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The Frequency, Benzos & Mute Math
Coudon vous étiez où ce soir? On était à peu près 50 au Pigeonnier. Peut ben croire qu’il faisait froid, que la météo s’annonçait poche et qu’il y avait des Cowboys fringants à quelques rues mais j’peux vous dire que vous avez manqué une maudite belle soirée de rock/pop pour grandes personnes.
Les Californiens de The Frequency ont bien ouvert le Festival avec leur rock aérien à haute teneur instrumentale, qui rappelait parfois Coldplay, parfois Air, parfois Pink Floyd. On a déjà vu pires références, n’est-ce pas? Première partie agréable, mais faudra écouter leur album pour se faire une meilleure idée car l’originalité ne semble pas être leur point fort.
Benzos a suivi et j’ai vraiment pogné d’quoi. Est-ce qu’une comparaison avec Radiohead est trop forte? Peut-être dans le son - très différent - mais pas dans l’attitude, alors que chaque musicien semblait triper dans son monde tout en respectant la cohésion de l’ensemble. Ça donne un rock complexe mais en même temps très accessible, avec de discrètes touches jazzées. J’espère que Benzos saura devenir beaucoup plus qu’une belle curiosité car le potentiel est définitivement là. À noter que leur nouvel album sort le mois prochain.
Mute Math jouit d’un excellent buzz ces temps-ci, au point qu’on lui a demandé de composer la pièce-titre du film The Transformers. J’ai moi-même embarqué dans son bandwagon la semaine dernière alors que son album s’est littéralement emparé de mon iPod. J’ai l’impression d’avoir vu un groupe différent ce soir. Sur disque, MM fait ce que l’on pourrait appeler du new rock un peu plus éclaté que la moyenne, avec des touches électro. En spectacle, il faut mettre “éclaté” en gras bien gras. Voir ç’te gang de déchaînés attaquer les pièces de l’album comme si c’était la dernière fois et les emmener dans de tout nouveaux territoires fut un pur plaisir pour les oreilles et les yeux et ce, malgré la voix fragile du chanteur. Heureusement, ce dernier a compensé avec sa belle énergie et un charisme certain.
En somme, je vois mal comment cette soirée ne devrait pas dèjà figurer parmi mes moments mémorables de la cuvée 2007. Elle nous a permis de découvrir trois très bonnes jeunes formations dont la musique n’a rien à voir avec le rock convenu des Simple Plan, Billy Talent et cie. Z’auriez dû y être, bande de frileux!
Demain je me tape Ozric Tentacles et Spock’s Beard dans le cadre du spectacle de rock progressif du FEQ 2007. J’avoue que ça fait quelques années que j’attend l’occasion d’entendre et voir du Ozric en spectacle. Voici un avant-goût si vous ne connaissez pas :

Charles Bolduc a écrit, le 6 juillet 2007
À moins d’un subit don d’ubiquité, je manquerai Ozric Tentacles (tu m’en reparleras, hein !)
La vie me garrochera plutôt du côté de Grimskunk, puis Room Eleven et The Puppini Sisters (ce qui, finalement, s’avère une juste répartition des effectifs) (si on faisait équipe, disons). Vivement dans les oreilles !