Vues sur l'actualité et la scène culturelle

De Québec, du Québec et d'ailleurs.

Burp Blitz cinéma

Cré Hollywood. Elle nous balance sa merde insipide pendant 11 mois et réserve les quelques morceaux de bravoure qu’elle ose encore financer pour décembre, période où Oscar cogite intensivement sur ceuze qui feront son show ou pas en février prochain.

Bref, j’exagère à peine quand je dis qu’on a presque autant vu de films ces trois dernières semaines que durant tout 2008. Et ç’aura valu la peine. Bref tour d’horizon, en ordre chrono de visionnement :

  • Rachel Getting Married : en voyant l’affiche on croirait avoir affaire à une autre de ces comédies romantiques poches comme il en sort à la demi-douzaine par année, surtout lorsqu’on voit la p’tite face d’Anne Hathaway grosse comme ça en avant-plan. Et pourtant, pourtant… C’est plutôt un drame familial à la fois dur, sobre et réaliste que le réalisateur Jonathan Demme nous sert. Et Hathaway est fantastique en junkie complètement perdue à l’intérieur de son propre clan.
  • Valkyrie : Tom Cruise en officier nazi? Kesséça? Faut dire que j’ai bien aimé ce thriller historique qui relate le quinzième et dernier complot interne visant à tuer Adolf Hitler. Pas trop con et plutôt efficace.
  • Milk : ils ont attaché la bride très serré autour du cou à Gus Van Sant. Je m’attendais à quelque chose de sauté de la part du réalisateur d’Elephant et Last Days, mais Milk est plutôt réalisé de façon très académique. C’est par ailleurs très bon. Sean Penn est ultra juste dans la peau du célèbre militant homosexuel. Oscar! Tu l’oublies pas çui-là hein?
  • Doubt : film un peu bizarre tiré d’une pièce de théâtre. J’en suis sorti plutôt insatisfait et je ne sais toujours pas pourquoi. Mais je ne pouvais pas rater une rencontre Meryl Streep - Philip Seymour Hoffman. Quels acteurs!
  • Valse avec Bashir : un film d’animation touchant et percutant sur le conflit libanais du début des années 80. Les illustrations sont magnifiques et certaines scènes sont d’une poésie étonnante pour un film de ce genre. Et la musique de Max Richter…  Avertissement: les 30 dernières secondes vous scieront les deux jambes.
  • The Curious Case of Benjamin Button : fallait que je vois ça ne serait-ce que pour David Fincher, un de mes deux ou trois réalisateurs préférés. Il y a un petit feeling Forrest Gump dans ce film où il est question d’un personnage singulier au parcours très inhabituel. Le budget devait être hallucinant: j’ai rarement vu autant de décors, de plans et de compositions complexes. La photo est léchée comme une pub d’Armani. Le film? Pas mauvais du tout mais Fincher a fait beaucoup mieux avec Seven et Fight Club.
  • The Reader : je n’ai jamais su l’histoire de ce livre très populaire des années 90 et je m’en félicite car elle fut un plaisir à découvrir dans ce très beau film du réalisateur de The Hours, Stephen Daldry. Kate Winslet est géniale. Je ne me souviens pas avoir vu une meilleure performance de sa part. Le film est excellent lors des trois premiers quarts mais sombre dangereusement dans le mélo vers la fin. Heureusement le film se termine avant l’indigestion. À voir.

Écrit par Burp le 6 janvier 2009  |  Tags:   |   aucun commentaire

Burp Des nouvelles de Mara

Je viens d’entendre la nouvelle chanson de Mara Tremblay, "Tu n’es pas libre", et le choc est assez grand. La belle a définitivement égaré ses bottes de cowgirl!

L’album, intitulé Tu m’intimides, sort le 27 janvier prochain. En attendant, voilà la toune en question.

Écrit par Burp le 6 janvier 2009  |  Tags:   |   2 commentaires

Burp Jaydiohead!

