Vues sur l'actualité et la scène culturelle
De Québec, du Québec et d'ailleurs.
Richard fut fru
Avez-vous regardé Le 3950 samedi dernier à TV5? Vous auriez dû. Luck Mervil, l’animateur de talk show qui “talk” le moins au monde recevait entre autre l’humoriste Dieudonné, Richard Martineau, Sophie Durocher (la blonde du précédent) et l’humoriste Cathy Gauthier.
J’ai manqué les 10 premières minutes mais dès mon arrivée Martineau et Dieudonné s’engueulaient déjà sur la liberté d’expression et la profession de journaliste. Et ça s’est poursuivi pendant les 50 autres minutes. Le pire dans tout ça c’est qu’on n’y a pas appris grand chose car l’engueulade a vite pris des allures de mon père est plus fort que le tien. Dieudonné, fort en gueule, a appuyé sur tous les bons boutons pour faire sortir Martineau de ses gonds. Et il a réussi admirablement bien. Imaginez que vous venez d’exprimer une opinion et qu’on vous réponde calmement “Je respecte votre opinion mais pour moi elle est vide de sens et totalement médiocre”. De quoi faire monter votre sang latin tout en haut du crâne, n’est-ce pas? Alors Martineau a fait un fou de lui en s’emportant comme un Gilles Proulx. Remarquez qu’il n’avait pas tout à fait tort car Dieudo en a beurré très épais sur la question du Moyen-orient avec son discours à la j’ai vu un cheval blanc donc tous les chevaux le sont. Le gars est agitateur jusqu’au poil du nombril. C’est pour ça qu’on l’aime et veut lui arracher les ongles.
Un moment donné le débat a chiré vers l’imputabilité des propos tenus sur Internet. Martineau s’est alors solidement foutu le pied dans la bouche à mon avis en affirmant que les “pseudo”-journalistes du Web - les blogueurs, en fait - étaient des lâches car, contrairement aux journalistes des médias “traditionnels”, ils se cachent sous le bouclier de la liberté d’expression, sont inatteignables, donc se permettent de dire n’importe quoi.
Pauvre Richard.
J’en ai mon cass de l’entendre celle-là . Rien que dans le domaine culturel - je vais parler de ce que je connais vraiment - j’ai tellement entendu de bêtises et de faussetés venant des journalistes “reconnus” que ça m’a donné le goût de partir mon blogue. Il y a tellement de journalistes blasés qui se contentent de réécrire les communiqués de presse, font peu d’effort pour aller chercher l’info et la rendent avec si peu de rigueur que ç’en est devenu pathétique. Le vrai “pleutre”, Richard, c’est celui qui se prétend journaliste tout en cachant ses couilles avec sa carte de presse. C’est une honte, considérant les privilèges d’accès à la matière première que ce “titre” procure.
Ceci dit, je vous invite à aller lire l’intéressant point de vue de mon collègue Mario.
Yvan L. a écrit, le 13 novembre 2007
Martineau qui fait un fou de lui, voilà qui me surprend beaucoup de la part d’un journaliste rigoureux, indépendant, ne cédant jamais à la démagogie :)
Les médias dont il fait partie font plus dans le publi-reportage,l’abrutissement et la désinformation qu’un véritable travail journalistique.
Michel D. a écrit, le 16 novembre 2007
Tssst! Tsssst! Aussi surprenant que cela puisse paraître, monsieur Martineau ne semble pas avoir de carte de presse. Enfin, il y a deux ans, lors d’une vérification auprès de la FPJQ, on m’avait répondu que cela faisait plusieurs années qu’il n’était plus membre. Peut-être cela a t-il changé avec son arrivée au JdeM.
Burp a écrit, le 16 novembre 2007
Michel, je ne faisais pas nécessairement référence à Richard Martineau. Je généralisais. Mais merci pour l’info!

Sophie a écrit, le 12 novembre 2007
Je suis tellement d’accord avec toi. Je vais te dire, j’aime mieux lire des blogueurs tels que vous me donner leur VRAI opinion sur un spectacle, un disque, peu importe, plutôt que celle d’un journaliste qui n’est là que pour ploguer des gens, et ce qu’il ait aimé ou pas.