Vues sur l'actualité et la scène culturelle
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U2 au Centre Bell

Nous nous sommes procuré les billets pour le passage de U2 à Montréal le 19 mars dernier. Enfin… pas nous mais notre ami Denisss pour qui nous sommes redevables jusqu’à la mort! Reste qu’entre cet achat et notre arrivée au Centre Bell hier soir, selon les dernières données démographiques, 51 838 québécois ont vu le jour et 38 634 ont décédé. Une saison complète a passé. Une trentaine d’équipes de baseball a eu le temps de jouer 162 matchs chacun avant de retourner sur les terrains de golf. Autrement dit, l’attente fut ridicule.
Mais tout ça ne comptait plus dès notre entrée dans l’enceinte des pousseux d’puck. Car assister à un concert de U2 dépasse largement la dimension d’un simple spectacle de rock. On a affaire à un véritable événement religieux où 20 000 personnes de tous âges (fallait entendre le ti-cul de 10 ans derrière moi chanter toutes les paroles des chansons!) viennent manifester leur amour pour le plus grand groupe de la planète. J’avoue que How to Dismantle an Atomic Bomb m’a beaucoup déçu car on sent que U2 n’expérimente plus autant qu’avant, qu’il se contente de pondre son lot de pop convenue sans grand souci de repousser davantage ses limites. Enfin… je tenais à y être quand même hier soir car il est impossible d’assister à un concert de U2 et d’en ressortir indifférent.
“Oh you look so beautiful tonight…” chante Bono sur City of Blinding Lights, qui ouvre le spectacle. On imagine très bien en effet le point de vue du chanteur devant 20 000 personnes sautillant, mains au ciel et criant à gorge déployée chacune des paroles. Le dispositif scénique ressemble beaucoup à celui utilisé pour la tournée Elevation : petite scène prolongée d’un “catwalk” circulaire qui permet aux musiciens de se rendre au milieu du parterre et de se rapprocher d’un maximum de fans. D’ailleurs, s’il y a une constante à établir de tous les spectacles de U2, c’est la proximité. On ne se sent jamais bien loin du groupe, que l’on soit collé sur la scène ou à quelques centaines de mètres. Le charisme de Bono y est pour beaucoup. Même s’il bouge moins qu’auparavant, que sa voix ne tient pas toujours le coup, la foule est littéralement à ses pieds. Et franchement, il est difficile d’y résister. Le gars n’est pas très fort dans la boulechite et quand il dit qu’il n’oubliera pas son passage à Montréal, on le croit sur parole. Il a également ponctué les chansons de plusieurs interventions à caractère humanitaire, comme on s’y attendait. La réponse fut extrêmement favorable, mais combien ont suivi la parole par le geste?
U2 alternera pendant plus de deux heures entre les hits habituels (With or Without You, I Still Haven’t Found…, Sunday Bloody Sunday, Beautiful Day, etc.) et sept chansons du dernier album, en plus de servir quelques surprises, dont The Electric Co. de l’album Boy, que je n’avais jamais entendue en spectacle. Les trois chansons d’ouverture furent magistrales : Vertigo et Elevation ont suivi City… dans un délire d’énergie hallucinant. On était déjà tout trempe après trois chansons! Comme c’est la coutume, on a eu droit à des moments forts et très prenants, comme la superbe Miss Sarajevo, alors que Bono a assuré avec brio les passages de Pavarotti! La pièce s’est terminée avec l’affichage sur écran géant du texte de la déclaration universelle des droits de l’homme. Et comment ne pas parler de Where the Streets Have No Name, qui représente encore et toujours LE moment du spectacle, alors que 20 000 voix s’appliquent à enterrer le pauvre Bono qui semble dépassé par ce qu’il voit et entend.
Le groupe termine le show sur 40, alors que chaque membre quitte la scène un à un sur les “How long to sing this song” de la foule. À la sortie du Centre Bell, on était vidé. Plus de voix, écrasé par la chaleur, l’émotion, l’intensité. U2 nous avait encore conquis.
Arcade Fire
Le groupe de Montréal a vécu une année irréelle. Constamment encensé par la critique et ses pairs, le groupe terminait l’année en beauté à la maison devant une foule inhabituellement nombreuse pour un groupe de première partie. Et ç’en fut toute une! Arcade Fire a soulevé la foule par son énergie communicative et la force de ses mélodies, au point où un rappel n’aurait vraiment pas été déplacé. Visiblement fan, Bono les a invité en rappel pour chanter avec lui une version (plus ou moins ratée) de Love Will Tear Us Apart de Joy Division. J’ai vraiment découvert Arcade Fire avec ce spectacle, et je suis bien décidé à remettre leur album dans ma playlist.
ZiG a écrit, le 29 novembre 2005
Mes maudits chanceux vous autres… je ne sais pas ce que j’aurais donné pour voir la tuque à The Edge live !!!! Merci pour la photo !
Michael Carpentier a écrit, le 29 novembre 2005
Je suis même pas jaloux.
Il y avait d’excellentes reprises du mini-putt hier au 24. Les quarts de finale du championnat régional Québec-Est 1998 mettant en vedettes Suzanne et André Buis.