Jaydiohead

Un peu moins de cinq ans après la bombe Grey Album, mash-up remarquable du Black Album de Jay-Z et du célèbre White Album des Beatles par Danger Mouse, voilà Jaydiohead. Et si votre QI se situe quelque part entre 12 et 150, vous devriez savoir quels sont les artistes visés cette fois-ci.

Le 30 décembre dernier, le DJ new-yorkais Minty Fresh Beats présentait en streaming sur sa page MySpace les mix de son cru, un mash-up des albums Black Album et American Gangster de Jay-Z avec In Rainbows, Kid A et OK Computer de Radiohead. Aujourd’hui, l’album est disponible sur jaydiohead.com non seulement en streaming, mais aussi en format MP3 que vous pouvez télécharger. Il semble que l’oeuvre ait été créée à l’insu des deux artistes concernés, alors je vous conseille sagement de ne pas tarder à télécharger la chose avant qu’elle ne devienne mythique comme son ancêtre Gris (qui, en passant, est toujours disponible via les canaux P2P…). Toutefois, Radiohead a déjà montré une ouverture pour ce genre de projet, donc il y a espoir de ce côté.

Après une première écoute, je dirais qu’en qualité l’album ne menace pas le fantastique Grey Album, mais il s’agit tout de même d’une fort belle curiosité. Saluons l’initiative.

Et puis, au prix que vous payez…

Écrit par Burp le 5 janvier 2009  |  Tags:   |   aucun commentaire

Epicure Bye-Bye 2008, la madame est vraiment pas contente

Comme tout plein d’autres se sont déchaînés à propos du Bye-Bye 2008, j’avais décidé de passer mon tour (personnellement j’ai de beaucoup préféré le spécial de Tout le monde en parle). Plus de 1000 commentaires sur les blogues de Patrick Lagacé et Richard Therrien combinés, ça prouve que le Bye-Bye bashing est encore un sport national très prisé le lendemain du jour de l’an.

Même si tout a été dit, je n’ai presque pas le choix de publier malgré tout un billet à ce sujet. Trouvé via le blogue de Christian Mistral, un vidéo qui me trouble légèrement. Je me demande quasiment s’il faut en rire ou en pleurer (honnêtement moi j’ai pris le parti d’en rire), mais une dame qui se présente comme une fan (le mot est faible) de Céline Dion, a pris le temps de se filmer et de mettre le résultat sur YouTube, pour s’excuser au nom des québécois “et des québécoises” pour le traitement qu’on lui a réservé lors du Bye-Bye. C’est en deux parties et même bilingue (!!!). Plusieurs internautes ont commenté de façon plutôt virulente, c’est probablement ce qui explique que le vidéo ne sera disponible que jusqu’au 5 janvier à 18h. Enjoy!

Partie I

Partie II

Écrit par Epicure le 4 janvier 2009  |  Tags:   |   3 commentaires

Epicure 52 livres en 52 semaines : Quelque part au début du XXIe siècle

Quelque part au début du XXIe siècle

Beau clin d’oeil à l’année qui débute, que de lire un ouvrage qui justement se veut un regard sur hier. Un amalgame de témoignages qui prennent diverses formes, pour définir ce que représente le passage au XXIe siècle pour 40 jeunes créateurs et observateurs du Québec. Quelque part au début du XXIe siècle, collectif sous la direction de Nicolas Langelier, a le mérite de donner la parole à des gens qui ont quelque chose à dire. Plusieurs univers, du culturel au social, s’y côtoient avec un évident souci de diversité. Littérature (entre autres Mélanie Vincelette, Nicolas Dickner, Eric Dupont), théâtre (Evelyne de la Chenelière, Fanny Britt), musique (Navet Confit, Daniel Beaumont), journalisme (Marc Cassivi, Rima Elkouri), BD (Jimmy Beaulieu, Pascal Colpron), implication sociale/politique (Hugo Latulippe, Carle Bernier-Genest), et bien d’autres (la liste complète des contributeurs est ici). Comme mentionné précédemment, chacun a eu carte blanche pour s’exprimer sous la forme qui lui plaisait. On y trouve des fictions, essais, photos, BD, poèmes, illustrations, ce qui donne un recueil très varié et un magnifique objet très agréable à manipuler.

