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Burp The Rule of Four

The Rule of Four

Z’êtes écoeurés d’entendre parler de Da Vinci Code? Vous ne pouvez passer une journée sans voir les cheveux longs de Tom Hanks en preview à la télé ou au cinéma, sans voir un nouveau livre du style “Les secrets de Da Vinci Code” ou “Le point G et Da Vinci Code”? Moi aussi. Si le film peut sortir qu’on en finisse.

Reste que ce phénomène littéraire a éveillé l’intérêt de la masse pour les polars dits “intellectuel”. The Rule of Four s’insère aisément dans cette catégorie. Oeuvre de deux gradués des universités Princeton et Harvard (on rit pu!), Ian Caldwell et Justin Thomason, le livre est sorti dans un relatif anonymat en 2004 mais fut ré-édité suite au succès débile de DVC.Tant mieux pour nous, car The Rule of Four surpasse largement le livre de Dan Brown en substance et en profondeur.

Le livre raconte la quête obsessionnelle de deux étudiants en fin de thèse de Princeton pour déchiffrer les mystères d’un livre rédigé en 1499 par un obscur auteur italien. En effet, le Hypnerotomachia Poliphili, texte romantico-initiatique d’apparence inoffensif, semble vouloir révéler beaucoup plus qu’il n’en paraît. Mais quelles sont les clés qui permettront cette révélation? Et jusqu’où Tom et Paul seront-ils prêts à se rendre pour percer ce secret?

The Rule of Four est parfois laborieux mais vaut largement les détours. Le degré d’érudition est assez élevé, de sorte que les amateurs d’Umberto Eco seront davantage servis que ceux de Stephen King, mais la satisfaction qu’on en retire au fil des chapitres plaira à un large éventail de lecteurs. Personnellement, j’ai été impressionné par l’imagination des deux auteurs. Bien que le Hypnerotomachia Poliphili soit un texte bien réel, les éléments fictifs brodés autour de sa démystification font de The Rule of Four un livre à la fois passionnant, divertissant et stimulant pour l’esprit.

Écrit par Burp le 13 mai 2006  |  Tags:

2 commentaires

Helga a écrit, le 13 mai 2006

Hé bien là je suis surprise. Je trouve aussi que l’histoire surpasse largement le livre de Dan Brown en substance mais pas en profondeur ni au niveau de l’écriture. J’ai dû me faire supplice pour lire le livre au complet. Mon mari n’a pas eu cette patience. Il a cessé de le lire vers la 70ième page.
J’ai trouvé que l’écriture laissait vraiment à désirer. Selon moi, ses auteurs ont passé à côté du chef d’œuvre littéraire. Du va et vient mal synchronisé, histoire d’amour superflue car sans conséquence avec l’histoire, personnages pas assez développé en ce qui concerne les profs. Il y avait beaucoup d’erreurs grammaticales et il était possible de voir venir la fin. Est-ce que le degré d’érudition était trop élevé pour moi? Je ne crois pas. Je lis Umberto Eco avec plus d’aisance de passion que j’ai pu lire La Règle de quatre. Peut-être que le livre est meilleur dans sa version originale. Peut-être que la piètre écriture n’est dû qu’à une mauvaise traduction. J’ose l’espérer.

Burp a écrit, le 13 mai 2006

J’ai lu le livre en version originale anglaise, donc je ne peux répondre sur la traduction. Je n’ai rien vu d’anormal d’un point de vue grammatical. Quant à l’histoire d’amour, elle ne m’a pas agaçée car elle a servi à donner du relief et aux personnages, chose que Dan Brown ne parvient jamais à faire, à mon avis. Je comprend ton amoureux d’avoir laissé le livre, c’est laborieux par moment mais avec un peu de patience on se voit récompensé. Enfin… je l’ai été!

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