Vues sur l'actualité et la scène culturelle
De Québec, du Québec et d'ailleurs.
Ô Jérusalem

Un mois pour terminer un livre, dans mon cas ce n’est habituellement pas bon signe. Cependant quand le livre en question fait près de 800 pages en format poche et qu’il traite des 8 mois qui suivirent le vote de l’O.N.U. sur le partage de la Palestine en 1947, le rythme de lecture devient un peu plus épique…
Des noms, des dates, des lieux, en voulez-vous en v’là ! Pour Ô Jérusalem, Lapierre et Collins ont effectué un travail de moines. La bibliographie fait à elle seule près d’une quinzaine de pages. Ils ont rencontré plusieurs des acteurs principaux de ces événements historiques, et ont réussi à raconter le tout sous une forme romanesque qui garde tout au long l’attention du lecteur. On y dresse un portait de la Palestine et de ses habitants, les réactions des 2 peuples face à l’annonce de l’O.N.U. sur la création de l’État d’Israël, et les moyens entrepris par chacun pour défendre sa moindre parcelle de terre. On y décrit également la détresse des Juifs qui manquaient autant de munitions que de ravitaillement, et la difficulté pour les pays arabes de se rallier pour défendre les leurs.
Même si ce qu’on y raconte date de plus de cinquante ans, on croirait que tout ça est arrivé beaucoup plus récemment. Juifs, Arabes, Jérusalem, Ramallah, Hébron, Bande de Gaza, on en entend parler à chaque jours aux informations. Ignorante des origines de ce conflit, ça me permet de poser un jugement un tout petit peu plus éclairé sur l’actualité du Moyen-Orient. Et ce, grâce à un livre publié en 1971! À lire!