Malgré cet ensemble prometteur, mes attentes n’ont pas été comblées. Même si, à première vue, je semblais être la lectrice idéale pour ce projet issu de personnes talentueuses de ma génération, je suis malheureusement restée sur ma faim. Peut-être est-ce la thématique qui ratissait trop large, «Qu’est-ce qui définit les années 00?», «Qu’est-ce qui nous définit?», mais certaines visions trop (ou pas assez?) personnelles ne m’ont pas rejointes. Les contributions qui m’ont le plus touchées sont celles qui ont su, dans le contexte du changement de siècle, à marier le personnel à l’universel. Malgré la qualité de l’ensemble, on dirait que quelques uns y ont été d’exercices de style qui auraient plus été à leur place dans un autre type de recueil.

Toutefois, malgré les bémols, comme cette lecture a provoqué des réflexions, m’a fait rire et m’a émue, on peut dire qu’elle a atteint ses objectifs. Quelques noms qui ont particulièrement réussis à me rejoindre à divers degrés : Eric Dupont, Mélanie Vincelette, Eric Demay, François Létourneau, Marc Cassivi et Rima Elkouri.

Écrit par Epicure le 4 janvier 2009  |  Tags:   |   aucun commentaire

Epicure Bonne Année 2009, Salut 2008 !

Avant toute chose, nos meilleurs vÅ“ux à tous ceux qui nous font le plaisir de passer par ici régulièrement ou à l’occasion. Que le trio santé, amour, bonheur vous accompagne tout au long de l’année 2009, et si en plus vous l’agrémentez de soupçons de culture à volonté (lecture, cinéma, musique, théâtre et tout ce qui vous inspire), vous serez comblés! Le paradis, c’est avant la fin de vos jours qu’on vous le souhaite!

Après avoir reçu à Noël, traversé le Parc, fait des visites, pris un peu d’air, être gâtés et surtout avoir mangé et bu des quantités anormalement élevées de sucre, de gras et d’alcool, on profite des premiers jours de 2009 pour recharger nos batteries. J’espère pour vous la même chose au programme!

Pas de bilan, top ou quelconque rétrospective culturelle exhaustive pour moi cette année. Burp a fait l’exercice de belle façon la semaine dernière, voici plutôt de mon côté un petit survol en quelques flashs.

  • 400è : Québec était magnifique, on se la souhaite toujours aussi éclatante et dynamique.
  • Paul McCartney : Un show qu’on n’attendait pas et pour lequel je n’avais aucune attente, n’étant pas fan de l’artiste même si j’adore Les Beatles. Jamais vécu une telle intensité lors d’un concert, fallait être là pour comprendre. Mémorable!
  • Catherine Major : Avec Le Volume du Vent de Karkwa, son Rose Sang est l’un de mes favoris en 2008 (sur CD et sur scène dans les 2 cas!) Peut-être victime d’une sortie trop hâtive dans l’année, elle est la grande oubliée de l’ADISQ selon moi. Extrêmement dommage!
  • Cinéma : Ma récolte la plus faible en 20 ans! En salle, Québec fait figure de parent pauvre avec des versions originales présentées au compte goutte et, sur DVD, ce sont les séries télé qui l’emportent.
  • Lecture : J’ai un peu augmenté ma moyenne de 2007 (22 livres plutôt que 18, la moitié québécois) mais j’en veux encore plus!!! (ce qui devrait logiquement être le cas en 2009) Mes faits d’armes en 2008 : «LA» trilogie des Millénium (1 de 3) est enfin commencé et 2 auteurs de BD d’ici, Guy Delisle et Francis Desharnais, ont réussi à me faire patienter avant le retour de Michel Rabagliati en 2009.

