Vues sur l'actualité et la scène culturelle
De Québec, du Québec et d'ailleurs.
(Sainte) Pauline Marois

J’ai capté par hasard hier soir un bout d’entrevue de Monique Simard (ex-syndicaliste) et Hélène Pedneault (écrivaine et féministe) à l’émission de Christiane Charette. On y parlait de Pauline Marois, la nouvelle cheffe du PQ. Je zappais mais je n’ai eu d’autre choix que de rester là un bon 15 minutes rien que pour savoir jusqu’où cette gang d’exaltées allait se rendre.
“Mme Marois est une femme extraordinaire… la digne successeure de René Lévesque… ce que le PQ avait vraiment besoin… une leader hors pair…”. Et j’en oublie. Et Vincent Marissal (chroniqueur politique), au bout du fil, qui embarque dans la dithyrambe : “Monsieur Boisclair, après s’être fait régulièrement taper sur les doigts, a enfin quitté… J’ai toujours été un ardent défenseur de Madame Marois… Le PQ a fini par comprendre qu’un virage jeunesse ne fonctionnait pas…”. Et j’en oublie aussi.
J’imagine, mon Vincent, que tu es monté au front pour défendre Pauline il y a à peine 18 mois lorsqu’elle se faisait planter au premier tour par Boisclair à la course à la chefferie? Ben voyons donc.
Maudit que les Québécois, les médias surtout, ont la mémoire courte. Pauline Marois n’était même pas assez bonne pour battre celui que plusieurs considèrent comme le pire chef de l’histoire du PQ et elle débarque à peine un an et demi plus tard parmi les militants comme Ronald McDonald au milieu d’une gang de sous-alimentés. Monique, Hélène, Christiane, Vincent et autres hystériques, slaquez le ponpon cinq minutes. Et surtout, arrêtez de croire que la solution se trouve chez le chef du parti. Le PQ a mal au ventre, pas à la tête.
Et je ne peux m’empêcher d’éprouver de la sympathie pour André Boisclair qui doit bien encore se demander ce qui s’est passé. Il a été bouffé tout rond par un parti - son parti - qui ne sait plus trop quoi faire pour se rebâtir une crédibilité.
Pauline, je te souhaite bonne chance. Pour l’instant, tout le monde t’aime. Mais ne pette pas à l’église sinon ils vont avoir ta peau. Les médias comme tes militants.
Zigounette a écrit, le 18 mai 2007
Ce qui est drôle, c’est que j’avais quasiment prédis ce scénario. Je ne croyais pas par contre que le psycho-drame se jouerait en une semaine seulement : Boisclair claque la porte, Gilles se présente, Pauline aussi, Gilles qui change d’idée suite aux sondages, Pauline qui jubile, etc.
Il fallait voir il y a 1 an et demi le PQ se taper sur la cuisse et se vanter d’avoir élu Boisclair. Non mais quels imbéciles ces militants. Boisclair est la pire cruche vide de la politique québécoise. À part son sourire Pepsodent et ses complets Philippe Dubuc, qu’avait-il vraiment à offrir? N’en fallait pas plus pour que ce parti cannibal n’en fasse qu’une bouchée, mais sans jamais oser s’excuser de l’avoir élu chef.
Maintenant, est-ce que Pauline fera mieux? Je lui souhaite car c’est une redoutable bête politique qui connaît la chanson. Mais le problème n’est pas là et je crois que même ses “prenez-moi comme je suis ou ne me choisissez pas!” ne viendront pas à bout des purs et durs radicalistes du parti.
Maintenant, voici mon autre prédiction: d’ici 5 ans, le PQ n’existe plus. Les paris sont ouverts.
Éric a écrit, le 18 mai 2007
Il faut faire attention à ce qu’on dit. Les militants ne sont pas tous des imbéciles. Lors de la course à la chefferie, j’ai appuyé Pauline Marois sachant très bien que Boisclair n’était pas l’homme de la situation. Sa victoire m’avait déçu et dès le début de son “règne” il n’a fait que s’enfoncer. Pauline Marois n’est pas une sainte mais elle a la stature pour bien diriger ce parti qui n’a pas dit son dernier mot.
Burp a écrit, le 18 mai 2007
@ Éric : comprend bien que je ne met pas en doute la compétence de Mme Marois. C’est tout ce qui entoure son arrivée qui me chicote. Et je ne doute pas non plus des capacités intellectuelles des militants. C’est leurs décisions collectives ou celles de groupuscules internes qui m’inquiète.
Éric a écrit, le 18 mai 2007
Burp: j’ai bien compris et je suis plutôt d’accord avec toi. Je faisais surtout référence au mot de Zigounette dans lequel elle parle de militants imbéciles. Nous ne l’étions visiblement pas tous. Heureusement!
Missmckenzie a écrit, le 20 mai 2007
Bravo pour cette mention aux Coulisses du pouvoir! ;)
Epicure a écrit, le 22 mai 2007
Merci pour l’info, on était passé à côté!
Lamarche a écrit, le 15 juin 2007
Madame Marois!
Je suis ravie de votre implication…
Je souhaite que vous puissiez atteindre tous vos objectifs…
Je crois à votre professionallisme
Considérez que vous avez tout mon appui et ça depuis fort longtemps
Francine Lamarche
Eric B. a écrit, le 25 septembre 2007
“Maudit que les Québécois, les médias surtout, ont la mémoire courte” , c’est vraiment le moins que l’on puisses dire… Le 21 mars 2006 , Pauline Marois remettait sa démission , en disant en conférence de presse que “pour faire le métier que l’on fait, ça demande de la passion, ça demande un engagement sans limite et je l’ai toujours fait. Et le coeur n’y était plus, la motivation n’était pas là . Et ce n’est pas faute d’avoir essayé”. Comment faire comfiance a une personne qui se retire puis revient comme cela nous faire des promesses? Désolé , je n’y crois pas. Je n’ai jamais aimé cette “sainte” femme et tant qu’a moi , elle n’aurait pas du revenir. Ce n’est pas le genre de personne qui pourra emmener le Québec a la souveraineté et qui pourra relancer un parti qui ne va nulle part. Le PQ a besoin d’un vent de fraicheur , non pas de bois mort.

Zig a écrit, le 17 mai 2007
“Le PQ a mal au ventre, pas à la tête.”… - c’est bien dit ça.