Vues sur l'actualité et la scène culturelle
De Québec, du Québec et d'ailleurs.
ZZ Top
“Rock’n'roll night” sur les Plaines hier soir, pour la visite des barbus texans à Québec. À prime abord pour moi, il s’agissait plus d’un happening socio-anthropo-événementiel que d’un trip musical! En effet, malgré que l’on possède un Greatest Hits paru en 1992, je ne peux pas dire que ZZ Top tourne en très grande rotation chez-nous. C’était sans doute aussi le cas pour la plupart des quelques 75 000 autres amis qui s’étaient donnés rendez-vous sur les Plaines.
Le Soleil titre ce matin “Les pépés rockeurs“, et on ne peut qu’acquiescer à cette affirmation. Après 35 ans de galères, ils ne s’enfargent pas dans les fleurs du tapis et viennent simplement “faire leur shift”. Quand ton plus gros hit (Legs) date de 1983, tu te doutes bien que la foule n’est pas venue pour entendre des extraits de ton plus récent album! Dès les premiers accords, un sourire s’accroche à notre visage et on n’a pas le choix de se mettre à taper du pied. Tout le monde est content, le look est fidèle à nos souvenirs : lunettes noires, timides stepettes quasi synchronisées, et légendaires barbes qui semblent presque fausses tellement elles évoquent un certain Ti-Mé Paré…
Après une heure de pièces pratiquement toutes inconnues à mes oreilles, entrecoupées de quelques bribes adressées à la foule et de très multiples effluves plus que suspectes à mes narines, ils ont sorti l’artillerie lourde : Gimme All Your Lovin’, Sharp Dressed Man, Legs. D’un seul bond, les 75 000 amis subjugués se mirent alors à se brasser le popotin à qui mieux mieux les bras au ciel. Puis, on a soudain droit à une brève pause avant le rappel, le temps de remplacer les costards rouges par les noirs puis on enfile en bloc : Jailhouse Rock (???), La Grange et un Tush bien senti (le meilleur moment à mon avis).
À peine les derniers applaudissements terminés, Bing Bang c’est fini. La foule est toujours en liesse, mais plus de lumières sur scène, le disque du festival joue déjà , et nos barbus sont passés à autres choses. Pas de “Salou Kwébek!“, merci bonsoir, ils sont partis. Brusque retour à la réalité suite au délire des secondes précédentes, mais le “shift” est fini. On a eu droit à un job honnête, la marchandise a été livrée.
Mention d’honneur aux écrans géants. Mon toujours tout aussi frêle 5′2” n’aurait rien vu sans eux.
