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Burp U2 3D

U2 3D

Grâce à ma frangine et ses contacts, j’ai pu me farcir 85 minutes de U2 sur sept étages et trois dimensions ce soir, deux semaines avant le début de carrière de ce film sur les écrans IMAX de Québec. Ayant eu la chance de voir U2 cinq fois en spectacle depuis 20 ans, dont les hallucinants concerts "Zoo TV" et "Elevation", je ne m’attendais pas à ce que le film rivalise d’intensité avec les moments irréels que le groupe m’a fait vivre live , mais après avoir entendu les critiques dithyrambiques des médias qui avaient vu le film quelques jours auparavant, tous les espoirs étaient permis.

Le film s’ouvre sur un plan d’ensemble de la foule un peu avant le début du spectacle. Ayoye! est à peu près la seule chose que vous parviendrez à dire tellement c’est saisissant. Puis la caméra survole la batterie de Larry Mullen. Premier effet 3D réussi. Le concert commence et là, première déception : la première chanson du film n’est pas la première chanson du show, ce qui fait qu’on n’assiste pas au moment si exaltant des lumières qui ferment et de l’entrée en matière de l’hôte de la soirée. Quel drôle de choix! Moi, ça m’a plutôt déstabilisé.

Le réalisateur a choisi pour ce film de nous montrer U2 comme on le voit rarement: de près! La grosse caméra IMAX se colle aux quatre membres et se permet parfois des plans de foule pour nous rappeler que U2 joue dans un stade de foot et non un cinéma de Québec. Quant au 3D, Bono "sort" de l’écran pour nous chanter à l’oreille, Adam Clayton balance le manche de sa basse tout juste devant notre nez, on a presque envie de frapper de notre main la cymbale de Larry Mullen qui repose sur le banc d’en avant; bref, les effets sont bien réussis et jouent un rôle somme toute important dans l’efficacité de l’ensemble.

Parmi les moments forts, je retiendrai l’intro émouvant de "One", la non moins émouvante "Sometimes You Can’t Make It on Your Own", la funky "The Fly" et l’éternelle "Where The Streets Have No Name" avec ses 60 000 paires de bras levés au ciel.

Je dirais en terminant que U2 3D sera davantage apprécié par le fan qui n’a jamais vu le groupe en spectacle. Si vous êtes du nombre, vous allez tripper fort. Pour ma part, j’estime que le show n’arrive pas à la cheville "Zoo TV" et "Elevation" (et leur document vidéo) et je n’ai pu éviter les comparaisons au fil du visionnement. Mais ça reste du U2. Ça veut dire que vous allez taper du pied et chanter comme un demeuré pendant 85 minutes. C’est toujours ben ça!

Écrit par Burp le 23 avril 2008  |  Tags: , ,

4 commentaires

Sephira a écrit, le 24 avril 2008

Excellents commentaires p’tit frère! Et comme je n’ai pas vu de show live de U2, je peux te dire que j’ai tripé fort. Ma gang du bureau chantonne encore quelque “tune” ce matin. Voir Bono de si près (yé ti cute!) et toutes les expressions de son visage est une expérience en soi. J’iame bien faire ma groupie ce matin. A+

Photosmax a écrit, le 24 avril 2008

J’y vais ce soir… très très hâte !

Pierre-Luc C. a écrit, le 24 avril 2008

Je n’ai pas vraiment d’intérêt pour U2.. je dois avoué que je ne connais même pas leur musique.. mais je suis très attiré par le 3D de la chose.. c’est réussi? Ça fait pas un peu lourd 1h30? C’est pas comme un long Volcanozor à La Ronde?

Burp a écrit, le 25 avril 2008

@ Pierre-Luc: le 3D est bien réussi mais n’arrive pas près de Beowulf au niveau de l’intégration des effets. Et non, 1h30 ce n’est pas lourd. C’est même trop court car on a malheureusement coupé plusieurs chansons au montage.

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