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Six Feet Under, saison IV

La géniale pièce “Lucky” de Radiohead, tirée du second volume de la trame sonore de Six Feet Under, retentit dans mes oreilles au moment où je réfléchis sur la quatrième saison de la série dont nous venons de terminer le visionnement. Morceau judicieusement choisi car on rit de moins en moins au fur et à mesure qu’évolue la série. Bien sûr, on n’a jamais eu affaire à une comédie mais faudra se retaper les deux premières saisons pour revivre les moments plus légers qui nous faisaient décrocher avec bonheur des moments plus “heavy”.
Dans cette quatrième année, les personnages composent avec leur malheur et leurs démons intérieurs, les obstacles se dressent à chaque tournant mais ne sont jamais complètement éliminés, jusqu’à ce que tout converge vers l’apothéose des 30 dernières minutes. Mon Dieu, quelle chute! On en sort à la fois secoué et injecté d’un rush d’adrénaline qui nous incite à se procurer la cinquième saison immédiatement. Mais calmons-nous.
Deux trucs m’ont cependant un peu énervé dans cette quatrième année :
- Alors que les auteurs ont misé sur le réalisme des situations et l’authenticité des émotions et des sentiments depuis le début, on nous sert quelques effets-chocs qui relèvent davantage de 24 que de Six Feet Under pour rehausser l’intensité dramatique. J’avoue que ça a fonctionné, mais ça ma agacé un peu de voir que la série a bifurqué un peu de sa ligne directrice.
- Je comprend que l’homosexualité est l’un des thèmes centraux (et forts) de la série, mais on appuie parfois très fort sur le crayon au point d’en devenir ridicule. Presque à chaque fois que David (l’homosexuel de la famille) rencontre un homme par hasard, la scène de cul entre les deux n’est pas très loin devant. Les personnages hétéros, quant à eux, ont pour la plupart déjà vécu un trip homosexuel. Dieu que ma vie est drabe! Il me semble qu’on était un peu plus subtil de ce côté lors des trois premières saisons.
(Avertissement : tout commentaire faisant référence à des propos homophobes de ma part sont les bienvenus, mais complètement inutiles. Sachez faire la part des choses, voulez-vous?)
Malgré tout, SFU reste très fort et se savoure sans peine. Mais après avoir ingurgité 25 épisodes sur six jours au cours des trois dernières semaines, un break s’impose. De toute façon, la cinquième saison n’est pas encore sortie en DVD…
…NOT!!
Burp a écrit, le 4 avril 2006
Martine, je suis 125% d’accord avec toi. Je fais exactement référence à ces deux épisodes quand je parle d’effets-choc. Ça détonne du reste de la série. Et effectivement, Nate dans le trou = boule dans la gorge!
LePolyiste a écrit, le 5 avril 2006
Je trouve que ce qui est arrivé à David est…moraliste on dirait. Comme si cet épisode avait été produit par la droite chrétienne dans le sens de ”vous voyez ce qui arrive aux homosexuels dévergondés qui pensent à baiser tout ce qui bouge”. Aussi, il me semble que la violence envers les gais était un thème qui avait déjà été abordé dans la série.
Et le meurtre de Lisa? un peu invraisemblable, cette histoire ne colle pas pour moi.
Malgré tout, moi et ma compagne avons aussi dévoré toute la série en six semaines à peu près et nous attendons que la 5e saison soit disponible au club vidéo local (elle n’était pas arrivée encore la semaine dernière) pour se la taper en trois jours.
Denissss a écrit, le 17 avril 2006
Oufffff…
Nous venons à peine de terminer la saison IV et effectivement j’ai bien hâte de voir la saison V mais en me disant que ce sera les 12 derniers épisodes mais bon faut pas étirer la sauce. Les moments forts pour moi dans cette saison sont , Nat qui creuse pour enterrer sa blonde dans le désert ayoye ça fesse solide… David enduit d’essence à la toute fin de son calvaire et le petit voyage en Idaho qui se termine sur une note où on ne s’en attend pas mais vraiment pas. Maintenant les déceptions. Claire prend trop de dope avec ses amis, chu pu capable. Elle m’était sympathique mais là il y a des limites. Que d’émotions que je pense prendre un congé maladie d’ici les 2 prochaines semaines pour me taper la saison 5.
Jusqu’à présent pour les 4 premières saisons je dirai que mon classement se lirait comme suit (Sur une note de 5):
Saison 1 :4
Saison 2 :3
Saison 3 :5
Saison 4 :4

Martine a écrit, le 4 avril 2006
(ATTENTION: Ne lisez pas ce commentaire si vous n’avez pas vu la 4ième saison de la série.)
J’ai couru vers la section télé de mon club vidéo samedi dernier. La 5ième saison de SFU y était mais les deux premiers DVDs étaient déjà partis! Arrrrgh! Faut croire que les banlieusards ne regardent pas que des films d’action ou des comédies romantiques! Je me suis rabattue sur des films italiens…
Alors que les critiques américains avaient été bouleversés par ce qui est arrivé à David dans la saison 4, j’ai trouvé que quelque chose sonnait faux dans toute cette histoire, sans pouvoir mettre le doigt dessus. Même chose avec la finale qui sort un peu de nulle part et dont cette série n’a pas besoin pour nous garder intéressés. J’aurai préféré que cette mort reste un mystère, comme elle le reste souvent dans la vraie vie…
Le moment le plus fort pour moi de la saison 4: Nate dans le trou, après avoir fini de creuser. Ouille. Ayoye. Ouch.