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Burp Patrick Watson au Petit Champlain

Patrick Watson

Ma blonde, ploguée comme un toaster, jasait avec le directeur de la programmation du Petit Champlain hier soir :

- Ça va être complet?
- Complet? Écoute… on aurait pu remplir cinq soirs…

Après Arcade Fire et Malajube, Patrick Watson est la nouvelle coqueluche du rock québécois à saveur “indie”. Dire qu’on ne le connaissait pas il y a un an et qu’il faisait la Galerie Rouje il y a à peine quelques mois… En sortant de la salle hier, j’avais vraiment l’impression qu’on ne pourra plus se permettre de le revoir dans un contexte aussi intimiste. Monsieur Watson a le potentiel de devenir assez big.

Ce qui charme en premier lieu, c’est sa personnalité. Tout semble spontané, improvisé et, surtout, vrai. Il parle à la foule comme s’il voulait la mettre à l’aise en déconnant sur son français quelconque et ses petites manies. Son allure déglinguée et ses contorsions faciales lorsqu’il chante nous arrache inévitablement un sourire complice. Définitivement, le courant passe.

Et les chansons… Watson nous a servi la totalité - ou à peu près - des chansons de “Close to Paradise” dans une forme tout à fait optimisée pour la scène, avec de nombreux apartés improvisés qui m’ont parfois mis sur le cul. Assez inattendu comme performance, j’avoue. Un pote, JSB, m’avouait en sortant que ça lui rappelait parfois le King Crimson des années Bruford. Pas fou pantoute. Moi, j’sais pas pourquoi, j’ai pas arrêté de penser à Radiohead même si la musique de Watson est à quelques lieues de celle de Yorke et Greenwood. Peut-être le côté éclaté des chansons, la liberté dans la création, la spontanéité dans la performance… j’sais pas.

Quoi qu’il en soit, j’ai vu un grand spectacle hier soir. C’était un barbu maigrichon avec un chapeau trop grand pour sa tête et un génie musical gros comme ça.

Écrit par Burp le 21 février 2007  |  Tags: ,

Un commentaire

Zig a écrit, le 21 février 2007

C’est drôle… j’ai l’impression que Watson, c’est ton exemple du succès d’estime… J’me trompe?

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