Écrit par Epicure le 1 janvier 2009  |  Tags: , ,   |   aucun commentaire

Burp 52 livres en 52 semaines : Watchmen

Watchmen

Les geeks parmi vous crieront au sacrilège: jusqu’à tout récemment, je n’avais jamais entendu parler de Watchmen . Pourtant, ce roman illustré (graphic novel ) a gagné le prix Hugo en 1988 et fait partie du club sélect des 100 meilleurs romans de tous les temps selon Time Magazine . Impardonnable, je sais.

C’est donc en voyant la bande-annonce du film qui sortira en mars prochain (réalisé par le gars de 300 ) que j’ai investigué plus à fond. D’un clic, j’ai commandé Watchmen et le premier tome de Sandman , la série culte illustrée de Neil Gaiman afin de faire un peu de rattrapage bédé.

Je viens de passer à travers les 416 denses pages de Watchmen et je dois avouer qu’il s’agit d’une oeuvre assez impressionnante, tout genres confondus. Bien que dessinés sans fioritures et de façon classique, l’intrigue et les personnages y sont d’une complexité étonnante. Je m’attendais à un truc à la Spider-Super-Iron-Man et j’ai plutôt eu droit à une réflexion flyée sur le bien vs le mal, les conflits sociaux, l’éthique scientifique et la condition humaine sur fond de thriller psychologique mettant en scène des super héros sur le déclin. Choc!

Kecé ça raconte? Ouf… Pas sûr de vouloir embarquer là-dedans. Établissons plutôt le contexte. L’histoire débute à New York, en 1985. Edward Blake a.k.a. The Comedian, ex héro costumé ayant connu son heure de gloire 30 ans auparavant, est assassiné. Le meurtre sème l’émoi chez ses anciens compagnons masqués et fait resurgir des démons enterrés depuis longtemps. Pendant ce temps, la guerre froide s’intensifie entre l’ouest et l’est et menace de donner lieu à un conflit mondial. Voilà, je n’en dis pas plus car je vous perdrais en vous racontant une histoire mettant en scène plusieurs personnages centraux, à différentes époques… sur deux planètes.

Vous l’avez deviné, on ne lit pas Watchmen comme on lit Tintin. La trame narrative, bourrée de symbolisme, est épicée d’histoires parallèles qui se chevauchent et s’entrechoquent pour n’offrir leur dénouement qu’à la toute fin. Rien n’est laissé au hasard, rien n’est superflu. Dommage que le genre rebute plusieurs types de lecteurs car Watchmen est un livre singulier. Ses auteurs, Alan Moore et Dave Gibbons, parviennent à trouver l’équilibre entre divertissement pur et oeuvre littéraire sophistiquée. Je suis franchement curieux de voir ce que cela va donner sur film, dont voici la bande-annonce.

Link: Trailer for Watchmen

Écrit par Burp le 28 décembre 2008  |  Tags:   |   aucun commentaire

Burp Cadeaux

Ce fut un très merry Noël cette année. Et j’ai eu de beaux cadeaux qui aussi en disent long sur les perceptions qu’ont mes proches de ma personne déchéante. Voyez plutôt:
Scotch Lagavulin
Scotch Single Malt Lagavulin 16 ans. Paradis tourbé au fond du verre. Divin.

Porto Calem
Ensemble à dégustation de Porto “Port for Two” de Cálem. Est-ce que ça doit être absolument for two?

Flasque à boisson
Flasque à boisson pour la route. Faut ce qui faut.

Twin Peaks
Ça c’est un auto-cadeau. Je n’ai jamais vu cette géniale série au complet. J’y remédie!

Écrit par Burp le 26 décembre 2008  |  Tags: ,   |   3 commentaires

Burp Top 2008 (Burp)

Décidément, ma dépendance à la chose culturelle n’a survécu à aucun traitement en 2008 et je ne m’en plains pas une seconde car j’ai vu, lu et entendu du maudit bon stock!

