. Par contre, les amateurs - et ils sont beaucoup - vont triper sur ce film très bien fait et moins crétin que la majorité des productions américaines similaires.
En terminant, si vous êtes des habitués du Monde de Charlotte à la télé, faites attention de ne pas vous étouffer avec votre pop-corn en aperçevant Bianca Gervais dans le premier quart du film. Disons simplement qu’elle a décidé de passer à un autre registre…
Nitro est en salle à compter du 29 juin.










