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Epicure Sans Pardon

Sans pardon

Lire un Chrystine Brouillet est toujours un plaisir agréable (pléonasme?), sauf qu’associer ces qualificatifs à un polar me semble plus gentil qu’il ne le faudrait et c’est d’ailleurs ce que je lui reproche. Tout d’abord je dois dire que j’adore la personne. Que cette épicurienne (hé, hé!) parle gastronomie, parfum, vin ou littérature, c’est toujours avec le même enthousiasme contagieux propre aux passionnés. J’imagine donc qu’il est normal que la lecture de ses polars soit associée à un moment agréable…

Sans Pardon fait partie de la série des Maud Graham, enquêteure basée à Québec que l’on retrouve régulièrement dans l’oeuvre de Chrystine Brouillet. J’ai suivi son cheminement dans la plupart des intrigues qui la mettent en vedette, ce qui augmente l’intérêt de la lecture. Comme avec le Wallender de Mankell ou le Théberge de Pelletier, on en vient à connaître leurs forces, leurs bibittes, leur vie personnelle, donc on s’y attache différemment qu’aux autres personnages de roman.

Malgré que ça se lise vite et bien, que l’intrigue soit passionnante et bien montée, il y a quelque chose qui accroche mais sur lequel je ne peux mettre le doigt. Je comprends que ce ne sont pas tous les lecteurs qui auront lu les bouquins précédents, mais j’ai un peu de misère avec les fréquents passages où l’on revient sur des événements qui s’y sont déroulés afin d’expliquer certains comportements ou situations. Exemple : Maud se trouve moche et a longtemps refusé les avances d’Alain mais elle vit maintenant une belle relation avec lui, ce depuis au moins quelques tomes. À plusieurs reprises, on évoquera donc le fait qu’elle est dont contente de lui avoir finalement cédé et qu’elle était dont malheureuse avant ça.

Bon, je grossis un peu les faits mais vous voyez ce que je veux dire. Ce type de redite se produit également dans le cadre de l’intrigue en cours. Cela est fait pour nous permettre de bien comprendre les intentions des protagonistes, mais elle en met peut-être juste un peu trop. Le lecteur est assez intelligent pour bien assimiler l’essence d’un personnage, sans que l’on ait besoin de revenir régulièrement sur ses motivations.

J’ai l’air sévère, mais ne gâchez pas votre plaisir. Chauvine comme pas une, j’adore me faire raconter une histoire quand le meurtrier habite à Beauport comme moi (un peu maso, hein?), que l’on y mange au Clocher Penché et que l’on y magasine sur la rue Maguire. Belle petite brique d’été à lire préférablement dans un hamac ou encore mieux étendu sur une couverture sur les Plaines d’Abraham!

Plogue téteuse : Merci encore pour ce cadeau Burp!

Écrit par Epicure le 25 avril 2006  |  Tags:

2 commentaires

Zig a écrit, le 25 avril 2006

Pas de rapport avec le billet, mais pour répondre à l’aparte…
(Est-ce que ça achève là, les séries?)

Non, les séries ne font que commencer ! MOOOUUUUAHAHAHAHA !

Trent a écrit, le 2 novembre 2006

Salut, moi je fais un article pour mon university
et je besoin d’information sur le peronnages
Alain Gagnon. Son apparance physique, comment
il reagie avec les autres,profile physcologique etc. je besoin ton aide!

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Burp