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Burp Sunshine

Sunshine

Danny Boyle est un réalisateur inclassable. Difficile de croire que Shallow Grave, Trainspotting, The Beach, 28 Days Later ont été fait par le même homme. Pour Sunshine, Boyle plonge à plein dans la science-fiction et j’ai été franchement impressionné.

L’histoire raconte le périple de sept scientifiques à bord d’un vaisseau en direction du soleil qui perd dangereusement de sa force. La mission consiste à déposer une charge explosive de la grosseur de l’île de Manhattan (n’oubliez pas, c’est de la science-fiction!) au centre de l’astre pour lui donner un second souffle et ainsi sauver la race humaine. Évidemment, tout ne se passe pas exactement comme prévu. L’histoire bénéficie de rebondissements aussi ingénieux qu’imprévus et est soutenue par une mise en image assez hallucinante. Boyle a privilégié une approche esthétique très publicitaire (montage nerveux, plans tordus, atmosphère glauque), ce qui n’est pas sans nous rappeler celle que Ridley Scott avait appliquée dans Alien il y a près de 30 ans. D’ailleurs, on pourrait tracer plus d’un parallèle avec le célèbre classique : outre la direction artistique, l’histoire du film bascule dans l’horreur pure vers les trois quarts de son déroulement, la tension est maintenue jusqu’à la toute fin et le groupe d’acteurs ne comprend pas de grosse vedette pour ne pas déterminer à l’avance qui survivront au dénouement.

Tout comme la plupart des films de S.-F., vous devez passer outre quelques invraisemblances pour apprécier totalement. Sinon, vous allez décrocher très rapidement et surtout, vous allez gâcher votre plaisir. Et du plaisir, il y en a à l’os dans Sunshine. Enfin, un thriller d’été agréable et efficace qui ne prend pas son auditoire pour des débiles légers.

Écrit par Burp le 29 juillet 2007  |  Tags:

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