Vues sur l'actualité et la scène culturelle
De Québec, du Québec et d'ailleurs.
Québec, ville de cinéma
Le glas a sonné fin février. Ironiquement c’est au moment même où Hollywood célébrait le cinéma, que le Star Cité de Sainte-Foy barrait ses portes pour la dernière fois sans aucun préavis.
Le Star Cité c’était le modèle parfait du clinquant méga-complexe de banlieue, perdu au milieu d’un power-center qui n’en fini pas de grossir. Le hall d’entrée le plus laid du monde avec sa soucoupe volante format géant (petits bonhommes verts inclus) accrochée au plafond, et le bruit incessant de l’arcade qui nous cassait les oreilles dès qu’on franchissait la porte.
Pourtant c’est là -bas à l’autre bout de Sainte-Foy (on habite à Beauport), qu’on allait voir la plupart de nos films. Pourquoi être si maso? Simplement parce que Star Cité était la mecque des films présentés en version originale. Les bonnes semaines, jusqu’à 5-6 films pouvaient se retrouver à l’affiche dans la langue de Shakespeare. Pas tous les films, que non, mais on pouvait au moins profiter des grosses sorties et si on était chanceux, parfois un film un peu plus indépendant pouvait même être présenté dans sa langue d’origine.
Malgré les messages rassurants véhiculés dans les médias les jours qui ont suivi cette fermeture (les cinéphiles ne verraient pas de différence dans la variété de films offerts), le temps passe et la situation se détériore. Non, l’équation nombre de salles vs la fréquentation ne pouvait tenir la route encore longtemps, ça j’en conviens. Toutefois qu’on n’essaie pas de nous leurrer, oui on la voit la différence. Pierre Blais chroniqueur cinéma à la SRC, a évoqué certains chiffres vendredi dernier : nouveautés Montréal = 8, nouveautés Québec = 3. Il citait en exemple Next, film qui semble plutôt moyen mais mettant tout de même en vedette Nicolas Cage et Julianne Moore, il n’est pas du tout à l’affiche à Québec mais présenté dans 15 salles de la région montréalaise. R-i-d-i-c-u-l-e.
On dit que Québec a un gros problème de bilinguisme, que les employeurs ont de la misère à recruter des gens capables de s’exprimer en anglais et de bien le comprendre, et je ne doute pas que cet handicap ait nuit à la rentabilité des cinémas qui prenaient le risque de présenter des films en v.o.a. Cependant, si on combine l’envie d’entendre les acteurs s’exprimer dans leur langue et surtout le manque flagrant de variété sur les grands écrans, c’est notre club vidéo de prédilection qui en sortira gagnant. Au moins sur DVD on peut choisir…
Éric a écrit, le 29 avril 2007
Cette fermeture ne m’affecte pas. Je trouve toujours mon compte au Clap.
Tryphon a écrit, le 30 avril 2007
Je vois que les problèmes sont malheureusement les mêmes des deux côtés de l’Atlantique… :(
Tryphon
(Bravo pour le blog, que j’ai trouvé très sympa!)
Geneviève a écrit, le 1 mai 2007
C’était d’un ridicule incroyable ces deux cinémas ouverts dans la même semaine à 100m de distance. C’était écrit dans le ciel que l’un des deux rendrait l’âme (bien que ça ait pris un bon 5 ans, je crois?).
Mais pour la disparition des v.o.a., j’avoue que ça fait mal … Qui sait ? Peut-être que le cinéma voisin prendra la relève à ce niveau ?
Etolane a écrit, le 2 mai 2007
Je regarde aussi les programations et constate une grosse pénurie de VO maintenant! J’ai aussi remarqué qu’il y avait moins de nouveautés, à croire que maintenant il faudrait aller au ciné à Mtl! C’est ce que je disais l’autre jour à mon homme qui m’a gentiment ri au nez!!! N’empêche que c’est bien plate…
Epicure a écrit, le 2 mai 2007
Pour le moment le cinéma voisin fait très peu sa part pour ce qui est des v.o.a., et concernant la quantité de nouveautés c’est assez pénible également. J’ai attendu plusieurs semaines avant de réagir là -dessus afin de voir si la situation s’améliorerait mais en vain…
Faut pas se leurrer, plus d’écrans ça veut juste dire plusieurs fois le même film à l’affiche et non pas une variété de films. Oui c’est bien plate!
Allen Harbour a écrit, le 2 mai 2007
Rien ne va plus. Nous on est 6 qui allions au cinéma presqu’à toutes les semaines. Maintenant on y est allé qu’une fois depuis la fermeture. On a même envoyé quelques courriels, à Odéons entre autre, pour ne recevoir que des réponses bidons, quand on voulait bien nous répondre. Est-ce qu’on va devoir organiser des autobus nolisés pour aller au cinéma à Montréal pour avoir le droit de voir les films en VOA? C’est très frustrant :(











brem a écrit, le 29 avril 2007
Amen. Les downloads de torrents vont se faire plus intenses…
Moins de films en voa, nous en sommes tous perdants.