Allons-y tout d’abord avec mon top 15 des albums .

image #15
The Walkmen : "You & Me"
Le plaisir n’est pas tout à fait le même que lors de la découverte-choc de A Hundred Miles Off mais personnellement je m’offrirais un nouveau Walkmen trois fois par année. Malgré son apparente simplicité, You & Me maintient l’intérêt sans problème grâce à la qualité des compositions et de la voix singulière de Hamilton Leithauser.
image #14
Hemlock Smith & Les Poissons Autistes : "Three Times Dead"
Sorti à la mi-novembre, ce magnifique album s’est frayé un chemin jusqu’à mon top 15 en à peine quelques semaines, ce qui en dit pas mal sur sa qualité. Hemlock Smith est le projet d’un Suisse, Michael Frei, qui s’est associé pour cet album au duo électro (Suisse itou) Les Poissons Autistes pour créer cette série de tableaux subaquatiques qui évoquent un croisement entre Flying Saucer Attack et Talk Talk (période Spirit of Eden ). Je vais définitivement investiguer plus à fond la disographie de ces deux artistes.
image #13
TV On The Radio : "Dear Science"
Je vous jure, j’ai vraiment tout essayé. Quand j’ai vu que le dernier TVOTR faisait à peu près tous les top 10 existants, j’ai tout fait pour le retirer de ma liste, juste pour faire hot . Ben non. Plus accessible que Return To Cookie Mountain sans l’être trop, Dear Science groove d’irrésistible façon tout en ravissant toujours les bibittes indie qui lui voue un culte depuis leur tout premier album. Sans doute un des groupes phares de la scène rock songé.
image #12
Fucked Up : "The Chemistry Of Common Life"
Méchante claque sua yeule que cet album d’un groupe torontois qui m’était inconnu jusque là. Groupe punk au demeurant, Fucked Up ne se contente toutefois pas de jouer à l’intérieur des limites du genre. Connaissez-vous beaucoup d’albums punk-hardcore qui comprennent des pièces de 6 et 7 minutes? Une décharge d’énergie brute pour les tripes et un élégant mâche-neuronnes.
image #11
Meshuggah : "obZen"
Parlant de mâche-neuronnes, le dernier Meshuggah m’a laissé complètement… fucked up . J’avoue avoir un préjugé très favorable envers ces Suédois qui ne m’ont jamais déçu. Leur métal est brutal mais sophistiqué, viscéral mais mathématique, violent mais subtil. Personnellement, tant qu’à écouter du métal sophistiqué, je préfère de loin des trucs couillonnés comme Meshuggah ou Opeth à du Dream Theater ou Fates Warning , qui sont plus dilués. Faut vraiment que je me les tape en spectacle un de ces jours.
image #10
The Calm Blue Sea : "The Calm Blue Sea"
The Calm Blue Sea est originaire d’Austin, au Texas, capitale mondiale du rock alternatif et indépendant. C’est de là aussi que vient Explosions In The Sky , formation post-rock instrumentale qui a visiblement inspiré TCBS dans la production de ce premier album. Il est vrai que la formule post-rock "chaos contrôlé" s’essouffle après avoir connu ses heures de gloire avec les premiers Sigur Ros et Godspeed You! Black Emperor mais The Calm Blue Sea suscite l’intérêt par sa virtuosité et la charge émotive qui se dégage de chaque pièce. Peu original, juste excellent!
image #9
Flying Lotus : "Los Angeles"
Flying Lotus, DJ californien, m’a comblé avec son premier album au même titre qu’Amon Tobin m’avait ramassé avec Permutation . Les deux n’ont pas tout à fait le même style - Los Angeles intègre davantage de hip-hop et est plus organique - mais on décèle chez les deux artistes un souci commun de s’aventurer en terrain peu connu. J’ai fait très peu de grandes découvertes en musique électronique en 2008 mais Flying Lotus en fut toute une.
