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Oscar et la dame rose

Eric-Emmanuel Schmitt est un drôle de bonhomme. L’ayant entendu quelque fois en entrevue, c’est un genre d’écrivain philosophe qui a une profonde fixation sur les religions. Dit comme ça, vous ne vous garochez sûrement pas sur les murs en disant «Oui, oui! Que j’ai le goût de découvrir cet auteur qui me semble si palpitant!!!». Pas trop vite. Je n’ai pas épluché son oeuvre de fond en comble, mais le monsieur est loin d’être si rébarbatif qu’il en a l’air.
Prenez Oscar et la dame rose, en plus ou moins une centaine de pages, il a réussi à pondre une fable épistolaire qui traite en même temps du deuil et de la foi en Dieu. Moyen contrat, surtout qu’il prend le parti de nous faire voir ces deux sujets, on ne peut plus arides, avec le regard d’un enfant de 10 ans. Ça pourrait être très mielleux et triste, mais contrairement à ce qu’on pourrait croire c’est plutôt drôle.
Oscar souffre d’un cancer incurable et se questionne sur ce qui lui arrive. Une vieille dame bénévole (qui prétend être une ancienne lutteuse professionnelle!) le visite régulièrement à l’hôpital et lui propose alors d’écrire à chaque jour une lettre à Dieu. Le livre propose donc ses lettres très naïves où il raconte ses journées, sa relation avec les autres enfants hospitalisés, ses parents, sa maladie. Avec ses mots d’enfants qui vieillit trop vite (c’est le cas de le dire, en le lisant vous comprendrez), ça vient nous chercher juste correct pour que ça ne soit pas trop cul-cul, ni moralisateur. E-E.S. a su très bien doser le tout. On est touché par ce qui arrive à Oscar, mais on garde quand même un sourire en coin. Ça se lit rapidement, mais la sagesse que ça dégage mérite de nous rester dans la tête longtemps.

claudine boisvert a écrit, le 26 octobre 2007
Ce livre est absolument magistral je lai adoré..c’est comme un chocolat qui fond dans la bouche on pourrait en reprendre encore et encore.:)