Mais euh… si jamais y’a des billets libres pour le prochain passage à Montréal (dans 5 ans j’imagine), je suis preneur, même si c’est 2 ans à l’avance! J’ai quand même usé ma vieille cassette de Joshua Tree jusqu’à ce qu’elle ne fonctionne plus en jouant à D&D dans mon adolescence moi aussi!
Denisss a écrit, le 29 novembre 2005
Salut à toi cher Burp!
Je ne suis pas en mesure après ton brillant résumé de rajouter quelque chose, sauf que j’ai effectivement trippé à fond la caisse en ta compagnie et désolé encore de t’avoir ramassé par le cou pendant les premières notes de Where the st… d’ailleurs mes deux comparses de gauche ne se sont pas rendu compte elles aussi que j’avais pratiqué une chaleureuse accolade sur elles. Burp peux-tu m’expliquer, je n’ai pas bien compris car elles scandaient généreusement «Les bananes en premier !!!»)
Étant donné que j’ai eu la chance de nous procurer quelques billets pour cette généreuse soirée, je pense renouveller cette expérience pour la prochaine tournée et ce quitte à obtenir un prêt avec Desjardins avec remboursement en 36 versements pour être présent à cet événement.
Pour Michael, je garde ton nom dans ma liste et si l’occasion de présente je te refilerai un billet à un tarif des plus amical.
It was a beautiful day friends !!!!
cfd a écrit, le 29 novembre 2005
Michael, t’es tellement typique années 80 que ça m’étonne toujours qu’on se soit pas croisé avant… :)
jof a écrit, le 30 novembre 2005
Wow, quel beau résumé burp!
Depuis lundi soir, il suffit qu’on me demande: “pis, le show de U2, c’était comment?” Et voila, je suis partis….Je m’énerve, je commence à avoir chaud… je m’époumone à essayer d’imiter les cris et les applaudissements de la foule. Je gesticule pour essayer d’imiter les rideaux de lumières, je tourne en rond pour essayer de décrire la scène, j’ai le cerveau qui s’embrouille à énumérer le playlist de la soirée. Je vois bien dans leurs regards qui ne comprennent pas bien ce que je leur décris… je remets ça, je recommence avec encore plus d’énergie… pour finalement capituler, essoufflé et tout trempe, et leur dire… “Il fallait vraiment être là !”
Grâce à Denisss, et accompagné d’une joyeuse bande de trippeux, j’ai vécu THE U2 SHOW!!! Wow, quelle expérience. Malgré une petite, mais vraiment petite, déception sur la performance vocale de Bono (sauf pour Miss Sarajevo) j’ai passé une soirée extraordinaire. J’ai eu mon “One” pis mon “Mysterious Ways” sans oublier les gros hits de U2 que j’entendais live pour la première fois, il fallait que je me dise que je n’avais pas fait un retour dans les années 80 et que je n’écoutais mes vieilles cassettes ou que je n’étais pas dans un bar après un party de cégep pis que je dansais avec le mur sur With or Without you.
Bref, merci dennisss, merci U2! Je m’en souviendrai longtemps
p.s. y’a une rumeur qui court par ici…on dit que U2 reviendrait a Montréal pour finir sa tournée nord américaine…en avez-vous entendu parler?
p.s.2 vraiment super votre site
Epicure a écrit, le 30 novembre 2005
Jof, ça me rassure de voir que je n’étais pas la seule à danser avec le mur! Moi c’était sur «Diamond Mine» de Blue Rodeo. Un peu moins «jet-set»… ;-)
bonus a écrit, le 30 novembre 2005
Chapeau pour ton résumé burp! ya vraiment rien à ajouter… C’est un concert j’me rappelerai toute ma vie.
Melanie a écrit, le 15 février 2006
Tout d’abord j’ai trouvé le spectacle formidable, c’est un de mes meillleurs puis ça serait hot qu’ils reviennent. Enfin je voulais savoir c’était quoi le titre qu’ils ont joué, la derniere chanson aracade fire avec u2 ????????????????
Epicure a écrit, le 16 février 2006
Le duo Arcade Fire/U2 c’était : Love Will Tear Us Apart de Joy Division.
Melanie a écrit, le 16 février 2006
Merci beaucoup pour le titre

Crips a écrit, le 29 novembre 2005
Ouf, je te lis cher Burp et je recommence à avoir chaud! La guitare de The Edge m’ayant grincé dans les oreilles toute la nuit (je suis d’ailleurs encore sourde) j’ai peine à me remettre de mes émotions d’hier soir et j’aurais encore le goût de crier hystériquement….ELEVATION… avec toi Burp!! On dira ce qu’on voudra mais un show de U2, ça fait la job (comme dirait un certain Bloody pour ceux qui le connaissent). Le charisme de Bono est si efficace qu’en plein coeur du spectacle, tu as presque le goût de t’engager à plein dans la lutte pour la défense des droits humains. L’interprétation de Miss Sarajevo m’a beaucoup émue et Where the streets have no name m’a littéralement rendue sourde, la foule étant en délire et mes amis complètement déchaînés! Ça y est, là j’ai vraiment chaud, je dois retourner prendre une douche. Je crois que j’ai vraiment trippé hier soir!