image #8
The Rosebuds : "Life Like"
J’ai un méga-faible pour cette formation de la Caroline du Nord. Sa pop est légère et d’une simplicité désarmante mais ses chansons sont irrésistibles au point où on programme le repeat sur iTunes sans craindre de s’écoeurer. La pièce titre de l’album s’est introduite dans mon crâne à sa sortie en octobre dernier et ne l’a toujours pas quittée. En passant, si vous aimez Life Like, procurez-vous sans hésiter les trois aux albums des Rosebuds. Du bonbon!
image #7
Alain Bashung : "Bleu Pétrole"
La nouvelle de son cancer m’a scié. Pour moi, Bashung évoque ce qu’il y a de plus immense dans le rock français. Je l’ai découvert à travers Osez Joséphine et ne l’a jamais quitté depuis alors que lui, ne m’a jamais déçu. Bleu pétrole me rappelle à la fois la beauté et la grandeur de Fantaisie militaire , sorti avant le choc austère, halluciné et magnifique de L’imprudence . J’aurais pu voir Bashung sur scène lors de son passage dans le cadre de La tournée des grands espaces mais j’ai préféré passer outre, une crampe de cerveau que je vais regretter longtemps. Merde, j’écoute "Tant de nuits" à l’instant et j’en ai des frissons. Courage Alain!
image #6
School Of Seven Bells : "Alpinisms"
Trio formé des jumelles Alejandra et Claudia Deheza (anciennement de On! Air! Library! ) et de l’ex-Secret Machines Benjamin Curtis, School of Seven Bells a immédiatement surgi du lot grâce à ses jolies harmoniques vocales planantes et ses arrangements sophistiqués qui m’ont temporairement réconcilié avec le dream-pop, genre que je déteste. On retrouve dans les voix des deux soeurs un feeling flower power qui donne beaucoup de couleurs à l’album et qui en fait le principal fil conducteur.
image #5
Karkwa : "Le volume du vent"
Après Les tremblements s’immobilisent , second album qui a ouvert les yeux d’un peu tout le monde, on attendait ce troisième album avec un mélange d’impatience et d’appréhension. Heureusement, Le volume du vent a comblé les attentes et marque un nouveau jalon dans l’évolution de ce talentueux groupe de Sept-ÃŽles. J’ai beau chercher, je ne trouve aucune faiblesse flagrante à cet album. Je préfère m’attarder sur la richesse des arrangements et le savoir faire des cinq musiciens. Et si vous n’avez jamais vu Karkwa en spectacle, dites-vous que c’est le disque… puissance dix.
image #4
Lindstrom : "Where You Go, I Go Too"
Le Norvégien Hans-Peter Lindstrom fait drôlement parler de lui depuis deux ou trois ans dans les forums de musique électronique en raison de sa contribution au mouvement space-disco qui fait rage en Europe. WYGIGT est de loin supérieur à It’s A Fidelity Affair car on sent les compositions plus achevées et mieux développées. Surtout, ne vous attendez pas à du bidouillage à la Aphex Twin , Lindstrom préfère installer tranquillement ses éléments sur fond spatial et faire évoluer le tout jusqu’à satisfaction totale de l’auditeur. Moi j’ai adoré et ne m’en suis jamais lassé. Et avouez que la pochette mettant en vedette Lindstrom lui-même en imbécile heureux est un chef-d’oeuvre de ridicule!
image #3
Klaus Schulze & Lisa Gerrard : "Farscape"

