Vues sur l'actualité et la scène culturelle
De Québec, du Québec et d'ailleurs.
Y a des coups de pied au c** qui se perdent
Confidence : je suis fine. Le genre de fine qui reste toujours polie, ne fait jamais d’esclandre en public, qui excuse l’impolitesse des autres en se disant «il ne doit pas avoir eu une bonne journée aujourd’hui». Finalement je me ramasse des fois en ayant l’impression que je me suis fait niaiser et que j’aurais été aussi bien de soit fermer ma gueule ou bien dire ma façon de penser. Mais… Comme je suis «fine», je ronge mon frein et continue de me plaindre du manque de savoir-vivre ambiant.
Ce qui me rend si philosophe? Un banal épisode de jeune de dépanneur qui n’a pas fini son secondaire 4 et qui n’a donc pas encore appris à utiliser le vocabulaire de base comme «b-o-n-j-o-u-r» ou «m-e-r-c-i». Ce matin j’arrête chercher ma Presse avant de prendre le bus, et je remarque par son épaisseur (de la Presse pas du bus) que tous les cahiers du samedi qui sont imprimés d’avance ont été malencontreusement glissés dans l’édition d’aujourd’hui.
C’est là que la «fine» s’est manifestée. Après mon «Bonjour» (sans réponse faut-il le préciser), j’indique au jeune veau (terme rarement utilisé par la «fine») qui tient la caisse, l’erreur qui a été commise en ajoutant qu’ils risquent d’avoir des questions de leurs clients du lendemain si ces derniers achètent une Presse incomplète.
Devinez ce qui s’est passé ensuite. La superviseure de 18 ans qui a tout entendu lui a demandé d’aller chercher les cahiers déliquants dans le présentoir quand il en aura terminé avec ma transaction, pendant que ce dernier retirait les cahiers de ma copie et me remettait mon change. Tout ça, sans qu’un seul mot ne soit sortie de la bouche du veau en question! La superviseure pas mieux que lui ne m’a même pas regardé! WÔ LÀ! Je ne demande pas à ce que l’on m’érige une statut en face du dépanneur, mais quand même! J’avais juste le goût de leur dire «Mangez donc un char de m****!», vous pourriez au moins me remercier de l’information. Je rappelle que malgré mon «Bonjour» et de mon blah-blah pour expliquer mon histoire, AUCUNE PAROLE ne m’a été adressée. Rassurez-vous, malgré cette affront la «fine» est restée «fine», pis la tarte a va continuer à dire «Bonjour» et «Merci» quand elle retournera au dépanneur.
Helga a écrit, le 12 août 2006
Hé bien! Je te dis bonjour et…..(silence)…..pour les niochons du dépanneur.
René a écrit, le 12 août 2006
Encore un bel exemple de manque de savoir-vivre. Ça se perd de plus en plus et moi aussi, ça m’enrage.
(Je refais surface, désolé de ne pas être venu plus souvent, ces derniers temps.)
Marie-Dalie a écrit, le 14 août 2006
Hé la la !
Quelle époque quelle époque…
Une chance que ma mère m’élève bien ! :p
Julie Sisque a écrit, le 14 août 2006
Bonjour
Je veux bien comprendre votre frustration face aux impolitesses de ces grossiers personnages. Je considère toutefois qu’il n’est pas nécessaire de mépriser les gens comme moi ayant peu de scolarité.
Je pense sincèrement que la politesse n’est pas qu’une question d’éducation.
Bonne soirée
Julie Sisque
Epicure a écrit, le 14 août 2006
Effectivement Julie, je suis d’accord moi aussi avec l’équation qui dit que la politesse n’est surtout pas une question de scolarité. Toutefois, je considère que l’éducation que l’on reçoit a certainement de l’impact sur notre notion du respect et la façon dont on traite les autres.
Je ne voulais blesser personne avec mes propos, simplement viser une certaine partie de la population adolescente/jeune adulte qui travaille avec le public, mais qui ne semble pas connaître les notions de base de la politesse comme saluer ou remercier les gens. Loin de moi était l’idée de viser le niveau de scolarité de qui que ce soit, désolée pour la confusion.

Missmckenzie a écrit, le 11 août 2006
Il me semble que je changerais de dépanneur!