Sept pièces totalisant plus de deux heures et demie de musique électronique planante épicée des vocalises de Miss Gerrard, ex-Dead Can Danseuse, ça vous inspire? J’avoue avoir écouté l’album une fois lors de sa sortie en juillet dernier mais qui veut écouter de l’ambiant en plein été? Je l’ai remis dans mon iPod en septembre et là j’ai vraiment accroché. Pourtant, la musique de Klaus Schulze (pionnier de la musique électronique au sein de Tangerine Dream) n’a rien d’extraordinaire, défilant tel un mantra pendant de longs passages où Gerrard improvise avec sa voix unique. Rien d’extraordinaire peut-être, mais chaque écoute vaut bien trois camomilles et un gros bain de bouette. Beau et aérien.

image #2
Mercury Rev : "Snowflake Midnight"
Je ne sais pas pourquoi, j’ai toujours aimé Mercury Rev depuis Deserter’s Song il y a 10 ans mais Snowflake Midnight m’a vraiment fait flipper. Peut-être est-ce le recours a des arrangements plus électroniques que sur les derniers disques, ou bien à ces petits moments instrumentaux de grâce qui ponctuent l’album ici et là… (tiens, justement, la jolie "October Sunshine" caresse mes speakers à l’instant même). Ce qui est sûr, c’est que, contrairement aux autres albums des Rev, SM ne contient pas de tounes de remplissage que l’on passe sur fefiew à chaque écoute. Probablement l’album que j’ai écouté le plus souvent en 2008. Déjà, je planifie quelques autres écoutes pour l’année qui vient.
image #1
Portishead : "Third"
Portishead a presque défini le trip-hop avec Dummy il y a 15 ans et s’est retiré de la scène musicale juste avant que le terme ne devienne trop galvaudé. Je n’attendais plus ce troisième album, tombé du ciel le printemps dernier. Third est définitivement du Portishead mais le trio a pris tout ce temps pour expérimenter et questionner son son au point où il s’aventure ici plus loin qu’il ne l’a fait pour les deux premiers albums. Des pièces comme "Silence", "We Carry On" et la percussive "Machine Gun" témoignent d’une approche franchement innovatrice et l’intensité dramatique qui habite chacune des chansons est palpable à chaque écoute. Et la voix de Beth Gibbons… on a l’impression que la musique, le son de Portishead est façonné en fonction de cette voix fantastique. Génial, rien de moins.

TOP SPECTACLES

  1. Paul McCartney sur les Plaines (20 juillet) : La grand messe a eu lieu sur les Plaines cette année et sir Paul en fut le grand prêtre. Cent-cinquante minutes magiques.
  2. Radiohead au Parc Jean Drapeau (6 août) : Mon groupe préféré pour la première fois en chair et en os, en live , devant un Burp complètement gaga d’admiration.
  3. Karkwa au Grand Théâtre (13 décembre) : Intense, intense, intense. Karkwa est un grand groupe, et pas seulement à l’échelle québécoise.
  4. Karkwatson au Grand Théâtre (11 juin) : Un jam de luxe donné par deux groupes de musiciens au sommet de leur art.
  5. Van Halen sur les Plaines (3 juillet) : J’ai failli mettre Stone Temple Pilots à la place mais VH a tellement marqué mon adolescence que la nostalgie l’emporte.

TOP FILMS

  1. Let the Right One In : Magnifique histoire de vampire, poétique, touchante, belle, froide.
  2. Tout est parfait : Pas jojo une seconde mais essentiel. On s’en souviendra longtemps encore.
  3. Global metal : Très bonne suite au documentaire à succès d’il y a trois ans sur le heavy-metal.

TOP TÉLÉ

  1. C’est juste de la TV : Mon émission préférée parle de la télé. C’est fou la vie des fois hein?
  2. Dexter : Grinçant, pervers, drôle et passionnant. De la télé comme on n’est pas prêt de voir au Québec.
  3. 3600 secondes d’extase : L’émission s’est vraiment améliorée par rapport à l’an dernier. Labrèche is king.

TOP LIVRES

  1. Daemon de Daniel Suarez : Un techno-thriller vraiment techno et super thrillant.
  2. Watchmen de Alan Moore et Dave Gibbons : Beaucoup plus qu’une histoire de super-héros.
  3. The Beatles - The Biography de Bob Spitz : Beaucoup plus qu’une histoire de super-héros.

Écrit par Burp le 22 décembre 2008  |  Tags: , , ,   |   2 commentaires

Epicure Dédé - À travers les brumes

Burp l’avait regardé la semaine dernière, moi je ne l’ai fait que ce matin. J’ai pogné de quoi. Si la seule bande-annonce me trouble ainsi, j’imagine le film au complet…

C’est mieux d’être bon.

En attendant le mois de mars, on regarde ici.

Écrit par Epicure le 22 décembre 2008  |  Tags: ,   |   aucun commentaire

Burp